mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2110612 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | VIEGAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 juillet 2021 et 19 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Viegas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis du 10 mars 2021 portant exclusion temporaire de fonctions de quatre jours assortie d'un sursis total, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux en date du 6 mai 2021 ;
2°) de condamner le département de la Seine-Saint-Denis à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation du préjudice moral subi ;
3°) et de mettre à la charge du département le paiement de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
Sur les conclusions à fin d'annulation :
- l'arrêté attaqué méconnaît les droits de la défense dès lors que le conseil de discipline a requalifié le grief de refus de saisir des données statistiques figurant dans le rapport de saisine en retard dans la saisie des données statistiques, reproche d'une nature différente ne le mettant pas à même de s'expliquer sur ce nouveau grief ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que le rapport de saisine fait mention d'un blâme infligé en 2014 à l'agent alors que l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 prévoit la suppression automatique du blâme du dossier du fonctionnaire après trois années ;
- le rapport de saisine du 9 juillet 2020 établi par l'autorité disciplinaire est entaché d'une erreur de qualification juridique des faits dès lors qu'il lui est imputé à tort un défaut de manquement au devoir de réserve et que les propos visés, tenus par M. B, ne peuvent pas être qualifiés de diffamatoires ; il est également entaché de discrimination et d'erreur de droit ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il lui est imputé à tort un manquement au devoir d'obéissance et des manquements graves et récurrents au devoir de réserve ;
- la sanction est en tout état de cause disproportionnée ;
- la décision est entachée de détournement de pouvoir en ce qu'elle a eu pour but de le sanctionner en tant que représentant syndical.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
- l'illégalité fautive de l'arrêté lui a causé un préjudice moral.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mars 2023, le département de Seine-Saint-Denis, représenté par le président du conseil départemental en exercice, conclut au rejet de la requête.
Le département de la Seine-Saint-Denis fait valoir qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Par une ordonnance du 19 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 octobre 2023 à 12 h 00, en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Truilhé, rapporteur,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- et les observations de Me Viegas, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, assistant territorial socio-éducatif principal, recruté par le département de la Saint-Saint-Denis à compter du 7 décembre 2020 et affecté à la circonscription de La Courneuve du service social départemental, a comparu 29 janvier 2021 devant la commission administrative paritaire siégeant en formation disciplinaire sur la base d'un rapport de saisine, daté du 9 juillet 2020, proposant une sanction disciplinaire du troisième groupe d'exclusion temporaire de fonction de deux mois, dont un avec sursis. Par un arrêté du 10 mars 2021 portant sanction disciplinaire, le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis a suivi l'avis du conseil de discipline en infligeant à l'intéressé la sanction du deuxième groupe d'exclusion temporaire de fonctions de quatre jours, assortie d'un sursis total, pour manquements au devoir d'obéissance hiérarchique, au devoir de loyauté et au devoir de discrétion professionnelle. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux en date du 6 mai 2021, ainsi que la condamnation du département à l'indemnisation du préjudice moral qu'il allègue avoir subi.
I - Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur : " () Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité territoriale après avis de la commission administrative paritaire siégeant en conseil de discipline. Ce pouvoir est exercé dans les conditions prévues à l'article 19 du titre Ier du statut général. () ". Aux termes de l'article 90 de ladite loi, alors applicable : " () Le conseil de discipline est saisi par un rapport de l'autorité territoriale, qui précise les faits reprochés et les circonstances dans lesquelles ils ont été commis. () ". Et aux termes de l'article 9 du décret du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux : " () Le rapport établi par l'autorité territoriale et les observations écrites éventuellement présentées par le fonctionnaire sont lus en séance. / Le conseil de discipline entend séparément chaque témoin cité. () / Les parties ou, le cas échéant, leurs conseils peuvent, à tout moment de la séance, demander au président l'autorisation d'intervenir afin de présenter des observations orales ; ils doivent être invités à présenter d'ultimes observations avant que le conseil ne commence à délibérer. ".
