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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2111027

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2111027

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2111027
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation8ème chambre
Avocat requérantCHRISTOPHEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 août 2021, M. C B, représenté par Me Christophel, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention " vie privée ou familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ; à titre subsidiaire, d'enjoindre à cette autorité de réexaminer sa situation dans le même délai en lui délivrant durant cet examen une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

S'agissant de la décision portant de refus de séjour :

- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation de la menace à l'ordre public que son comportement est susceptible de constituer ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur d'appréciation dans leur application ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale par voie d'exception ;

- elle est entachée d'insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier le 5° et le 9° de cet article ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas remplies ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien né le 13 octobre 1985, fait valoir être entré en France le 30 décembre 2010. Il a bénéficié de titres de séjour de 2011 à 2014 en qualité, selon les termes de l'arrêté en litige, de parent d'enfant français. Il a ensuite fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français édictée le 24 mars 2018 par le préfet de police en raison du refus de renouvellement de son titre de séjour opposé le 15 octobre 2014. Par un arrêté du 23 juin 2021 dont M. B demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de son dernier titre de séjour délivré en qualité de parent d'enfant français et expirant le 17 juin 2020, et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il sera éloigné d'office.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté en litige, en tant qu'il porte refus de séjour, vise en droit l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne dans ses motifs l'article L. 432-1 de ce code sur lequel la décision de refus de séjour se fonde. La circonstance que l'arrêté contesté ne vise pas l'article 371-2 du code civil, auquel l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fait d'ailleurs référence, n'entache pas la décision de refus de séjour d'insuffisance de motivation en droit. Par ailleurs, l'arrêté retient, après avoir énuméré les faits pour lesquels l'intéressé a été condamné ou pour lesquels il a été entendu, que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. La décision portant refus de séjour comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Si le requérant justifie du dépôt du courrier du 8 avril 2021 par lequel il aurait transmis des éléments nouveaux aux services de la préfecture, il ne justifie pas de ce que ce courrier aurait été effectivement réceptionné. Dans ces conditions, et alors au demeurant que le préfet n'est pas tenu de rappeler tous les éléments de la situation de l'intéressé, la circonstance que l'arrêté en litige, qui se fonde sur la menace à l'ordre public que constitue la présence en France du requérant, ne mentionne pas l'existence, que l'intéressé a fait valoir par le courrier du 8 avril 2021, d'un concubinage avec une ressortissante française et leur vie commune depuis le mois de juin 2020, la naissance le 1er avril 2021 d'un enfant de cette union, de nationalité française, ainsi que son intégration professionnelle depuis octobre 2020, n'est, en tout état de cause, pas de nature à faire considérer que le refus de titre de séjour serait insuffisamment motivé ou entaché d'un défaut d'examen. Il en va de même de la circonstance que le préfet, qui indique qu'il a bénéficié dès 2011 d'un titre de séjour, ne mentionne pas sa durée de présence alléguée depuis 2010. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de la décision portant refus de séjour et du défaut d'examen doivent être écartés.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire () peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le

22 septembre 2011 par le tribunal correctionnel de Pontoise à une peine de 300 euros d'amende pour des faits de conduite sans permis datant du 9 juillet 2011, ainsi que le 15 septembre 2015 par le tribunal correctionnel de Paris à 200 euros d'amende et une suspension de permis de conduire pendant deux mois pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique datant du 22 août 2015. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le requérant est mentionné au fichier du traitement d'antécédents judiciaires, en tant qu'auteur, pour des faits survenus le

23 mars 2018 de rébellion et de conduite d'un véhicule en état d'ivresse manifeste, faits pour lesquels le requérant s'est excusé devant les policiers ainsi que le relate le procès-verbal d'audition versé au dossier, ainsi que pour des faits d'abus de confiance survenus le 7 mars 2019. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'il figure sur la base du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), pour des faits du 9 juillet 2011 de " faux documents d'identité ". Le requérant fait valoir que les faits de 2011 s'expliquent par la circonstance qu'il avait effectué un échange avec son permis de conduire ivoirien, que les faits de rébellion et de conduite en état d'ivresse de 2018 n'ont donné lieu à aucune condamnation et qu'il n'a pas connaissance des faits datés de 2019. Ce faisant, il ne peut être regardé comme contestant sérieusement la matérialité de l'ensemble de ces faits. Dans ces conditions, eu égard au nombre des condamnations et des mentions dont il fait l'objet et au caractère récent de la dernière mention sur laquelle le requérant n'apporte aucune explication, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation de sa situation en estimant que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Le moyen tiré de l'erreur dans l'appréciation de la menace à l'ordre public que son comportement est susceptible de constituer doit, par suite, être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

