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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2112873

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2112873

mercredi 28 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2112873
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLERAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 septembre 2021, M. A B, représenté par Me Lerat, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis sur sa demande de communication de la décision de refus de titre de séjour dont il a fait l'objet ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui communiquer les documents demandés, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré 13 avril 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et au rejet de la demande de paiement des frais prévus par l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision de refus de délivrance d'un certificat de résidence a été adressée au requérant.

Par un mémoire enregistré le 14 avril 2022, M. C conclut au non-lieu à statuer sur sa demande d'annulation et d'injonction, à ce que le tribunal prononce son admission provisoire à l'aide juridictionnelle et au versement d'une somme de 600 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Charageat, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ". Aux termes de l'article R. 222-16 du même code : " Pour les affaires visées à l'article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article ".

2. Le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation en faisant valoir que la décision de refus de titre de séjour prise par un arrêté en date du 16 novembre 2020 a été communiquée au requérant à l'adresse que celui-ci avait fournie lors du dépôt de sa demande de titre de séjour. En outre, il verse cet arrêté aux débats. Dans son mémoire en date du 14 avril 2022, M. B déclare que dès lors que le préfet a communiqué la décision de refus de titre de séjour, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande, tout en maintenant expressément sa demande de paiement des frais liés au litige. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation ainsi que les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte susvisées ont perdu leur objet. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur ces conclusions. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle ni à celles tendant à l'application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'astreinte présentées par M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Fait à Montreuil, le 28 décembre 2022.

Le magistrat désigné par le président du tribunal,

D. Charageat

La république mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

2

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