mercredi 24 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2116853 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET YOUSSEF NAILI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 décembre 2021 et
26 mars 2023, M. B D et l'association Renouveau Boxe, représentés par Me Naili, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 août 2021 par laquelle la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe a infligé à M. D les sanctions d'interdiction de se licencier ou de s'affilier à cette fédération à compter de la notification de la décision de la commission de première instance, de participer à des manifestations sportives organisées ou autorisées par la fédération, ainsi qu'à l'organisation et au déroulement des compétitions et manifestations autorisées par une fédération délégataire ou organisées par une fédération agréée, et ce pour une durée d'un an dont la moitié avec sursis ;
2°) de mettre à la charge de la fédération française de boxe la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête n'est pas tardive dès lors que la notification de la décision contestée ne mentionne pas le délai de quinze jours imparti pour former une demande de conciliation auprès du président de la conférence des conciliateurs du comité national olympique et sportif français ;
- l'association Renouveau Boxe justifie d'un intérêt pour agir ;
- la présidente de l'association Renouveau Boxe a qualité pour la représenter ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure tiré de la méconnaissance de l'obligation d'impartialité et de confidentialité, dès lors que la convocation devant la commission régionale de discipline a été transmise à des personnes extérieures à la procédure disciplinaire ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'irrégularité dans la composition de la commission fédérale disciplinaire d'appel, dès lors qu'il n'est pas démontré que la majorité de ses membres n'appartient ni au comité directeur de la fédération française de boxe ni aux comités régionaux ou départementaux ;
- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de la violation du principe général des droits de la défense aussi longtemps que la fédération n'aura pas démontrer que la convocation de M. D a été adressée suffisamment tôt avant la réunion de la commission fédérale disciplinaire d'appel et qu'elle comportait l'indication de son objet ;
- elle est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits ;
- les sanctions infligées sont disproportionnées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2023, la fédération française de boxe, représentée par la Selas Dénovo, agissant par Me Peyrelevade, sollicite le rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants la somme de 1 500 euros chacun au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la saisine de la conférence des conciliateurs du comité national olympique et sportif français (CNOSF) était tardive, ce qui rend la requête irrecevable ;
- l'association Renouveau Boxe ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- la qualité pour agir de la présidente de l'association Renouveau Boxe pour la représenter en justice n'est pas établie ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 13 avril 2023 par une ordonnance du même jour, en application des dispositions des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du sport ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de Mme Mathieu, rapporteure publique,
- les observations de Me Naili pour les requérants, et de Me Peyrelevade pour la fédération française de boxe.
Une note en délibéré a été produite à l'issue de l'audience, le 10 mai 2023, par la fédération française de boxe.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, titulaire du diplôme de prévôt fédéral, est entraîneur de boxe anglaise au sein du club de l'association Renouveau Boxe. Par une décision du 19 juin 2021, la commission régionale de discipline Auvergne-Rhône-Alpes lui a infligé les trois sanctions suivantes : l'interdiction de se licencier ou de s'affilier à la fédération française de boxe ; l'interdiction de participer à des manifestations sportives organisées ou autorisées par la fédération ; l'interdiction de participer directement ou indirectement à l'organisation ainsi qu'au déroulement des compétitions et manifestations sportives autorisées par une fédération délégataire ou organisées par une fédération agréée, ces trois sanctions étant prononcées pour une durée d'un an ferme. Sur appel de M. D, par une décision du 27 août 2021, la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe a réformé ces trois sanctions en les assortissant d'un sursis de six mois. Le 22 octobre 2021, le comité national olympique et sportif français (CNOSF) a proposé de ramener ces sanctions à une durée de trois mois avec sursis. Par courriel daté du 4 novembre 2021, M. D a fait part de son refus de suivre cette proposition. Par le présent recours, M. D et l'association Renouveau Boxe demandent au juge de l'excès de pouvoir d'annuler la décision de la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe (FFB) en date du 27 août 2021.
Sur les fins de non-recevoir opposées par la fédération française de boxe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 141-9-1 du code du sport : " Le délai de recours contentieux applicable aux décisions mentionnées à l'article R. 141-5 et relevant de la compétence de la juridiction administrative est d'un mois. ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Aux termes de l'article R. 141-8 du code du sport : " Lorsque la décision contestée est susceptible de recours contentieux, la saisine du Comité national olympique et sportif français afin de conciliation interrompt le délai de recours ". Aux termes de l'article R. 141-9 de ce code : " La saisine du Comité national olympique et sportif français n'interrompt le délai de recours contentieux, en application de l'article R. 141-8 du présent code, que si elle est intervenue dans le délai prévu au premier alinéa de l'article R. 141-15. / L'interruption prend fin : / - en cas de rejet de la demande par application de l'article R. 141-16 du présent code à la date de la notification de ce rejet ; / - à compter de la notification à l'une des parties du refus de la conciliation émanant de l'autre partie, en application du deuxième alinéa de l'article R. 141-23 du présent code ". Aux termes de l'alinéa 1er de l'article R. 142-15 du même code : " La demande de conciliation est adressée au président de la conférence des conciliateurs par lettre recommandée, par télécopie ou par courrier électronique, avec demande d'avis de réception. Elle doit être effectuée dans les quinze jours suivant la notification ou la publication de la décision contestée. La demande mentionne le nom et le domicile de son auteur. ".
4. La fédération française de boxe fait valoir que la requête est tardive dès lors que le CNOSF a été saisi seulement le 23 septembre 2021, au-delà du délai de quinze jours imparti à compter de la notification de la décision en litige de la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération qui a été notifiée à M. D par courriel le 1er septembre 2021 puis par lettre recommandée avec accusé de réception le 6 septembre suivant. Toutefois, la notification de la décision contestée ne comportait pas la mention du délai de quinze jours imparti par les dispositions précitées de l'article R. 142-15 du code du sport pour adresser la demande de conciliation au président de la conférence des conciliateurs. Il en résulte que le délai de recours contentieux imparti par le code du sport aux requérants pour saisir la juridiction administrative n'a pas commencé à courir. En outre, la fédération française de boxe n'établit pas que le délai raisonnable qui lui était imparti pour saisir le tribunal serait écoulé. Par suite, la fin de
non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête opposée par la fédération française de boxe doit être écartée.
5. En second lieu, à supposer que l'association Renouveau Boxe ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour contester la légalité des sanctions disciplinaires infligées à
M. D, cette circonstance est en tout état de cause sans influence sur la recevabilité de la requête, celle-ci étant également présentée par M. D dont l'intérêt à agir n'est pas contestée. Les fins de non-recevoir tirées du défaut d'intérêt pour agir de l'association Renouveau Boxe et du défaut de qualité de sa présidente pour la présenter ne peuvent, par suite, qu'être écartées comme inopérantes.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les fautes disciplinaires :
6. Par décision de la commission fédérale disciplinaire d'appel en date du
27 août 2021, M. D s'est vu infliger les sanctions d'interdiction de se licencier ou de s'affilier à la fédération française de boxe, de participer à des manifestations sportives organisées ou autorisées par la fédération, et de participer directement ou indirectement à l'organisation ainsi qu'au déroulement des compétitions et manifestations sportives autorisées par une fédération délégataire ou organisées par une fédération agréée, pour une durée d'un an dont six mois avec sursis. Pour prendre ces sanctions, la commission fédérale disciplinaire d'appel a estimé que D avait multiplié des interventions véhémentes visant à remettre en cause la gestion du comité de boxe du Rhône, installant un climat délétère de suspicion et entraînant la démission du président ainsi que de la secrétaire générale de ce comité. Il a en outre été reproché à M. D d'avoir diffusé des documents, en particulier des lettres par lesquelles il critiquait la gestion des comptes et l'organisation du comité de boxe du Rhône, à des autorités politiques et administratives. Si la commission a relevé que M. D s'était présenté comme un représentant du comité régional exposant qu'il avait cru avoir été élu
vice-président de ce comité, elle a néanmoins écarté la mauvaise foi de sa part, de sorte qu'elle doit être regardée comme ayant considérée que cet agissement ne présentait pas un caractère fautif.
7. En premier lieu, il ressort des correspondances électroniques entre M. D et les instances dirigeantes du comité de boxe du Rhône, en particulier sa secrétaire générale,
Mme F, et son président, M. C, produites à l'instance, notamment en juin 2020 et en janvier-février 2021, que M. D a demandé la communication de documents afférents à la gestion du comité. Par un avis rendu le 24 septembre 2020, la commission d'accès aux documents administratifs a émis un avis favorable à la communication des documents sollicités par M. D. Si de telles demandes, qui n'ont pas été formulées sur un ton déplacé ou injurieux, ne sont pas en elles-mêmes fautives, la très large diffusion qu'en a faite M. D en janvier-février 2021 bien au-delà du cercle des acteurs concernés, qui visait à remettre en cause le fonctionnement du comité et à discréditer ses instances dirigeantes, présente un caractère fautif.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, par courriel du
18 décembre 2020, qui n'était pas plus en lui-même rédigé sur un ton déplacé ou injurieux,
M. D a soutenu et relayé, avec une diffusion à plus de 75 contacts, un courriel daté du 23 décembre 2020 adressé par M. E, prévôt fédéral au sein du club Boxing club décinois, à Mme F, lequel empruntait un ton particulièrement agressif et remettait en cause la valeur, la compétence, la probité et l'honneur des dirigeants du comité. Si le requérant ne peut, comme il le soutient, être sanctionné en raison des propos tenus par M. E, la seule circonstance qu'il ait relayé son soutien à M. E sans réserve aucune quant au ton adopté par celui-ci auprès d'un large cercle de personnes présente un caractère fautif. Si le requérant soutient que son courriel ainsi que celui de M. E répondaient à un courriel agressif de Mme F, cette circonstance n'est pas de nature à ôter le caractère fautif des agissements de M. D.
