jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2110291 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | OLLEON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2021, et des mémoires, enregistrés le 22 avril 2022 et le 24 juin 2022, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) A Locomotive Pool Structure 1, représentée par Me Olléon, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale à l'impôt sur les sociétés mises à charge au titre de l'exercice 2016 pour un montant global de 9 839 406 euros ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle était contractuellement tenue de verser à la société SNCF Mobilités des indemnités de remboursement anticipé suite au remboursement des quatorze contrats de prêts à taux fixe ;
- le paiement des indemnités de remboursement anticipé ne constitue pas, en tout état de cause, un acte anormal de gestion, et s'inscrit dans sa stratégie dans le cadre du projet " Ceres " et de l'ouverture du capital de sa société mère, Akiem Holding, à la SARL Eurotraction ;
- à défaut d'avoir utilisé la procédure d'abus de droit prévue à l'article L. 64 du livre des procédures fiscales pour écarter le courrier du 16 juin 2016 par lequel elle a informé la société SNCF Mobilités de sa volonté de procéder au remboursement anticipé des emprunts à taux fixe, l'administration a commis un abus de droit " rampant ".
Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 février 2022 et le 8 juin 2022, le directeur chargé de la direction des vérifications nationales et internationales conclut au rejet de la requête, soutenant que les moyens qu'elle comporte ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 5 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 avril 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. David, conseiller ;
- les conclusions de M. Iss, rapporteur public ;
- et les observations de Me Olléon, pour la SASU A Locomotive Pool Structure 1.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) A Locomotive Pool Structure 1, qui est spécialisée dans le secteur de la location de locomotives, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période comprise entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016. A la suite de ce contrôle, les services de la direction des vérifications nationales et internationales ont notamment rejeté la déduction, en tant que charges, de son résultat fiscal imposable à l'impôt sur les sociétés, au titre de l'exercice clos en 2016, des indemnités de remboursement anticipé de prêts versées par la société à la société SNCF Mobilités, pour un montant total de 38 387 127 euros, au motif que ces dépenses étaient constitutives d'un acte anormal de gestion. En conséquence, l'administration a mis à la charge de l'intéressée des cotisations supplémentaires à l'impôt sur les sociétés et à la contribution sociale à l'impôt sur les sociétés, au titre de l'exercice clos en 2016, pour un montant total de 9 839 406 euros. Après vaine réclamation préalable, la SASU A Locomotive Pool Structure 1 demande au tribunal de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de ces suppléments d'impositions.
Sur les conclusions à fin de décharge :
2. En vertu des dispositions combinées des articles 39 et 209 du code général des impôts, le bénéfice imposable à l'impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l'entreprise, à l'exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion normale. Constitue un acte anormal de gestion l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt. Lorsque l'administration, qui n'a pas à se prononcer sur l'opportunité des choix de gestion opérés par une entreprise, soutient qu'une opération constitue un acte anormal de gestion, elle doit être regardée comme apportant la preuve du caractère anormal de l'acte si le contribuable ne justifie pas que l'appauvrissement qui est en résulté a été décidé dans l'intérêt de l'entreprise.
3. Il résulte de l'instruction que la SASU A Locomotive Pool Structure 1 est une société détenue par la société Akiem, elle-même détenue par la société SNCF Mobilités, membre du groupe SNCF, au travers de la holding Ermewa. La SASU Akiem avait été créée en 2008 par le groupe SNCF dans la perspective de l'ouverture européenne à la concurrence du transport ferroviaire de fret. A cette fin, le groupe SNCF a transféré à la SASU Akiem de nombreuses locomotives non utilisées afin que la SASU Akiem les mette en location. Le transfert de matériel roulant ferroviaire a été assorti, d'une part, de la conclusion de seize contrats de prêt entre la société SNCF Mobilités et la SASU Akiem, quatorze à taux fixe et deux à taux variable, pour un montant global de 463,9 millions d'euros, et d'autre part, de la signature de quatre conventions de trésorerie entre la SASU Akiem et la société SNCF Participations. En 2014, en vue de dynamiser son activité de location de matériel roulant de fret ferroviaire et de préparer l'ouverture du capital de la SASU Akiem, le groupe SNCF a lancé le plan " Cérès ". En exécution de ce plan, la SASU Akiem a été transformée en une holding Akiem, devenant l'actionnaire unique de la SASU A Locomotive Pool Structure 1, nouvelle société à laquelle ont été transférées les locomotives qui étaient auparavant détenues par la SASU Akiem, mais également les seize contrats de prêt qui avaient été signés avec SNCF Mobilités et les quatre conventions de trésorerie conclues avec SNCF Participations. A également été créée, en 2014, une nouvelle société par actions simplifiée (SAS) Akiem, filiale détenue en totalité par la holding Akiem et prenant en charge le fonds de commerce de la location des locomotives. Le 5 février 2016, la moitié de la holding Akiem, qui était jusque-là détenue en totalité par la holding Ermewa, a été cédée à la société à responsabilité limitée (SARL) Eurotraction, société de droit luxembourgeois membre du groupe Deutsche Bank, le Share Purchase Agreement (contrat d'achat d'actions), conclu le 5 février 2016 entre la holding Ermewa et la SARL Eurotraction, stipulant, en son article 6.2, que la dette souscrite auprès de SNCF Mobilités devait être intégralement remboursée dans le cadre de l'entrée d'Eurotraction au capital de la holding Akiem.
