LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2110715

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2110715

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2110715
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantSELARL REINHART MARVILLE TORRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 juillet 2021 et 27 décembre 2023, Mme A D demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du 1er février 2021 de la présidente du conseil régional d'Ile-de-France portant nomination de M. E C sur l'emploi de sous-directeur ressources humaines Est, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la région Ile-de-France une somme de 300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la nomination de M. C est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle méconnaît son droit à réintégration qu'elle tient de la décision du tribunal administratif de Paris du 6 décembre 2018 prononçant l'annulation de la décision du 12 juillet 2016 de mutation d'office au poste d'adjoint au chef du service des ressources et informations (RI) de l'unité lycées de la région Ile-de-France ;

- la décision de nomination de M. C a été prise sur le fondement d'un acte administratif illégal, à savoir l'arrêté n° 2020-270 du 16 novembre 2020 modifiant l'arrêté n° 16-326 " fixant l'organisation des services administratifs, techniques et financiers de la Région d'Ile-de-France () " ;

- l'arrêté n° 2020-270 du 16 novembre 2020 n'a pas été pris dans l'intérêt du service mais dans le but de se soustraire à l'exécution du jugement du tribunal administratif de Paris du 6 décembre 2018 et est dès lors entaché d'un détournement de pouvoir.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 7 novembre 2023 et 11 janvier 2024, la région Ile-de-France, représentée par Me Levain, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme D la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête de Mme D est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas qualité lui donnant intérêt à agir pour demander l'annulation de la nomination de M. C ;

- la requête de Mme D est irrecevable en application de l'exception de recours parallèle dès lors que la requérante sollicite l'annulation de la nomination de M. C sur le fondement de l'exécution d'une décision de justice alors même que seul le juge de l'exécution, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, est compétent pour apprécier si la région a exécuté le jugement du tribunal administratif de Paris du 6 décembre 2018 et que par un arrêt du 7 décembre 2021, revêtu de l'autorité de la chose jugée, la cour administrative d'appel de Paris a jugé que la région avait régulièrement exécuté le jugement du 6 décembre 2018 ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à M. E C qui n'a pas produit d'observations en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,

- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,

- les observations de Mme D,

- et les observations de Me Gilavert, substituant Me Levain, représentant la région Ile-de- France.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A D est attachée territoriale au sein de la région Ile-de-France depuis 2003. En avril 2008, elle a été affectée à la sous-direction de la gestion des ressources humaines des lycées de l'unité personnels et ressources humaines en qualité de responsable de l'antenne ressources humaines Nord-Est. Par un arrêté du 12 juillet 2016, Mme D a fait l'objet d'une mutation d'office au poste d'adjoint au chef du service des ressources et informations de l'unité lycées de la région Ile-de-France dont elle a obtenu l'annulation par un jugement du tribunal administratif de Paris du 6 décembre 2018 confirmé par un arrêt de la cour administrative de Paris du 14 février 2020. Par une décision du 9 juillet 2019, Mme D a ensuite été affectée au poste de chef du service équipements au sein du pôle lycées de la région. Le 1er février 2021, M. E C, responsable d'antenne ressources humaines Nord-Est, a été nommé sous-directeur ressources humaines Est à Pantin. Mme D a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision par courrier du 29 mars 2021 reçu le 30 mars suivant par la région. Le silence gardé par l'administration pendant deux mois a fait naître une décision implicite de rejet à laquelle s'est substituée la décision expresse de rejet du 25 juin 2021. Par la présente requête,

Mme D demande l'annulation de la décision du 1er février 2021 de la présidente du conseil régional d'Ile-de-France de nomination de M. E C sur l'emploi de sous-directeur ressources humaines Est, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Les agents appartenant à une administration publique ont qualité pour déférer à la juridiction administrative les nominations illégales faites dans cette administration, lorsque ces nominations sont de nature à leur porter préjudice en retardant irrégulièrement leur avancement ou en leur donnant pour cet avancement des concurrents qui ne satisfont pas aux conditions exigées par les lois ou règlements. Notamment, tout agent a intérêt à poursuivre l'annulation des nominations et promotions faites soit à son grade, soit aux grades supérieurs de son cadre, soit dans un cadre différent dont les agents sont susceptibles de se trouver en concurrence avec lui pour l'accès par voie d'avancement normal à des grades ou des emplois supérieurs.

3. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de l'annulation par le jugement n° 1700062 du 6 décembre 2018 du tribunal administratif de Paris, confirmé par un arrêt n° 19PA00679 de la cour administrative de Paris du 14 février 2020, de la décision de mutation d'office de Mme D au poste d'adjoint au chef du service des ressources et informations de l'unité lycées de la région Ile-de-France, celle-ci a été affectée par une décision du 9 juillet 2019 au poste de chef du service équipements au sein du pôle Lycées. Par une décision du 1er mars 2021, Mme D a ensuite été affectée dans son poste d'origine, soit celui de responsable d'antenne Nord-Est au sein de la sous-direction des ressources humaines Est. Or, Mme D a demandé, le 18 mars 2021, le retrait de cette décision. Ainsi, par une décision du 19 mars 2021, la région a retiré la décision du 1er mars 2021 et confirmé l'affectation de Mme D sur le poste de chef de service équipements du pôle lycées. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le 30 janvier 2020, Mme D a saisi la cour administrative de Paris d'une demande d'exécution du jugement du tribunal administratif de Paris du 6 décembre 2018 en vue de la réintégrer dans un poste équivalent à celui qui était le sien avant sa mutation d'office de 2016, sous le nouvel intitulé de " sous-directeur des ressources humaines Est ". Ainsi, par un arrêt n° 21PA04788 du 7 décembre 2021, devenu définitif, la cour administrative de Paris a jugé que le jugement du tribunal de Paris du 6 décembre 2018 avait été entièrement exécuté et qu'en ayant demandé le 18 mars 2021 le retrait de la décision du 1er mars 2021 l'affectant au poste de responsable d'antenne Nord-Est au sein de la sous-direction des ressources humaines Est, Mme D avait renoncé aux droits qu'elle tenait de l'annulation contentieuse, quand bien même le contenu de ce poste aurait fait l'objet de modifications selon les allégations de la requérante.

4. D'une part, à supposer que, comme le fait valoir Mme D, le poste sur lequel M. C a été nommé le 1er février 2021, à savoir celui de sous-directeur ressources humaines Est, soit en réalité le même poste que celui de responsable d'antenne ressources humaines Nord-Est qu'elle occupait à l'origine et au sein lequel elle a demandé sa réintégration, il en résulte que la circonstance que Mme D ait demandé le retrait de la décision du 1er mars 2021 par laquelle elle avait été affectée au poste de responsable d'antenne Nord-Est a privé cette dernière d'un intérêt à agir contre la nomination de M. C à ce poste. D'autre part, à supposer que la nomination de Mme D sur le poste de responsable d'antenne Nord-Est n'était en réalité pas une affectation sur le même poste que M. C, il en résulte que la circonstance que Mme D n'a pas candidaté au poste de sous-directeur ressources humaines Est, alors qu'il ressort des pièces du dossier que cet emploi a fait l'objet d'un avis de vacance d'emploi publié par le président du centre interdépartemental de gestion en annexe de l'arrêté n° 2020/D/84 du 21 décembre 2020, a également privé cette dernière d'un intérêt à agir.

5. Dans ces conditions, Mme D ne justifie d'aucun intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la décision du 1er février 2021 de nomination de M. E C sur l'emploi de sous-directeur ressources humaines Est. La fin de non-recevoir opposée en défense doit, par suite, être accueillie.

6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la seconde fin de non-recevoir opposée en défense, que la requête de Mme D est irrecevable et ne peut, par suite, qu'être rejetée.

Sur les frais d'instance :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la région Ile-de-France, qui n'est pas la partie perdante, la somme réclamée par Mme D, qui au demeurant qui n'a pas constitué ministère d'avocat et ne justifie pas avoir engagé des frais dans le cadre de la présente instance, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions formulées par la région Ile-de-France et tendant au bénéfice des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la région Ile-de-France en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, à M. E C et à la région Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Truilhé, président,

M. L'hôte, premier conseiller,

Mme Bazin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.

La rapporteure,Le président,Mme BazinM. TruilhéLa greffière,Mme B

La République mande et au préfet de région Ile-de-France en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2110715

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions