mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2112345 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2021, M. B Calméjane doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° CM/080721/13 du 8 juillet 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Villemomble a décidé la reprise du service public des marchés forains en régie directe à compter du 1er septembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Villemomble la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en méconnaissance de l'article L. 1413-1 du code général des collectivités territoriales, la délibération attaquée n'indique pas la consultation de la commission consultative des services publics locaux pour la reprise en régie des marchés forains de la ville ;
- les " organismes consulaires " n'ont pas été consultés ;
- il n'a pas eu connaissance de la date de transmission de la délibération attaquée à la préfecture et le compte-rendu de séance n'a pas été approuvé par le conseil municipal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2022, la commune de Villemomble, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. Calméjane en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le moyen tiré de l'absence de consultation des organismes consulaires est irrecevable dès lors qu'il ne comporte pas les précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 31 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bazin, rapporteure,
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public,
- et les observations de Me Degirmenci, substituant Me Peynet, représentant la commune de Villemomble.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération n° CM/080721/13 du 8 juillet 2021, le conseil municipal de la commune de Villemomble a décidé la reprise du service public des marchés forains en régie directe à compter du 1er septembre 2021. Par la présente requête, M. Calméjane, conseiller municipal, doit être regardé comme demandant l'annulation de cette délibération.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 1413-1 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable à la délibération attaquée : " () les communes de plus de 10 000 habitants () créent une commission consultative des services publics locaux pour l'ensemble des services publics qu'ils confient à un tiers par convention de délégation de service public ou qu'ils exploitent en régie dotée de l'autonomie financière. () / Elle est consultée pour avis par l'assemblée délibérante ou par l'organe délibérant sur : / () / 2° Tout projet de création d'une régie dotée de l'autonomie financière, avant la décision portant création de la régie ; () ".
3. Par la délibération attaquée du 8 juillet 2021, le conseil municipal de la commune de Villemomble a décidé la reprise du service public des marchés forains en régie directe à compter du 1er septembre 2021. Il ressort des pièces du dossier que la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) a été saisie le 2 juillet 2021 pour avis s'agissant de la reprise en direct par la commune au 1er septembre 2021 de la régie des marchés " aux comestibles " qui faisait jusqu'alors l'objet d'une délégation de service public avec la société des marchés de la région parisienne (SOMAREP). Il est constant que la délibération attaquée ne mentionne pas, dans ses visas, ledit avis. Toutefois, les omissions ou erreurs contenues dans les visas d'une décision administrative sont sans influence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'indication, dans la délibération attaquée, de la consultation de la CCSPL doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si le requérant soutient que les " organismes consulaires " n'ont pas été consultés, ce moyen, ainsi que le fait valoir la commune en défense, n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé.
5. En dernier lieu, à supposer que le requérant, qui fait valoir qu'il n'a pas eu connaissance de la date de transmission de la délibération attaquée à la préfecture et que le compte-rendu de séance n'a pas été approuvé par le conseil municipal, ait entendu soulever des moyens à ce titre, ces circonstances sont toutefois sans influence sur la légalité de la délibération attaquée.
6. Il résulte de ce qui précède que M. Calméjane n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération n° CM/080721/13 du 8 juillet 2021 du conseil municipal de la commune de Villemomble.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villemomble, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme sollicitée par M. Calméjane, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Au demeurant, le requérant, qui n'a pas constitué ministère d'avocat, ne justifie pas avoir engagé des frais dans le cadre de la présente instance. Il y a lieu, en revanche et dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. Calméjane le versement d'une somme de 500 euros à la commune de Villemomble, au titre des mêmes frais.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. Calméjane est rejetée.
Article 2 : M. Calméjane versera une somme de 500 euros à la commune de Villemomble en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B Calméjane et la commune de Villemomble.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
Mme Ghazi, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juin 2024.
La rapporteure,Le président,Mme BazinM. TruilhéLa greffière,Mme A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2112345
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026