vendredi 29 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2116776 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LEBOUL |
Vu la procédure suivante :
Par l'ordonnance n° 2103514 du 21 mai 2021, le juge des référés du Tribunal a notamment à son article 2 enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de donner, dans un délai de trois semaines à compter de sa notification, une date de convocation à Mme B A, afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour.
Par l'ordonnance n° 2116776 du 24 janvier 2022, le juge des référés du Tribunal a notamment à son article 2 enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de procéder à l'injonction mentionnée à l'alinéa précédent dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Par des mémoires enregistrés les 6 février et 7 mars 2024, M. A, représenté par Me Morel, demande au juge des référés du Tribunal :
1°) de prononcer la liquidation de l'astreinte prononcées par l'ordonnance du 24 janvier 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 février 2024, le préfet de la Seine-Saint-Denis, conclut au rejet de ces conclusions.
Vu les ordonnances n° 2103514 du 21 mai 2021 et n° 2116776 du 24 janvier 2022 et les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Le Garzic, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions relatives à la liquidation de l'astreinte :
1. Aux termes de l'article L. 911-6 du code de justice administrative : " L'astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n'ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ". Aux termes de l'article L. 911-7 du même code : " En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / Sauf s'il est établi que l'inexécution de la décision provient d'un cas fortuit ou de force majeure, la juridiction ne peut modifier le taux de l'astreinte définitive lors de sa liquidation. / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ".
2. Par les ordonnances susvisées n° 2103514 du 21 mai 2021 et n° 2116776 du 24 janvier 2022, le juge des référés du Tribunal a en dernier lieu enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de donner une date de convocation à Mme A, afin de lui permettre de faire enregistrer sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois et sous astreinte provisoire de 50 euros par jour de retard. Il résulte cependant de l'instruction que le préfet, auquel l'ordonnance du 24 janvier 2022 doit être regardée comme ayant été notifiée deux jours après sa mise à disposition sur Télérecours, soit le 27 janvier 2022, n'a donné à l'intéressée une date de convocation que le 14 février 2024, sept cent seize jours après le délai qui lui avait été donné.
3. Il y a en conséquence lieu, compte tenu de ce retard par l'autorité administrative à exécuter la décision du Tribunal, de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance du 24 janvier 2022, à un taux qu'il y a lieu de fixer définitivement, compte tenu de l'absence de justification par Mme A de démarches pour obtenir l'exécution de l'injonction qui lui était favorable, au taux de 5 euros par jour de retard, soit un montant de 3 580 euros.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme A.
O R D O N N E :
Article 1er : L'État versera la somme de 3 580 euros à Mme A au titre de la liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance du 24 janvier 2022.
Article 2 : L'État versera à Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au préfet de la Seine-Saint-Denis et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au ministère public près la Cour de discipline budgétaire et financière.
Fait à Montreuil le 29 mars 2024.
Le juge des référés,
P. Le Garzic
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026