En ce qui concerne le paiement d'indemnités de remboursement anticipé par la SASU A Locomotive Pool Structure 1 à la société SNCF Mobilités :
4. Pour justifier du redressement entrepris, l'administration fiscale a considéré que la décision de rembourser par anticipation les prêts à taux fixe souscrits auprès la société SNCF Mobilités par la SASU Akiem, et par la suite transférés à la SASU A Locomotive Pool Structure 1, avait été prise par le groupe SNCF, et non par la société requérante. A cet égard, le service a notamment relevé que l'article 3, et notamment ses alinéas 3 et 4, des quatorze contrats de prêts de moyen terme conclus entre SNCF Mobilités et la SASU Akiem entre juin 2010 et juillet 2015 stipulait que les indemnités de remboursement anticipé ne devaient être versées par l'emprunteur au prêteur que dans le cas où la décision de procéder au remboursement par anticipation était prise l'emprunteur. Estimant que la décision de rembourser les prêts à taux fixe devait être regardée comme ayant été adoptée par le groupe SNCF, dans le cadre de sa stratégie de développement et d'ouverture du capital d'Akiem, et ne pouvait être imputée à la société requérante, l'administration en a déduit que le versement par la SASU A Locomotive Pool Structure 1 d'indemnités de remboursement anticipé à la société SNCF Mobilités constituait un acte anormal de gestion et a, pour ce motif, rejeté la déduction des indemnités de remboursement anticipé ainsi versées la requérante de son résultat fiscal imposable à l'impôt sur les sociétés.
5. Toutefois, il résulte de l'instruction, et en particulier du relevé de décisions de l'associé unique de la SASU A Locomotive Pool Structure 1 du 4 février 2016 que le choix, indiqué au point (vi) du rapport, de procéder au remboursement de l'intégralité contrats à taux fixes souscrits auprès de la société SNCF Mobilités a bien été adoptée par la SASU A Locomotive Pool Structure 1. Par la suite, la SASU A Locomotive Pool Structure 1 a informé, par un courrier du 16 juin 2016 adressé à la société SNCF Mobilités, qu'elle souhaitait procéder au remboursement anticipé de l'intégralité des seize prêts, quatorze à taux fixe et deux à taux variable, souscrits auprès de cette dernière société. Par ce même courrier, que l'administration fiscale n'a pas entendu écarter suivant la procédure de répression des abus de droit prévue à l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, la société requérante demandait à la société SNCF Mobilités de lui communiquer le montant des indemnités de remboursement anticipé afférentes aux quatorze contrats de prêts à taux fixe, en application de l'article 3 des contrats de prêts conclus entre Akiem et SNCF Mobilités. Enfin, la société SASU A Locomotive Pool Structure 1 a, à la suite de ce courrier, procédé au remboursement du capital restant à rembourser des prêts souscrits auprès de SNCF Mobilités, pour un montant global de 291,7 millions d'euros, ce remboursement étant assorti, conformément aux stipulations contractuelles, d'un versement de 38 387 127 euros correspondant aux indemnités de remboursement anticipé des quatorze contrats de prêts à taux fixe. A cet égard, si l'administration fiscale se prévaut de ce que l'article 6 des contrats de prêts de moyen terme conclus entre SNCF Mobilités et la SASU Akiem fait obstacle au versement d'indemnités de remboursement anticipé lorsque la décision de remboursement anticipé est adoptée par le prêteur, et non par l'emprunteur, il résulte de ce qui précède que la décision de remboursement a bien été prise par la société requérante et ne saurait être imputée à une autre société du groupe SNCF. Dans ces conditions, quand bien même les opérations de restructuration préalables à l'ouverture du capital du groupe ont également bénéficié à la société SNCF Mobilités, l'administration fiscale ne peut soutenir que la décision de procéder au remboursement anticipé des prêts, dont procède le versement des indemnités de remboursement anticipé auquel la SASU A Locomotive Pool Structure 1 était contractuellement tenue, n'aurait pas été prise par cette dernière société.
