LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2117947

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2117947

vendredi 8 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2117947
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation11ème chambre
Avocat requérantMOUAFO TAMBO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 décembre 2021, M. B A, représenté par Me Mouafo, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour et l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, et lui a interdit d'y retourner pendant une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou subsidiairement " vie privée et familiale ", ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.

Il soutient que :

- le refus de séjour est entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- le refus de délai de départ volontaire est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;

- l'interdiction de retour est entachée d'erreur d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950,

- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 21 décembre 1990,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 23 juin 2022 :

- le rapport de M. E,

- et les observations de Me Mouafo, pour le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant kosovar, a sollicité le 22 juin 2021 son admission exceptionnelle au séjour. Il demande l'annulation de l'arrêté du 15 décembre 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et lui a interdit d'y retourner pendant une durée de deux ans.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en 2013 à l'âge de vingt-trois ans. Il fait valoir, d'une part, qu'il y réside depuis lors avec une compatriote et leur enfant né en 2017, lequel s'est vu reconnaître par la commission départementale des personnes handicapées un taux de handicap supérieur à 50 % et attribuer une orientation vers un service d'éducation spéciale et de soins à domicile, au motif selon un certificat médical du 2 novembre 2021, de troubles conséquents du langage et du comportement qui affectent l'enfant. Toutefois, dès lors que M. A ne fait pas valoir que sa compagne résiderait en situation régulière sur le territoire et ne justifie ni d'obstacles à la reconstitution de la cellule familiale dans son pays d'origine ni de ce que l'enfant ne pourrait y être pris en charge et y poursuivre sa scolarité, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". D'autre part, s'il justifie être titulaire d'un contrat de travail à durée indéterminée en qualité d'homme toute depuis le 3 mars 2020, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ".

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

4. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 que M. A n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale, méconnaît l'intérêt supérieur de son enfant protégé par le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ou est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français :

5. Aux termes de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

6. Si l'arrêté vise les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne, avant même la mention de toute mesure d'éloignement, le risque que M. A s'y soustraie, il n'en déduit pas expressément les conséquences qu'il en tire en ce qui concerne le délai de départ volontaire, et ne mentionne pas l'article L. 612-3 sur lequel il pourrait en outre être fondé. Il s'ensuit que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et par voie de conséquence de celle par laquelle il l'a interdit de retour sur le territoire français, même s'il demeure obligé de quitter le territoire français, dans le délai qui lui sera fixé par le préfet.

7. Il résulte de ce qui précède que l'arrêté du 15 décembre 2021 doit être annulé en tant seulement qu'il a refusé un délai de départ volontaire à M. A et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans.

8. L'annulation prononcée par le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a en conséquence lieu de rejeter les conclusions à fin d'injonction formées par le requérant.

9. Il n'y a enfin pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme au titre des frais d'instance exposés par M. A.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 15 décembre 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis est annulé en tant qu'il a refusé un délai de départ volontaire à M. A et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022 à laquelle siégeaient :

M. Hoffmann, président du tribunal,

M. Le Garzic, vice-président,

Mme Van Maele, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.

Le président,

Signé

M. D

Le rapporteur,

Signé

P. E

La greffière,

Signé

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions