lundi 3 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2117897 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | VAYSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 10 décembre 2021, enregistrée le 24 décembre 2021 au greffe du tribunal, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal la requête présentée pour la société à responsabilité limitée (SARL) Sembat Pressing.
Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise le
22 novembre 2021, la société Sembat Pressing, représentée par Me Vaysse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'ordonnance n° 2005689 du 21 octobre 2021 par laquelle le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé à la somme de 3 013,99 euros toutes taxes comprises les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés de ce tribunal par ordonnance du 2 mars 2021 ;
2°) de diminuer le montant de la somme allouée à l'expert ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Boulogne-Billancourt la moitié de la somme allouée à l'expert ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Boulogne-Billancourt la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le montant des honoraires alloués à l'expert doit être réduit dans la mesure où la durée de ses déplacements n'aurait pas dû être prise en considération pour fixer le montant de la rémunération, pas davantage que les frais généraux de fonctionnement et les frais de photocopie sont excessifs ;
- elle n'est pas la partie succombante et le rapport présentait également une utilité pour la commune de Boulogne-Billancourt, il y a donc lieu de répartir les frais d'expertise à égalité entre les deux parties ;
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a présenté des observations, enregistrées le 2 février 2022.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 novembre 2022, la commune de Boulogne-Billancourt, représentée par Me Vaysse, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à la réduction du montant des honoraires de l'expert à 1 610 euros, et à la condamnation de la société Sembat Pressing à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la société Sembat Pressing n'est pas fondée à demander la répartition des frais d'expertise entre les deux parties ;
- à titre subsidiaire, si le tribunal faisait droit à la demande de répartition des frais d'expertise à parts égales entre les deux parties, le montant de ces frais devraient être réduits.
Par un mémoire enregistré le 14 mars 2023, la société Sembat Pressing déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Cayla, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, la société Sembat Pressing demande l'annulation de l'ordonnance du 21 octobre 2021 par laquelle le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a liquidé et taxé à la somme de 3 013,99 euros les frais de l'expertise ordonnée par le juge des référés de ce tribunal par ordonnance du 2 mars 2021, la diminution du montant de la somme allouée à l'expert et la mise à la charge de la commune de Boulogne-Billancourt de la moitié de cette somme.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 14 mars 2023, la société Sembat Pressing déclare se désister de sa requête. Le désistement d'instance de la société Sembat Pressing est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions formulées par la commune de Boulogne-Billancourt sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Boulogne-Billancourt présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la société Sembat Pressing.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Boulogne-Billancourt sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Sembat Pressing, au garde des sceaux, ministre de la justice, au président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, à la commune de Boulogne-Billancourt et à M. D B.
Délibéré après l'audience du 20 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Hoffmann, président,
- M. Marias, premier conseiller,
- Mme Parent, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 avril 2023.
La rapporteure,
Le président du tribunal,
M. AM. C La greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026