jeudi 9 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2112226 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SEMAK |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2021, M. A B, représenté par
Me Semak, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le même délai et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en lui délivrant, durant cet examen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros à verser à son conseil, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi
du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat ou, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle provisoire ne serait pas accordée, à lui verser une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît l'autorité de la chose jugée ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen de sa situation personnelle ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière : il n'est pas établi, en l'absence de production de l'avis du collège des médecins de l'OFII par le préfet, que celui-ci ait été émis dans les conditions et formes prévues par les précisions de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ; il appartient au préfet de justifier de la compétence des médecins qui ont signé l'avis médical ; il n'est pas établi que le rapport médical d'un médecin de l'office français de l'immigration et de l'intégration, comportant toutes les mentions exigées par les textes, aurait bien été adressé au collège ; il n'est pas justifié de la compétence du médecin qui a signé le rapport ; il n'est pas établi que le médecin ayant établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège ; il n'est pas justifié de l'authenticité des signatures des médecins du collège ; il n'est pas établi que l'avis aurait été rendu aux termes d'une délibération collégiale ;
- elle est entachée d'erreur de fait s'agissant de la gravité de sa pathologie et du risque qu'il encourrait en cas de défaut de prise en charge médicale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par l'avis de l'office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2021, le préfet de la
Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête de M. B.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bobigny.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme F a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant pakistanais né le 15 janvier 1986 à Gujrat, est entré en France en décembre 2013 selon ses déclarations. Par un jugement n° 1811102 du
17 janvier 2019, le tribunal administratif de céans a annulé l'arrêté du 30 juillet 2018 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait rejeté la demande de titre de séjour présentée par
M. B en raison de son état de santé et l'avait obligé à quitter le territoire français. En exécution de l'injonction de réexamen de la situation administrative de l'intéressé, le préfet de la Seine-Saint-Denis a sollicité l'avis, le 19 juillet 2019, du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur l'état de santé de M. B, puis a pris un nouvel arrêté le 21 octobre 2019 par lequel il a rejeté l'admission au séjour de l'intéressé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit. Cet arrêté a, à nouveau, été annulé par le tribunal de céans par un jugement n° 1913913 du 24 juillet 2020, qui a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B en se prononçant sur la possibilité pour M. B de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé, en application des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En exécution de cette injonction, le préfet a, par un arrêté du 9 juillet 2021, rejeté une troisième fois la demande d'admission au séjour de M. B, et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays de destination. L'intéressé demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. B ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 février 2022 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bobigny, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () /La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat./ () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article ". Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé : " (), un collège de médecins () émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement ".
4. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet de la Seine-Saint-Denis a estimé, d'une part, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration du 15 avril 2021, que l'état de santé de M. B nécessitait une prise en charge dont le défaut ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et, d'autre part, qu' " il [ne lui] incomb[ait] pas de s'assurer que l'intéressé [pouvait] bénéficier d'un traitement adéquat dans son pays d'origine ; () qu'en tout état de cause M. B n'apporte aucun élément de nature à établir l'indisponibilité ou l'inaccessibilité du traitement médicale adéquat dans son pays d'origine ".
5. D'une part, il résulte du jugement du 24 juillet 2020 cité au point 1 que le tribunal a annulé l'arrêté du 21 octobre 2019 au motif que le préfet avait, en estimant que si l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de M. B aurait évolué dans un sens favorable entre le 21 octobre 2019 et le 9 juillet 2021. A cet égard, M. B, qui souffre d'un trouble anxio-dépressif sévère auquel s'ajoutent des éléments psychotiques, produit des certificats médicaux de médecins psychiatres établis, le 13 août 2021, par le docteur D, qui précise que l'état de santé mentale de M. B est très instable et n'a fait l'objet d'aucune amélioration, que l'intéressé est très vulnérable et que le défaut de prise en charge médicale peut entraîner des conséquences gravissimes et, le 1er septembre 2021, par le docteur C, qui mentionne que l'état de santé de l'intéressé, caractérisé par un état mélancolique majeur résistant aux médicaments avec des pulsions suicidaires, " nécessite une surveillance médicale stricte afin de lui permettre de se maintenir en vie ". Dans ces conditions, en réitérant, sans qu'un changement de circonstances le justifie, le motif déclaré illégal par le tribunal, le préfet de la Seine-Saint-Denis a méconnu l'autorité de chose jugée qui s'attache tant au dispositif du jugement du 24 juillet 2020 du tribunal, qu'à ses motifs qui en sont le support nécessaire.
6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. B suit un traitement médicamenteux composé de psychotropes (EFFEXOR) et de médicaments contre les troubles du sommeil et tranquillisants (MOGADON, THERALENE, TRANXENE), et bénéficie d'un suivi très régulier avec un médecin psychiatre. Le requérant soutient qu'il ne peut bénéficier effectivement d'un traitement adapté à son état de santé au Pakistan, en raison du nombre très insuffisant de médecins psychiatres, de l'ampleur de la circulation de médicaments contrefaits et du coût des traitements et du suivi médical, en l'absence de couverture médicale accessible. Il produit, à l'appui de ses allégations, des extraits d'un rapport de l'OSAR de 2018 faisant état du nombre très faible de psychiatres au Pakistan (un psychiatre pour 400 000 habitants), de l'ampleur de la circulation de médicaments contrefaits, qui représenteraient jusqu'à 50% des médicaments disponibles, et de la stigmatisation dont sont victimes les personnes souffrant de troubles psychiatriques. Il produit également le rapport mondial de la protection sociale de l'organisation internationale du travail (OIT) qui indique que les dépenses nettes à la charge des patients pakistanais sont évaluées entre 42,2% et 70,9% des dépenses totales de santé, selon les zones. En défense, le préfet, qui ne peut se prévaloir de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur ce point dès lors que le collège ne s'est pas prononcé sur la possibilité pour M. B de bénéficier d'un traitement adapté à son état de santé, se borne à faire valoir, sans autre précision, que M. B peut bénéficier d'un traitement approprié à son état dans son pays d'origine, sans produire aucune pièce à l'appui de cette allégation. Dans ces conditions, au vu de ces échanges contradictoires, il n'est pas établi que l'intéressé puisse effectivement bénéficier d'un traitement adapté à sa pathologie au Pakistan. Par suite, en considérant que M. B pourrait bénéficier effectivement, dans son pays d'origine, d'un traitement approprié en application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation au regard de ces dispositions.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 9 juillet 2021 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, ainsi que, par voie de conséquence, des décisions du même jour par lesquelles le préfet l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
8. L'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2021 implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que le préfet de la Seine-Saint-Denis ou le préfet territorialement compétent délivre à
M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Il y a lieu de lui enjoindre d'agir à ce sens dans un délai de deux mois.
9. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 20 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.
Sur les frais liés au litige :
10. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dès lors, il y a lieu, sous réserve que Me Semak, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Semak d'une somme de 1 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 9 juillet 2021 concernant
M. B est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis ou au préfet territorialement compétent de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Une astreinte de 20 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus. Le préfet de la Seine-Saint-Denis communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter le présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à Me Semak, conseil de M. B, au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la
Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 15 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Romnicianu, président,
Mme Dupuy-Bardot, première conseillère,
M. Khiat, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mars 2023.
La rapporteure,
N. F
Le président,
M. E
La greffière,
S. Le Bourdiec
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026