jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2109528 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | DA COSTA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 juillet 2021, M. C A, représenté par Me Da Costa, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; à défaut, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1919 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour alors qu'il relève des critères d'octroi de plein-droit d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des critères d'octroi d'un titre du fait de l'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant étranger comme le prévoit l'article L. 313-14 de ce code ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie d'exception ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 15 juillet 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 17 septembre 2021 à midi.
Un mémoire a été produit le 2 avril 2023, par le requérant, postérieurement à la clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 3 mai 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant chinois né le 10 avril 1962, a demandé le
11 décembre 2019 son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 19 novembre 2020 dont il demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus de séjour vise l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable, et analyse la situation du requérant au regard de ces dispositions en estimant qu'il n'allègue aucun motif exceptionnel ou humanitaire pour qu'il puisse prétendre à son bénéfice. Elle comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est donc suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, le requérant, qui indique avoir demandé une carte de séjour temporaire au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, n'établit pas avoir demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le préfet n'a pas examiné d'office la situation de l'intéressé au regard de ces dispositions. Il ne peut donc utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
5. S'il est constant que M. A est marié le 11 mai 2004 à une ressortissante de nationalité chinoise titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 3 mai 2022 et que la décision en litige indique que ses frères sont également présents en France, le requérant n'a pas versé, avant la clôture de l'instruction, suffisamment de pièces au dossier de nature à établir sa communauté de vie avec son épouse, contestée par le préfet, en fournissant seulement un avis d'impôt établi en 2020 sur les revenus de 2019 aux deux noms et une facture de gaz du 16 octobre 2020 aux deux noms également. En outre, le requérant soutient sans l'établir par des pièces versées au dossier avant la clôture de l'instruction résider en France depuis le
30 juin 2009, alors que le préfet conteste également la réalité de la date de son entrée en France. Le requérant ne justifie par ailleurs par les pièces versées avant la clôture d'instruction d'aucune insertion professionnelle. Dans ces conditions, la décision portant refus de séjour en litige n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi et n'a pas méconnu les stipulations précitées au point 4. Le moyen tiré de leur méconnaissance doit, par suite, être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".
7. Pour les mêmes motifs que ceux précédemment développés au point 5, le requérant ne justifie d'aucune motif exceptionnel ou considération humanitaire. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées au point 6 doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision portant refus de séjour n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
8. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant refus de séjour.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 312-2 de ce code, alors applicable : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 () ".
10. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le requérant ne justifie pas, par les pièces versées au dossier avant la clôture de l'instruction, résider en France habituellement depuis plus de dix ans à la date du refus de titre de séjour litigieux et n'est donc pas fondé à soutenir que la commission du titre de séjour aurait dû être consultée en application des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par ailleurs, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce qu'il devrait se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour soutenir que la commission du titre de séjour aurait dû être préalablement saisie. En outre, il résulte également de ce qui a précédemment été dit au point 5 que le requérant n'est pas fondé à soutenir que dès lors qu'il devrait se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7°) de l'article L. 313-11 de ce code, sur le fondement duquel il n'a d'ailleurs pas demandé la délivrance d'un titre de séjour, la commission du titre de séjour aurait dû être saisie. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit être écarté dans toutes ses branches.
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
11. En premier lieu, le requérant ne démontre pas l'illégalité de la décision portant refus de séjour et n'est donc pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre serait illégale par voie d'exception.
12. En deuxième lieu, la décision en litige vise l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'avait pas, en fait, à faire l'objet d'une motivation distincte de celle portant refus de séjour, laquelle est, ainsi qu'il a été dit au point 2, suffisamment motivée à cet égard. La mesure d'éloignement en litige satisfait ainsi à l'exigence de motivation prévue à l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur.
13. En troisième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la circonstance qu'il devrait se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français.
14. Par ailleurs, lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Cependant, eu égard à ce qui a été précédemment dit au point 5 du présent jugement, le requérant n'établit pas qu'il devrait se voir attribuer de plein droit un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
15. En quatrième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 5.
16. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. En premier lieu, le requérant ne démontre pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et n'est donc pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi serait illégale par voie d'exception.
18. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de renvoi vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, indique la nationalité du requérant et précise qu'il n'établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine ou tout autre pays où il est effectivement admissible. La décision fixant le pays de destination est donc suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
19. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant le pays dont l'intéressé a la nationalité ou celui qui lui a délivré un document de voyage en cours de validité, ou tout autre pays dans lequel il établit être légalement admissible, le préfet aurait entaché sa décision fixant le pays à destination duquel l'intéressé sera éloigné d'office d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
20. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " III. ' L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour () / Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence du cas prévu au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français () / La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
21. En premier lieu, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français vise l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que l'intéressé a fait l'objet de deux mesures d'éloignement le 1er mars 2011, notifiée le 4 mars 2011, par le préfet de police de Paris, puis le 16 janvier 2017, notifiée le 23 janvier suivant, par le préfet de la Seine-Saint-Denis, indique que l'examen d'ensemble de la situation de l'intéressé a été effectué relativement à la durée de l'interdiction de retour et que compte tenu des circonstances propres au cas d'espèce, la durée de l'interdiction de deux ans ne porte pas une atteinte disproportionnée de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale. Elle satisfait donc à l'exigence de motivation prévue par l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit, par suite, être écarté.
22. En second lieu, en se prévalant sans l'établir de sa durée de présence en France et de la seule circonstance qu'il est marié à une compatriote en situation régulière, sans critiquer utilement les motifs sur lesquels le préfet s'est fondé et notamment contester qu'il a déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement qui n'ont pas fait l'objet de recours, le requérant ne démontre pas que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaîtrait les dispositions précitées au point 20 du présent jugement.
23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
24. Le présent jugement, lequel rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
25. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par le requérant doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Da Costa et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gauchard, président,
Mme Caron-Lecoq, première conseillère,
M. Breuille, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
Le rapporteur,
L. B
Le président,
L. Gauchard La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026