jeudi 29 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2111543 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 août 2021, M. A B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 12 février 2020 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire, les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 26 novembre 2016, 25 décembre 2016, 6 janvier 2017, 8 janvier 2017, 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 11 juin 2018, 12 juin 2018, 28 juillet 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019, ainsi que la décision du 23 juin 2021 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer sous huitaine son permis de conduire au capital reconstitué à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision " 48 SI " est illégale dès lors qu'il a effectué, antérieurement à la notification de la perte totale de points, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ;
- il n'a pas reçu communication des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion des retraits de points.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 octobre 2021, le ministre de l'intérieur sollicite le rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre la décision " 48 SI " sont tardives et, partant, irrecevables ;
- les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 8 janvier 2017, 25 juin 2018 et 28 juillet 2018, qui ont été restitués au requérant, sont sans objet ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 1er mars 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 17 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Khiat en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Khiat, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a commis les 26 novembre 2016, 25 décembre 2016, 6 janvier 2017, 8 janvier 2017, 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 11 juin 2018, 12 juin 2018, 28 juillet 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019, différentes infractions au code de la route entraînant des retraits de points sur son permis de conduire. Par une décision référencée " 48 SI " du 12 février 2020, le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire. Par courrier du 30 avril 2021, reçu le 10 mai suivant, M. B a formé un recours gracieux, qui a été rejeté par décision du ministre de l'intérieur en date du 23 juin 2021. Par la présente requête, M. B demande l'annulation pour excès de pouvoir de la décision " 48 SI " du 12 février 2020, des décisions portant retrait de points, ainsi que de la décision du 23 juin 2021 rejetant son recours gracieux.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre tirée de la tardiveté des conclusions tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 février 2020 :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. ". Aux termes de l'article R. 223-3 du code de la route : " () Si le retrait de points aboutit à un nombre nul de points affectés au permis de conduire, l'auteur de l'infraction est informé par le ministre de l'intérieur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du nombre de points retirés. Cette lettre récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis de conduire et enjoint à l'intéressé de restituer celui-ci au préfet du département ou de la collectivité d'outre-mer de son lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception. () ".
3. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée par voie de duplication la date de vaine présentation du courrier, et qui porte, sur l'enveloppe ou sur l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.
4. Aucun principe général ni aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obligation au titulaire d'un permis de conduire de déclarer à l'autorité administrative sa nouvelle adresse en cas de changement de domicile. Il en résulte qu'alors même qu'il n'aurait pas signalé ce changement aux services compétents, la présentation à une adresse où il ne réside plus du pli notifiant une décision relative à son permis de conduire et prise à l'initiative de l'administration n'est pas de nature à faire courir à son encontre le délai de recours contentieux. La circonstance qu'il serait également titulaire du certificat d'immatriculation d'un véhicule, et soumis en cette qualité, par les dispositions de l'article R. 322-7 du code de la route, à l'obligation de signaler ses changements de domicile aux services compétents en la matière, est à cet égard sans incidence. Dans un tel cas, il appartient toutefois au titulaire du permis de conduire de démontrer par tous moyens la date à laquelle il a déménagé.
5. Il ressort de l'avis de réception n° 2C 155 239 6535 4, numéro correspondant à celui apparaissant sur le relevé intégral d'information, attaché au pli recommandé contenant la décision référencée " 48 SI " d'invalidation du permis de conduire de M. B établie selon un modèle-type comportant la mention des voies et délais de recours, que le courrier a été envoyé au 14 avenue des Dahlias à Gagny (93 220). Si le requérant soutient qu'il habitait au 15 avenue Delorme à Ham (80 400), l'avis de réception comporte non pas la mention " n'habite plus à l'adresse indiquée " mais la mention " pli avisé et non réclamé ". Les éléments dont le ministre se prévaut sont suffisamment clairs, précis et concordants pour établir, conformément aux mentions portées sur le relevé d'information intégral, que le pli contenant la décision " 48 SI " a été régulièrement notifié à l'intéressé à la date de présentation du pli le 26 février 2020. Ainsi, le délai de recours contentieux a commencé à courir à compter de cette date. Dans ces conditions, le recours gracieux formé le 30 avril 2021 par M. B n'a pas eu pour effet d'interrompre le délai de recours contentieux. La requête n'a été enregistrée au greffe du tribunal administratif de Montreuil que le 16 août 2021, soit après l'expiration du délai de recours contentieux. Dès lors, le ministre de l'intérieur est fondé à faire valoir que les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 février 2020 sont tardives et, partant, irrecevables. Par suite, ces conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
Sur l'exception de non-lieu partiel opposée par le ministre de l'intérieur en ce qui concerne les décisions portant retrait de points consécutives aux infractions des 8 janvier 2017, 25 juin 2018 et 28 juillet 2018 :
6. Il résulte de l'instruction que les points retirés à la suite des infractions des 8 janvier 2017, 25 juin 2018 et 28 juillet 2018 ont été restitués à M. B respectivement les 27 décembre 2017, 5 septembre 2019 et 30 avril 2019. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'annulation des décisions de retrait de points correspond aux infractions des 8 janvier 2017, 25 juin 2018 et 28 juillet 2018.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions de retraits de points consécutives aux infractions des 26 novembre 2016, 25 décembre 2016, 6 janvier 2017, 8 janvier 2017, 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 11 juin 2018, 12 juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019 :
7. Il résulte des dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues auxdits articles L. 223-3 et R. 223-3, lesquelles constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et éventuellement d'en contester la réalité devant le juge pénal.
Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, de la remise d'un tel document.
En ce qui concerne les infractions des 11 et 12 juin 2018 :
8. Lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire ou l'amende forfaitaire majorée prévue à l'article 529 du code de procédure pénale au titre d'une infraction constatée par un outil dédié ou par radar automatique, il découle de cette seule constatation qu'il a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis doit être revêtu, la même constatation conduit également à regarder comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de cette amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
9. Il ressort de la mention " AF " portée sur le relevé d'information intégral relatif au permis de conduire de M. B que ce dernier s'est acquitté des amendes forfaitaires correspondant aux infractions constatées par radar automatique les 11 et 12 juin 2018. Ainsi, le requérant a nécessairement reçu des courriers du ministre chargé de l'intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce et alors que M. B n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré de l'absence de ces informations lors de la commission des infractions relevées les 11 et 12 juin 2018 doit être écarté.
En ce qui concerne les infractions des 26 novembre 2016, 25 décembre 2016, 6 janvier 2017 et 8 janvier 2017 :
10. En application du second alinéa de l'article 529-2 du code de procédure pénale, en l'absence de paiement ou de requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours suivant, selon les cas, la date de constatation de l'infraction ou la date d'envoi de l'avis de contravention, l'amende forfaitaire est majorée de plein droit et recouvrée en vertu d'un titre rendu exécutoire par le ministère public. Le paiement de l'amende forfaitaire majorée implique nécessairement que le contrevenant a préalablement reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée. Tant avant qu'elles ne soient rendues obligatoires par un arrêté du 13 mai 2011 introduisant dans le code de procédure pénale un article A. 37-28 que depuis l'entrée en vigueur de cet arrêté, le formulaire d'avis d'amende forfaitaire majorée utilisé par l'administration est revêtu des mentions qui permettent au contrevenant de comprendre qu'en l'absence de contestation de l'amende, il sera procédé au retrait de points et qui portent à sa connaissance l'ensemble des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dans ces conditions, lorsqu'il est établi que le titulaire du permis de conduire a payé l'amende forfaitaire majorée, il découle de cette seule constatation qu'il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation de lui délivrer, préalablement au paiement de l'amende, les informations requises, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, démontre avoir été destinataire d'un avis inexact ou incomplet.
11. En ce qui concerne les infractions d'excès de vitesse inférieurs à 20 km/h avec une vitesse maximale autorisée supérieure à 50 km/h relevées les 26 novembre 2016, 25 décembre 2016, 6 janvier 2017 et 8 janvier 2017 par radar automatique, le ministre produit des documents émanant de la trésorerie du centre de contrôle automatisé de Rennes attestant du paiement des amendes forfaitaires afférentes à ces infractions. M. B a dès lors nécessairement reçu à l'adresse de son domicile un avis d'amende forfaitaire majorée relative à cette infraction, établi sur les modèles du centre d'enregistrement et de révision des formulaire administratifs (CERFA) comportant les mentions exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen tiré de ce que ces retraits de points n'auraient pas été précédés de l'information requise par les dispositions du code de la route doit être écarté pour ces infractions.
En ce qui concerne les infractions des 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019 :
12. Il ressort du relevé d'information intégral que les infractions relevées par radar automatique les 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019 ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires pour le recouvrement d'amendes forfaitaires majorées. Le ministre de l'intérieur ne produit en défense aucune copie d'un document attestant du paiement spontané par l'intéressé de ces amendes forfaitaires majorées consécutives à ces infractions, ou copie des avis de contravention adressés à l'intéressé, de nature à établir que M. B aurait nécessairement reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route. Si le ministre fait valoir que le requérant aurait bénéficié à l'occasion d'autres infractions similaires de l'ensemble des informations légalement exigées, il est toutefois constant qu'il n'a reçu aucune information sur la qualification des infractions commises à ces dates, information déterminante pour connaître le nombre de points en jeu. Ainsi, ce vice de procédure a eu pour effet, dans les circonstances de l'espèce, de priver l'intéressé d'une garantie. Il suit de là que le requérant est fondé à soutenir que les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019 sont intervenues au terme d'une procédure irrégulière.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est uniquement fondé à demander l'annulation des décisions portant retrait de points consécutives aux infractions des 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique que le ministre de l'intérieur rétablisse les huit points illégalement retirés à M. B. Il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, à cette restitution, de déterminer en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de M. B compte tenu d'éventuelles infractions ultérieures, et de restituer le permis si le solde est positif.
Sur les frais non compris dans les dépens :
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions de retrait de points correspondant aux infractions des 8 janvier 2017, 25 juin 2018 et 28 juillet 2018.
Article 2 : Les décisions de retrait de points consécutives aux infractions des 1er octobre 2017, 30 mai 2018, 1er juin 2018, 22 septembre 2018, 25 novembre 2018, 6 juillet 2019 et 7 juillet 2019 sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de procéder à la restitution des huit points illégalement retirés sur le permis de conduire de M. B, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, de déterminer en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire compte tenu d'éventuelles infractions ultérieures, et de restituer le permis si le solde est positif.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2023.
Le magistrat désigné,
Y. Khiat
La greffière,
D.Azlouk
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026