vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2109383 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | SELARL MINIER-MAUGENDRE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 22 septembre 2020, Mme C A, représentée par Me Lacroix, a saisi le tribunal administratif de Montreuil des difficultés qu'elle rencontre pour obtenir l'exécution du jugement n° 1804878 rendu le 1er octobre 2019 par cette juridiction.
Par une ordonnance du 12 juillet 2021, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n° 1804878.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2021, Mme A, représentée par
Me Lacroix, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au département de la Seine-Saint-Denis de requalifier les décisions d'engagement de Mme A en qualité de vacataire pour la période comprise entre les mois de janvier 2004 et 2017 en décisions d'engagement d'un agent public non-titulaire, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) d'enjoindre au département de la Seine-Saint-Denis d'attribuer à Mme A un régime indemnitaire fixé en fonction de son emploi en référence à un indice brut et à un cadre d'emploi comprenant une indemnité de résidence, le cas échéant le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités délivrées par le département de la Seine-Saint-Denis aux agents contractuels, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au département de la Seine-Saint-Denis de reconstituer la carrière de
Mme A, dans un délai de 15 jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 jours par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de verser à Mme A la somme, à parfaire, de 30 764,96 euros, dont le calcul exclut la reconstitution des droits sociaux et des droits à pension ;
4°) de mettre à la charge du département de la Seine-Saint-Denis le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 30 septembre 2022, Mme A déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 octobre 2022, le département de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur la requête ou, à tout le moins, au rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Il fait valoir que le jugement a été intégralement exécuté dès lors qu'un contrat à durée indéterminée a été signé par Mme A le 11 juillet 2022, qu'elle perçoit un traitement afférent à l'indice brut 382 du grade d'adjoint territorial d'animation, un régime indemnitaire, une prime départementale et une indemnité de résidence, et que la reconstitution de sa carrière sur le plan financier a été réalisée de manière rétroactive sur sa fiche de paie d'août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1°) Donner acte des désistements () ".
2. Par un courrier enregistré le 30 septembre 2022, Mme A déclare se désister purement et simplement de sa requête. Par suite, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au département de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 31 mars 2023.
La présidente de la 4ème chambre,
M. B
La République mande et ordonne et au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026