vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2117340 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre (J.U) |
| Avocat requérant | HASSAINE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2126460 du 14 décembre 2021, le président du tribunal administratif de Paris a transmis la requête présentée par M. E A au tribunal administratif de Montreuil.
Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2021, M. E A, représenté par Me Hassaine, demande au président du tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 décembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée vingt-quatre mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte ;
3 °) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- en ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées : la compétence du signataire n'est pas justifiée ; elles sont insuffisamment motivées ; sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen individuel et approfondi ;
- en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français : l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales a été méconnu ; les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues ; l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant a été méconnu ; l'article 24 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article 5 de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ont été méconnus ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire : il soulève l'exception d'illégalité ; l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement : il soulève l'exception d'illégalité ;
- en ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français : il soulève l'exception d'illégalité ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ; cette interdiction est disproportionnée.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Mali sur la circulation et le séjour des personnes signée à Bamako le 26 septembre 1994 ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal administratif de Montreuil a délégué M. Charageat, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Hassaine, représentant M. A, qui s'en rapporte à ses écritures et soutient que le préfet a porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant dès lors que ce dernier est entré en 2014 en France alors qu'il était mineur et où il a effectué sa scolarité, qu'il est le père d'une fille née en 2017 dont la mère est une ressortissante franco-mauritanienne avec laquelle il justifie d'une vie commune depuis l'année 2019, qu'il travaille depuis cette même année en tant qu'aide menuisier et que la menace à l'ordre public invoquée par le préfet n'est pas caractérisée dès lors qu'elle est fondée sur une condamnation ancienne ainsi que sur des faits plus récents que le requérant regrette et qui n'ont pas donné lieu à des poursuites.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 décembre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé M. A, ressortissant malien né le 12 avril 1998 à Madiga Sako Kayes, à quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée vingt-quatre mois. M. A demande l'annulation des décisions contenues dans cet arrêté.
Sur la compétence du signataire des décisions attaquées :
2. Par un arrêté n° 2021-2400 du 16 septembre 2021, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives de la préfecture du 17 septembre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. C B, chef du bureau de l'éloignement, pour signer les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions, qui manque en fait, doit être écarté.
Sur les autres moyens d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise notamment que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, expose avec une précision suffisante les circonstances de fait qui ont conduit le préfet de la Seine-Saint-Denis à prononcer la décision en litige, sans qu'il ait été nécessaire d'y faire mention des éléments invoqués dans la requête. La décision en litige répond ainsi aux exigences de motivation résultant notamment de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen de la situation du requérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Le requérant soutient qu'il réside depuis l'année 2014 en France, où il a effectué une partie de sa scolarité, qu'il est le père d'une fille française née le 13 avril 2017, qu'il justifie d'une communauté de vie avec sa compagne, qui est la mère de cet enfant, et qu'il travaille depuis plus de trois ans. Toutefois, le requérant ne justifie pas avoir été scolarisé en France. En outre, s'il déclare vivre avec sa compagne et son enfant, sans d'ailleurs préciser depuis quelle date, il ne justifie pas de manière probante, par les seules pièces qu'il produit, que cette communauté de vie excèderait quelques mois, alors qu'au demeurant il n'a reconnu son enfant que le 1er février 2020. Ainsi, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il contribuerait à l'entretien et à l'éducation de son enfant durant une période significative. Par ailleurs le requérant allègue avoir bénéficié de titres de séjour, sans en justifier, alors qu'au demeurant il ressort des pièces du dossier qu'il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en mars 2019 et que sa demande a été rejetée par un arrêté du préfet de police du 27 mai 2020 qui l'a également obligé à quitter le territoire français. Il ne justifie pas davantage que des membres de sa fratrie résideraient régulièrement en France. Enfin, si le requérant fait valoir que l'altercation qui l'a opposée à une enseignante de sa fille au mois de septembre 2021 n'a pas fait l'objet de poursuites pénales et exprime à l'audience ses regrets quant à son comportement, il ressort des pièces du dossier qu'il a précédemment été condamné, par un jugement du tribunal correctionnel de Paris du 27 mars 2017, à un an d'emprisonnement dont quatre mois avec sursis notamment pour extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire et vol en réunion. Au regard de l'ensemble de ces circonstances, alors même que le requérant établit exercer une activité professionnelle depuis le mois de mai 2019, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision en litige aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi par cette décision. Par suite, les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant () ".
8. Il résulte de ce qui est dit au point 6 que le requérant ne justifie pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, née en 2017, depuis au moins deux ans. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En cinquième lieu, eu égard à ce qui est dit aux points 6 et 8, la décision en litige n'a pas méconnu l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ni, en tout état de cause, l'article 5 de la directive susvisée du 16 décembre 2008, qui protègent l'intérêt supérieur de l'enfant, de sorte que les moyens tirés de la méconnaissance de ces textes doivent être écartés.
En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement () ".
11. L'arrêté attaqué, qui vise notamment les articles L. 612-2 à L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne notamment que le requérant constitue une menace pour l'ordre public et qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Ainsi cet arrêté comporte la mention des considérations de droit et de fait sur lesquelles est fondée la décision en litige. Par suite le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit être écarté.
12. En deuxième lieu, pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire, le préfet s'est notamment fondé sur la circonstance que le requérant constitue une menace pour l'ordre public et qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Ces circonstances, qui sont établies eu égard à ce qui est dit au point 6, permettaient au préfet de refuser légalement d'accorder un délai de départ volontaire au requérant. Par suite, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen de la situation du requérant, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. En outre, eu égard aux conditions du séjour du requérant en France, cette décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
13. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut en tout état de cause qu'être écarté, dès lors que, ainsi qu'il a été dit, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
14. En premier lieu, l'arrêté du 8 décembre 2021, qui vise notamment l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce avec une précision suffisante les éléments de fait qui constituent le fondement de cette décision, en précisant que le requérant est un ressortissant malien et qu'il pourra être éloigné d'office à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout autre pays où il serait légalement admissible. Cette décision répond ainsi aux exigences de motivation prévues notamment par l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
15. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen de la situation du requérant.
16. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut en tout état de cause qu'être écarté, dès lors que, ainsi qu'il a été dit, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
17. En premier lieu, l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Et aux termes des dispositions de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
18. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. L'autorité administrative doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme présentant une telle menace.
19. L'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il a été fait application, ne retient l'existence d'aucune circonstance humanitaire pouvant justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour et expose les éléments relatifs aux conditions et à la durée du séjour de l'intéressé en France, notamment en ce qui concerne son comportement et ses attaches avec ce territoire. Ainsi, la décision en litige est suffisamment motivée tant dans son principe que dans sa durée.
20. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit, aucun délai de départ volontaire n'a été accordé au requérant. Ce dernier figure donc, pour ce seul motif, au nombre des ressortissants étrangers pouvant faire l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français. En outre le requérant ne justifie d'aucune circonstance humanitaire susceptible de conduire l'autorité administrative à ne pas prononcer une telle mesure. Dans ces conditions, le préfet a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, prononcer à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français. En outre, eu égard aux conditions du séjour du requérant en France, telles que décrites au point 6, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen de la situation de l'intéressé, la décision fixant à vingt-quatre mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.
21. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité ne peut en tout état de cause qu'être écarté, dès lors que, ainsi qu'il a été dit, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas illégale.
22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.
Le magistrat désigné par le président
du tribunal,
Signé
D. DLa greffière,
Signé
S. Saibi
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026