vendredi 30 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2115803 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | TRUGNAN BATTIKH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 novembre 2021, M. E D, représenté par Me Trugnan Battikh, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui renouveler son certificat de résidence algérien, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence d'une durée de dix ans sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire, de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " d'une durée d'un an dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision de refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet et particulier de sa situation ;
- il a commis une erreur de droit, en rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour pour un motif d'ordre public ;
- il a commis une erreur d'appréciation, dès lors que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public sur le territoire français ;
- il a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il a méconnu les stipulations des articles 6-5, 6-7 et 7 bis de l'accord franco-algérien ;
- il a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet et particulier de sa situation ;
- il a commis une erreur de droit, dès lors qu'il remplit les conditions pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet et particulier de sa situation.
Sur la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet et particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 4 janvier 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 11 avril 2022 à 12 h par une ordonnance du
10 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Bouttemont,
- les observations de Me Trugnan représentant M. D,
- et les observations de M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, de nationalité algérienne né le 2 avril 1997, a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence algérien mention portant la mention " salarié " d'une durée d'un an. Il demande l'annulation de l'arrêté en date du 14 octobre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les décisions de refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision de refus de titre de séjour, qui ne doit pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation de M. D, comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise l'article L. 611-1 et suivant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a été prononcée à la suite d'un refus de délivrance de titre de séjour, n'a pas à faire l'objet d'une motivation de fait distincte de celle de la décision relative au séjour, laquelle est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de M. D avant de prendre les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen complet de la situation de l'intéressé doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 7 de l'accord franco-algérien du
27 décembre 1968 : "Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6 nouveau , ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord : () b) Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention " salarié " : cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française. (). ".
5. Ces stipulations, qui ont pour seul objet de définir les conditions particulières que les intéressés doivent remplir lorsqu'ils demandent à séjourner en France en qualité de salarié ne prive pas l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée en vigueur et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public, que ce soit en première délivrance qu'en renouvellement d'un titre de séjour d'un an ou en première délivrance d'un certificat de résidence de dix ans.
6. Il ressort des pièces du dossier que M. D, qui était à la date des faits en situation régulière, a fait l'objet de signalements au fichier de traitement des antécédents judiciaires, le 2 septembre 2017 pour conduite d'un véhicule sans permis, le 9 avril 2018 pour recel d'un bien provenant d'un vol, le 6 septembre 2018 pour conduite d'un véhicule sans permis et en 2020 à trois reprises pour circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance. Il a été condamné pour les faits du 2 septembre 2017 et du 6 septembre 2018 à 300 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Paris et à 600 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Nanterre. Dans ces conditions, eu égard au nombre d'infractions et à leur récidive, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a ni commis d'erreur de droit ni une erreur d'appréciation en retenant que la présence de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public sur le territoire français et en refusant pour ce motif le renouvellement de son titre de séjour.
7. En quatrième lieu, M. D ne peut utilement se prévaloir, en sa qualité de ressortissant algérien, des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
8. En cinquième lieu, M. D ne saurait utilement invoquer à l'encontre de la décision de refus de séjour la méconnaissance des stipulations des articles 6-7 et 7 bis de l'accord franco-algérien, dont il ne s'est pas prévalu à l'appui de sa demande de titre de séjour et sur lesquelles le préfet ne s'est pas prononcé d'office.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien susvisé : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus (). ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. D est entré sur le territoire français le 21 août 2013 à l'âge de seize ans sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour avec sa mère afin de suivre des soins nécessités par son état de santé. L'intéressé est en rémission depuis 2014 et n'apporte aucun élément sur la poursuite d'un suivi ou d'un traitement médical au titre de cette pathologie. S'il fait valoir une relation nouée dès 2014 avec une ressortissante française avec laquelle il s'est fiancée en octobre 2017, il n'apporte toutefois pas d'élément à l'appui de ses allégations et établissant l'existence à la date de la décision contestée d'une communauté de vie. S'il fait état de la présence de sa mère et de sa sœur sur le territoire français, il n'apporte également aucune pièce sur leur situation administrative ni même sur la nécessité de sa présence auprès d'elles. Il n'est pas dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de seize ans et où réside le reste de sa fratrie. L'intéressé, qui produit essentiellement des fiches de paies de mars 2019 à mars 2020 chez plusieurs employeurs, n'établit pas davantage la réalité de son insertion sociale et professionnelle sur le territoire français depuis 2018. Dans ces conditions, la décision de refus de séjour n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
11. En septième lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale doit être écarté.
12. En huitième lieu, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit, ou qu'une convention internationale stipule, que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'éloignement.
13. Ainsi qu'il a été dit au point 10, M. D ne remplit pas les conditions pour bénéficier d'une carte de séjour de plein droit au titre de sa vie privée et familiale. Il n'apporte pas davantage d'élément, notamment sur un suivi médical ou un traitement, établissant que son état de santé ferait obstacle à son retour dans son pays d'origine ou qu'il ne pourrait y bénéficier d'un traitement approprié. Enfin, les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérienne ne prévoit pas la délivrance de plein droit d'un premier certificat de résidence de dix ans, qui demeure une possibilité. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet ne pouvait légalement prendre à l'encontre de l'intéressé une décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination serait dépourvue de base légale doit être écarté.
15. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et précise l'identité et la nationalité de M. D ainsi que le pays à destination duquel il sera reconduit, précise que l'intéressé n'établit pas être exposé à des peines ou risques pour sa vie en cas de retour dans son pays. Par suite, la décision contestée doit être regardée comme suffisamment motivée.
16. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de M. D avant de fixer, l'Algérie, pays dont le requérant a la nationalité et où il a vécu jusqu'à l'âge de seize ans, comme pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen de la situation de l'intéressé avant de prendre la décision contestée doit être écarté.
Sur la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
17. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. (). ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
18. Il ressort des pièces du dossier que M. D, qui est entré sur le territoire français en 2016 afin de bénéficier de soins, y a effectué sa scolarité. Il a été bénéficiaire de titres de séjour à compter de l'année 2017, régulièrement renouvelés jusqu'à la date de la décision contestée. Il n'est pas dépourvu d'attaches privées et familiales en France où il a vécu depuis 2016. Dans ces conditions et eu égard à l'absence d'une précédente mesure d'éloignement, la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans apparaît, dans les circonstances de l'espèce, entachée d'une erreur d'appréciation.
19. Il résulte de tout ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre la décision d'interdiction de retour, que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de la décision prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement, qui se borne à annuler la mesure portant interdiction de retour sur le territoire français mais rejette les conclusions tendant à l'annulation des décisions de refus de séjour, portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les frais du litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante à titre principal.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 14 octobre 2021 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans à l'encontre de M. D est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E D et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 16 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Salzmann, présidente,
Mme de Bouttemont, première conseillère,
M. L'hôte, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 septembre 2022.
La rapporteure,La présidenteSigné Signé Mme de BouttemontMme CLa greffière,Signé Mme A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026