En ce qui concerne l'intérêt de l'exploitation de la SASU A Locomotive Pool Structure 1 :
6. Pour justifier le rejet de la déduction du résultat fiscal imposable de la SASU A Locomotive Pool Structure 1 à l'impôt sur les sociétés des indemnités de remboursement anticipé qu'elle a ainsi versées, l'administration fiscale fait également valoir qu'une telle décision a eu pour conséquence d'appauvrir l'intéressée, dans la mesure où, pour treize des quatorze contrats de prêts à taux fixe, les indemnités de remboursement anticipé versées sont supérieures au montant des intérêts restant à verser au prêteur, et constitue, par suite, un acte anormal de gestion. Par ailleurs, l'administration fiscale soutient que le versement des indemnités de remboursement anticipé par la SASU A Locomotive Pool Structure 1 a été utilisé dans le but de minorer la valorisation de la holding Akiem, à laquelle appartient la société requérante, dans le cadre de la cession de la moitié de cette holding à la SARL Eurotraction.
7. Toutefois, il résulte de l'instruction que, si le versement d'indemnités de remboursement anticipé par la SASU A Locomotive Pool Structure 1 a eu pour conséquence d'appauvrir temporairement cette société, cette décision avait pour objet de permettre l'entrée au capital de la holding Akiem d'un nouvel actionnaire, dont l'investissement lui a permis de poursuivre son développement économique dans le secteur de la location de matériel roulant de transport de fret ferroviaire. A cet égard, il ressort de l'extrait du compte-rendu du conseil d'administration de la société SNCF Mobilités du 22 janvier 2016 que l'opération d'ouverture au capital de la holding Akiem à la SARL Eurotraction avait pour objet de permettre aux sociétés membres de la holding Akiem, dont fait partie la société requérante, de se refinancer à des conditions plus avantageuses auprès d'un pool bancaire sélectionné à cette fin, dans le but de permettre à la société requérante de poursuivre son développement commercial en acquérant de nouvelles locomotives. Par ailleurs, l'administration fiscale ne peut raisonnablement soutenir que le versement des indemnités de remboursement anticipé a été employé dans le but de minorer la valeur de la société requérante avant sa cession pour moitié à un nouvel actionnaire, la SARL Eurotraction, alors que la liquidation des prêts souscrits par la société requérante et, en conséquence, le versement des indemnités de remboursement anticipé était une exigence de l'acquéreur, la SARL Eurotraction, ainsi qu'il était prévu à l'article 6.2 du Share Purchase Agreement (contrat d'achat d'actions) du 5 février 2016 et déjà mentionné au point 3. Dès lors, la SARL Eurotraction ne pouvait valablement ignorer que le remboursement de la dette de la société requérante serait accompagné, pour ce qui concerne les prêts souscrits à taux fixe, du versement d'indemnités de remboursement anticipé. Dans ces conditions, l'administration fiscale n'est pas fondée à considérer que le versement des indemnités de remboursement anticipé par la société requérante a constitué une contrepartie excessive, alors que le montant des indemnités de remboursement anticipé a été pris en compte afin de fixer le prix de la moitié des actions de la holding Akiem cédées à la SARL Eurotraction et que, par extension, le paiement des indemnités de remboursement anticipé visait à compenser la diminution du prix de cession des actions dans le but d'obtenir un prix convenant à la société acquérant pour moitié la holding Akiem. Par conséquent, la requérante est fondée à soutenir que le paiement de ces indemnités de remboursement anticipé répondait bien à l'intérêt de sa propre exploitation et, par suite, à obtenir l'infirmation du redressement contesté.
8. Il résulte de tout ce qui précède que la SASU A Locomotive Pool Structure 1 est fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des suppléments d'impositions en litige.
Sur les frais liés à l'instance :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à la SASU A Locomotive Pool Structure 1 de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est accordé à la SASU A Locomotive Pool Structure 1 la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale à l'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie, pour un montant total de 9 839 406 euros, au titre de l'exercice clos en 2016.
Article 2 : L'Etat versera à la SASU A Locomotive Pool Structure 1 une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) A Locomotive Pool Structure 1 et au directeur chargé de la direction des vérifications nationales et internationales.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Toutain, président,
M. Doyelle, premier conseiller,
M. David, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
Le rapporteur,
A. David
Le président,
E. Toutain
La greffière,
C. Yen Pon
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026