9. En troisième lieu, la fédération française de boxe fait valoir que M. D a commis une faute tenant à ce qu'il a usurpé la fonction de vice-président du comité de boxe du Rhône afin de vérifier le montant de factures auprès de fournisseurs et d'intervenir auprès de la communauté d'agglomération de Lyon Métropole, en vue de remettre en question un projet porté par ce comité. Toutefois, ainsi que le soutient le requérant, la décision de la commission fédérale disciplinaire d'appel ne repose pas sur un tel motif, et la fédération française de boxe ne peut utilement, en cours d'instance, invoquer cette faute.
10. Il résulte de ce qui précède que la commission fédérale disciplinaire d'appel de la FFB n'a pas inexactement qualifié les faits de l'espèce en estimant que M. D avait commis des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire.
En ce qui concerne les sanctions prononcées :
11. L'article 22 du règlement disciplinaire de la fédération française de boxe prévoit : " Les sanctions applicables sont notamment : / 1° Un avertissement ; / Un blâme ; / 3° Une amende : lorsque cette amende est infligée à une personne physique, elle ne peut excéder un montant de 45 000 euros ; / 4° une perte d'un titre ou de plusieurs titres sportifs ; / 5° Une disqualification ; / 6° Un déclassement ; / 7° Une non homologation d'un résultat sportif ; /
8° Une suspension de ring ; / 9° Une interdiction temporaire d'organiser une ou plusieurs rencontres sportives ; / 10° Une interdiction temporaire ou définitive de participer aux manifestations sportives organisées ou autorisées par la Fédération ; / 11° Une interdiction temporaire ou définitive de participer directement ou indirectement à l'organisation et au déroulement des compétitions et manifestations sportives autorisées par une Fédération délégataire ou organisées par une Fédération agréée ; / 12° Une interdiction d'exercice de fonction ; / 13° Un retrait provisoire de la licence pendant la durée de l'interdiction ; / 14° Une interdiction pour une durée qu'elle fixe d'être licencié de la Fédération ou de s'y affilier ; /
15° Une radiation ; / 16° Une inéligibilité pour une durée déterminée aux instances dirigeantes ; / 17° La radiation ou l'interdiction d'appartenir pour une durée déterminée à une instance disciplinaire. / Une ou plusieurs sanctions peuvent être choisies parmi les sanctions énumérées ci-dessus dans le respect du principe de proportionnalité. Elles sont prononcées en considération de la gravité des faits et du comportement de leur auteur. () ".
12. Eu égard à la nature et à la gravité des fautes commises telles que caractérisées aux points 6 et 7, à l'absence de sanctions antérieures, et à l'engagement de M. D pour la pratique de la boxe, les trois sanctions d'interdiction de se licencier ou de s'affilier, de participer à des manifestations sportives organisées ou autorisées par la fédération, et de participer directement ou indirectement à l'organisation ainsi qu'au déroulement des compétitions et manifestations sportives autorisées par une fédération délégataire ou organisées par une fédération agréée, pour une durée d'un an dont six mois avec sursis, prononcées par la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe, apparaissent disproportionnées. Les circonstances alléguées par la fédération française de boxe que ces sanctions ont eu un impact très faible sur l'activité fédérale de M. D et qu'elles aient été entièrement purgées sont sans influence aucune sur leur légalité.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. D est fondé à demander l'annulation de la décision du
27 août 2021 par laquelle la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe a infligé à M. D les sanctions d'interdiction de se licencier ou de s'affilier à cette fédération, de participer à des manifestations sportives organisées ou autorisées par la fédération, ainsi qu'à l'organisation et au déroulement des compétitions et manifestations autorisées par une fédération délégataire ou organisées par une fédération agréée, pour une durée d'un an dont la moitié avec sursis.
Sur les frais non compris dans les dépens :
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les mêmes dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas parties perdantes à l'instance, une somme au titre des frais exposés par la fédération française de boxe et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de la commission fédérale disciplinaire d'appel de la fédération française de boxe en date du 27 août 2021 est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à l'association Renouveau Boxe, et à la fédération française de boxe.
Délibéré après l'audience du 10 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Michel Romnicianu, président,
Mme Nathalie Dupuy-Bardot, première conseillère,
M. Youssef Khiat, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2023.
Le rapporteur,
Y. A
Le président,
M. G
La greffière,
S. Le Bourdiec
La République mande et ordonne à la ministre des sports, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026