6. Eu égard à la circonstance que le préfet a pu, sans erreur d'appréciation, considérer que la présence en France de M. B constitue une menace pour l'ordre public et lui refuser pour ce motif la délivrance d'un titre de séjour en se fondant sur les dispositions précitées au point 3 de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le préfet n'a d'ailleurs pas lui-même examiné les conditions propres dans la décision en litige. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur d'appréciation commise dans leur application doit, par suite, être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. En outre, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui aurait selon les termes de l'arrêté en litige bénéficié d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français dès 2011, est père d'un enfant français né le 25 juin 2015 dont il est séparé de la mère. Cependant, si le requérant se prévaut de factures scolaires et surtout de 24 transferts d'argent entre juin 2018 et la date de la décision attaquée, il ne justifie pas suffisamment contribuer à l'entretien de son enfant à proportion de ses ressources. En effet, alors qu'il a travaillé notamment, selon une attestation de son employeur, d'octobre 2020 à juin 2021, en tant que préparateur de commandes et soutient qu'il percevait à ce titre un salaire net supérieur au salaire minimum de croissance, il démontre avoir versé à la mère de son enfant une somme moyenne mensuelle de seulement 70 euros en 2020 puis 88 euros en 2021. Il ne justifie pas davantage contribuer à l'éducation de cet enfant en se bornant à soutenir accueillir sa fille à son domicile de manière hebdomadaire et en ne fournissant, pour étayer cette allégation, que des photographies non datées et une attestation de la mère de l'enfant se bornant à énoncer, outre que le requérant " s'est toujours occupé financièrement " de son enfant depuis sa naissance, que sa fille " voit son père très régulièrement ". En outre, s'il se prévaut également de la relation de concubinage avec une ressortissante française, avec laquelle il justifie d'une vie commune depuis juin 2020, notamment par la production d'un contrat de location aux deux noms signé le 25 juin 2020, et de la circonstance qu'un enfant de nationalité française est né de cette union le 1er avril 2021, cette relation demeure trop récente à la date de l'arrêté en litige, en dépit de l'attestation de sa concubine versée au dossier affirmant que le requérant participe aux besoins financiers et éducatifs de leur fille ainsi qu'aux charges courantes du ménage. Enfin, le requérant ne justifie, par les pièces versées au dossier que d'une relative insertion professionnelle, d'abord en octobre et novembre 2011 puis de février à avril 2013 en tant qu'agent de service et ensuite entre septembre et novembre 2019 en tant que mécanicien, puis, comme il a été dit, préparateur de commande entre les mois d'octobre 2020 et de juillet 2021 au titre desquels il se borne à se prévaloir d'une attestation de son employeur sans verser de bulletin de salaire afférent. Dans ces conditions, et alors que le requérant a déjà fait l'objet en 2018 d'une obligation de quitter le territoire français faisant d'ailleurs elle-même référence à une précédente mesure d'éloignement sans la dater, la décision portant refus de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur des deux enfants français dont il est le père, une atteinte disproportionnée au but poursuivi de préservation de l'ordre public. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées aux points 7 et 8 doivent donc être écartés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

10. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ".

11. Ainsi qu'il a précédemment été dit, M. B est père de deux enfants français nés de deux unions différentes le 25 juin 2015 et le 1er avril 2021. Si, s'agissant de son premier enfant, et ainsi qu'il a précédemment été dit au point 9, il n'établit pas suffisamment contribuer à son entretien ni à son éducation, M. B justifie vivre depuis le mois de juin 2020 avec la mère de son second enfant français, et celle-ci atteste qu'il contribue à son entretien et à son éducation, sans que la valeur probante de cette attestation ne soit sérieusement remise en cause ni leur vie commune ne soit contestée en défense. Dans ces conditions, M. B doit être regardé comme établissant, à la date de l'arrêté en litige, contribuer à l'entretien et à l'éducation d'un de ses enfants français depuis sa naissance. Il est donc fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaît le 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à demander, pour ce motif, l'annulation de cette décision.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions dirigées contre le refus de séjour doivent être rejetées mais qu'en revanche, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre cette décision, M. B est fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, celle fixant le pays de renvoi.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée () l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".

14. Dès lors que l'obligation de quitter le territoire français est annulée et en application des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le présent jugement implique seulement, ainsi que M. B le demande à titre subsidiaire, que le préfet de la Seine-Saint-Denis réexamine sa situation. Il y a lieu d'enjoindre à cette autorité de procéder à ce réexamen dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, et de délivrer à l'intéressé, dans l'attente et sans délai, une autorisation provisoire de séjour.

Sur les frais de l'instance :

15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 750 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 23 juin 2021 est annulé en tant qu'il oblige M. B à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays à destination duquel il sera éloigné d'office.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer la situation de M. B dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente et sans délai, une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 1er décembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Gauchard, président,

M. Charageat, premier conseiller,

M. Breuille, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.

Le rapporteur,

Signé

L. A

Le président,

Signé

L. GauchardLa greffière,

Signé

S. Jarrin

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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