3. Il résulte de ces dispositions que non seulement le rapport de saisine du conseil de discipline par l'autorité territoriale et l'avis du conseil de discipline constituent des actes préparatoires qui ne lient pas l'autorité disciplinaire dans sa décision, mais qu'en outre l'avis rendu par le conseil de discipline ne saurait être lié par la qualification des faits proposée dans ce rapport de saisine. Ainsi, M. B ne saurait utilement soutenir que l'arrêté de sanction du 10 mars 2021 est entaché d'un vice de procédure tenant à la méconnaissance des droits de la défense en ce que le conseil de discipline a requalifié le grief de refus de saisir des données statistiques figurant dans le rapport de saisine de l'autorité territoriale en retard dans la saisie des données statistiques, ne le mettant selon lui pas à même de s'expliquer sur ce nouveau grief, dès lors qu'il ne ressort pas du procès-verbal de la séance du conseil de discipline du 29 janvier 2021, et n'est du reste pas allégué, que le requérant et son conseil n'auraient pas été mis à même de s'expliquer sur le grief relatif à la saisie des statistiques demandées par sa hiérarchie. Il s'ensuit que ce moyen doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 précitée : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; / () Parmi les sanctions du premier groupe, seuls le blâme et l'exclusion temporaire de fonctions sont inscrits au dossier du fonctionnaire. Ils sont effacés automatiquement au bout de trois ans si aucune sanction n'est intervenue pendant cette période. () ".
5. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
6. En l'espèce, M. B fait valoir que le rapport de saisine du conseil de discipline en date du 9 juillet 2020 mentionne, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984, le blâme qui lui avait été infligé par arrêté du 11 juillet 2014 pour refus d'obéissance hiérarchique, alors que ledit blâme aurait dû être effacé automatiquement de son dossier en application desdites dispositions. Toutefois, d'une part, la circonstance que le blâme a été mentionné dans le rapport de saisine du conseil de discipline alors qu'il aurait dû être effacé de son dossier administratif n'est pas, dans les circonstances de l'espèce, de nature à avoir influencé le sens de la décision dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le rapport de saisine demandait au conseil de discipline de donner son avis sur la sanction d'exclusion temporaire de fonctions d'une durée de deux mois, dont un mois avec sursis, et que ledit conseil a finalement proposé une sanction avec sursis total de quatre jours d'exclusion de fonctions, sanction retenue par l'autorité disciplinaire dans l'arrêté attaqué. D'autre part, le requérant n'établit pas en quoi il aurait été privé d'une garantie dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que celui-ci n'a présenté aucune observation lors de la séance du conseil de discipline alors qu'il a été mis en mesure de le faire et qu'au surplus, le rapport de saisine lui a été communiqué préalablement dans le respect de la procédure contradictoire. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 89 de la loi du 26 janvier 1984 et, par suite, du caractère irrégulier de la procédure doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
7. En premier lieu, aux termes de l'article 28 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors en vigueur : " Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. ().
8. Le requérant ne peut utilement soutenir que la décision attaquée a retenu à son encontre un manquement à son devoir d'obéissance hiérarchique motivé notamment par un refus de déposer cinq jours de congés, visé dans le rapport de saisine, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que ce fait n'a pas été repris dans les motifs de l'arrêté attaqué, ni au demeurant dans l'avis du conseil de discipline. Par suite, cette branche du moyen sera écartée comme inopérante.
9. Pour décider que M. B avait manqué à son obligation d'obéissance hiérarchique, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis s'est fondé, d'une part, sur le retard accumulé par l'intéressé à saisir les statistiques demandées par son autorité hiérarchique, laquelle lui a enjoint à plusieurs reprises d'effectuer cette tâche en lui accordant de nouveaux délais, ce alors même que le requérant invoque un contexte de sollicitation accrue en qualité de représentant du personnel à cette époque en raison de la crise sanitaire et, d'autre part, sur l'attitude de l'intéressé consistant à opposer une résistance à l'utilisation d'un nouveau logiciel professionnel de planification de rendez-vous, résistance que le requérant a justifiée par des positions syndicales lors d'un entretien hiérarchique intervenu le 2 mars 2020. Il ressort effectivement des pièces du dossier, et notamment des propos tenus en séance de conseil de discipline par M. B, qui a fait état du caractère " très critiquable " et " controversé " du logiciel en cause, que ces motifs ne sont entachés d'aucune erreur de qualification juridique des faits.
