lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2113527 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | CHRISTOPHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2021, Mme D A, représenté par Me Christophel, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire dans l'attente de la décision du bureau d'aide juridictionnelle à intervenir ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office à l'expiration de ce délai ;
3°) d'enjoindre au préfet de Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " portant autorisation de travail dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans cette attente ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- a été signée par une autorité incompétente ;
- est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne comporte aucune référence à l'article
L. 423-8 du code de l'entrée du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni aucun élément relatif aux justifications de l'absence de contribution du père de l'enfant à son entretien et son éducation ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 423-7 et 8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît ainsi les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 juin 1990 ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mars 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Par une ordonnance du 21 mars 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au
19 avril 2022.
Par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny du 28 mars 2022, la demande d'aide juridictionnelle présentée par Mme A a été rejetée en raison de sa caducité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de M. Thébault, rapporteur.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D A, ressortissante malienne, née le 1er janvier 1989 à Sikasso (Mali), déclare être entrée en France le 20 février 2018. Elle a sollicité le 26 novembre 2020 son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en qualité de parent d'enfant français auprès des services du préfet de la Seine-Saint-Denis, lequel a, par arrêté du 6 septembre 2021, rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office à l'expiration de ce délai. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 6 septembre 2021.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 28 mars 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a constaté la caducité de la demande d'aide juridictionnelle de Mme A. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions susvisées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit dans le cadre de l'instance l'arrêté n° 2021-2276 du 1er septembre 2021 aux termes duquel délégation a été donnée à Mme Neyrinck, signataire de la décision attaquée, pour signer les mesures d'éloignement au titre desquelles figurent les arrêtés portant refus de titre de séjour assortis ou non d'une obligation de quitter le territoire français. Il en résulte que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, après avoir visé le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 423-7 et L. 611-1 3° mentionne que la requérante ne justifie pas de la contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant de nationalité française depuis sa naissance par son père ressortissant français. Par ailleurs, après avoir visé l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il indique que l'intéressée ne justifie pas en France d'une situation personnelle et familiale à laquelle il porterait une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi notamment au regard de la présence de plusieurs enfants mineurs restés au Mali. Il relève également qu'elle n'établit pas un traitement contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine. Par ailleurs le préfet n'a pas à mentionner dans sa décision l'ensemble des éléments de l'instruction mais seulement ceux sur lesquels il a entendu fonder sa décision. L'arrêté comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, quand bien même il ne mentionnerait pas les dispositions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est, par suite, suffisamment motivé. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit en conséquence être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations. / Le délai mentionné à l'article L. 114-3 au terme duquel, à défaut de décision expresse, la demande est réputée acceptée ne court qu'à compter de la réception des pièces et informations requises. / Le délai mentionné au même article au terme duquel, à défaut de décision expresse, la demande est réputée rejetée est suspendu pendant le délai imparti pour produire les pièces et informations requises. Toutefois, la production de ces pièces et informations avant l'expiration du délai fixé met fin à cette suspension () ".
6. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande de la requérante aurait été incomplète, ni même, au demeurant, qu'elle aurait fait l'objet d'une instruction insuffisante, le préfet ayant estimé que les éléments fournis pour établir la contribution du père français de l'enfant n'étaient pas suffisamment probants pour en déduire une contribution effective de ce dernier. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ".
8. Mme A fait valoir que le père de son enfant, de nationalité française, contribue à son entretien et à son éducation, mais qu'en raison de ses faibles ressources et de la circonstance selon laquelle elle ne dispose pas de compte bancaire, ce dernier procède à des dons en espèce. Au soutien de ses allégations, l'intéressée a produit une fiche de paie du mois de
mai 2021 laquelle mentionne que ce dernier perçoit un salaire de 76 euros pour un travail à temps partiel en qualité de préparateur de commande, et une attestation d'une certaine
Mme C du 14 septembre 2021, postérieure à la décision attaquée, aux termes de laquelle elle atteste avoir été " présente certaines fois quand Touya remettait de l'argent à
Mme A ". Toutefois, ces seuls éléments ne permettent nullement de démontrer la contribution du père à l'entretien et l'éducation de son enfant, ou un quelconque investissement de l'intéressé dans sa parentalité, en l'absence de toute autre pièces versées aux débats en ce sens. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). ".
10. Mme A soutient qu'elle est entrée en France en 2018, qu'elle a eu un enfant avec un ressortissant français mais n'a jamais vécu maritalement avec ce dernier, qui habite à Rennes, et qu'il contribue à l'entretien et l'éducation de leur enfant. Toutefois, ainsi qu'il a été exposé au point 8 qui précède, la contribution du père à l'éducation et l'entretien de cet enfant n'est pas établie. Par ailleurs, Mme A est célibataire et n'établit pas être dépourvue de tout lien familial dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où elle ne conteste pas être mère de quatre enfants mineurs. Dans ces conditions, et compte-tenu, en outre, du caractère récent de sa présence sur le territoire à la date de la décision attaquée, et de son absence d'intégration sociale et professionnelle, la décision portant refus de titre de séjour, qui n'a, par elle-même, ni pour objet ni pour effet de séparer l'enfant de sa mère, n'a pas porté au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, ce moyen doit être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. Il ressort de ce qui a été exposé au point 8 que le père de l'enfant de
Mme A, qui réside à Rennes, ne participe pas à l'éducation et l'entretien de leur enfant. Par ailleurs, la décision portant refus de titre de séjour n'a ni pour objet ni pour effet de séparer la requérante de son enfant. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Seine-Saint-Denis a méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 6 septembre 2021 portant refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. Aux termes de, l'article L. 611-3-5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : 5° L'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ".
15. Comme dit au point 10, Mme A est mère d'un enfant français et peut être regardée comme contribuant effectivement à son entretien et son éducation depuis sa naissance. Dans ces conditions, le préfet n'a pu lui faire obligation de quitter le territoire français sans méconnaitre ces dispositions.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, à demander l'annulation de la décision du
6 septembre 2021 portant obligation de quitter le territoire français du préfet de la
Seine-Saint-Denis et par voie de conséquence, la décision fixant un délai de départ à trente jours et celle fixant le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. L'annulation de la seule obligation de quitter le territoire français n'implique pas nécessairement la délivrance d'un titre de séjour. Les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme A en ce sens doivent donc être rejetées. Il appartient cependant au préfet de la Seine-Saint-Denis ou toute autre autorité compétente, en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de munir Mme A d'une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Il y a lieu, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Dans les circonstances de l'espèce, et eu égard au rejet de sa demande d'aide juridictionnelle par le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bobigny en date du 28 mars 2022, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement à Mme A, d'une somme de 1 000 euros sur le fondement des seules dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 septembre 2021 est annulé en tant qu'il oblige Mme A à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis ou tout autre préfet territorialement compétent de munir sans délai Mme A d'une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer la situation de Mme A, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Mme A une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet de Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Charret, président,
M. Marchand, premier conseiller,
M. Thébault, conseiller,
Rendu public par mise au disposition au greffe le 19 septembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
P. THEBAULT
Le président,
Signé
J. CHARRET
La greffière,
Signé
I. SERVEAUX
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026