10. En deuxième lieu, le requérant ne peut utilement invoquer le moyen selon lequel le rapport introductif, établi par l'autorité disciplinaire le 9 juillet 2020, serait entaché d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il lui serait imputé à tort des propos diffamatoires constitutifs d'un manquement au devoir de réserve, dès lors que, ainsi qu'il a été dit au point 3, ce rapport ne constitue qu'un simple acte préparatoire à la décision portant sanction disciplinaire. Dès lors, ce moyen sera écarté comme inopérant. Pour le même motif, le moyen tiré de ce que le même rapport serait entaché d'erreur de droit et de discrimination ne peut qu'être écarté comme inopérant.
11. En troisième lieu, si les agents publics qui exercent des fonctions syndicales bénéficient de la liberté d'expression particulière qu'exigent l'exercice de leur mandat et la défense des intérêts des personnels qu'ils représentent, cette liberté doit être conciliée avec le respect de leurs obligations déontologiques. En particulier, des propos ou un comportement agressif à l'égard d'un supérieur hiérarchique ou d'un autre agent sont susceptibles, alors même qu'ils ne seraient pas constitutifs d'une infraction pénale, d'avoir le caractère d'une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire.
12. En l'espèce, d'une part, à supposer que M. B puisse être regardé comme soutenant que l'arrêté de sanction est entaché d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il lui serait imputé à tort un défaut de manquement au devoir de loyauté, il ressort des pièces du dossier qu'en adressant, depuis sa boite de messagerie professionnelle, directement au président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis le 27 mars 2020 avec mise en copie des cadres dirigeants du département, un courriel critiquant la gestion par sa hiérarchie du dossier d'une usagère qui s'est suicidée, lequel courriel ne pouvait se rattacher à l'exercice de son mandat syndical ou à la défense des intérêts des agents du département dès lors que l'intéressé agissait dans le cadre de l'exercice de ses fonctions professionnelles et qu'il aurait dû en aviser loyalement son supérieur hiérarchique direct, M. B a manqué à son devoir de loyauté. L'autorité disciplinaire n'a dès lors pas commis d'erreur de qualification juridique des faits.
13. D'autre part, à supposer que M. B puisse également être regardé comme soutenant que l'arrêté de sanction est entaché d'une erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il lui serait imputé à tort un défaut de manquement au devoir de discrétion professionnelle, la même autorité n'a pas davantage commis d'erreur de qualification juridique des faits en considérant que le courriel collectif du 25 mai 2020 par lequel l'intéressé a critiqué sa hiérarchie pour avoir fait partager à une collègue, ultérieurement décédée, le bureau " d'une collègue évangéliste devenue complètement folle ", qui excédait la liberté d'expression particulière à l'exercice de son mandat syndical, était constitutif d'un manquement au devoir de discrétion professionnelle. Par suite, ce moyen devra être écarté.
14. En quatrième lieu, alors qu'il résulte de ce qui a été exposé aux points 9 et 12 que les manquements reprochés à M. B sont établis et de nature à constituer une faute disciplinaire justifiant le prononcé d'une sanction, la sanction du deuxième groupe d'exclusion temporaire de fonctions de quatre jours assortie d'un sursis total prononcée à l'encontre de l'intéressé n'apparaît pas, contrairement à ce qui est soutenu par l'intéressé, présenter un caractère disproportionné.
15. En cinquième et dernier lieu, la sanction infligée à M. B étant justifiée par les manquements commis par l'agent, le moyen tiré du détournement de pouvoir en ce que l'arrêté aurait eu pour but de le sanctionner en tant que représentant syndical, au demeurant non étayé, ne peut qu'être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 10 mars 2021 par lequel le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis lui a infligé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions de quatre jours assortie d'un sursis total.
II - Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
17. L'arrêté du 10 mars 2021 portant sanction disciplinaire à l'encontre de M. B n'est pas, ainsi qu'il vient d'être dit, entaché d'illégalité et est insusceptible d'engager la responsabilité du département de la Seine-Saint-Denis. Les conclusions du requérant en indemnisation de préjudice moral ne peuvent dès lors qu'être rejetées.
III - Sur les frais liés au litige :
18. Le requérant, qui est la partie perdante dans la présente instance, n'est pas fondé à demander à ce que soit mise à la charge du département de la Seine-Saint-Denis la somme qu'il réclame sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au département de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
M. L'Hôte, premier conseiller,
Mme Ghazi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 avril 2024.
Le président-rapporteur,L'assesseur le plus ancien,J-C. TruilhéF. L'hôteLa greffière,A. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026