lundi 17 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2200907 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | TAVARES DE PINHO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2127191 du 18 janvier 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil la requête présentée par M. A B.
Par cette requête et un mémoire enregistrés les 15 décembre 2021 et 12 décembre 2022, M. A B, représenté par Me Tavares de Pinho, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et convoquer la commission du titre de séjour, sous la même astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente de cet examen, une autorisation provisoire de séjour avec une autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à Me Tavares de Pinho, en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, ce dernier renonçant à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Il soutient que :
- en ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence : elle est insuffisamment motivée ; elle est entachée d'un vice de procédure en ce que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ; elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle repose sur un calcul erroné de son ancienneté de séjour en France et dans l'application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet a méconnu son pouvoir de régularisation en se croyant en situation de compétence liée ; elle méconnaît les stipulations des articles 6, paragraphes 1 et 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ; elle méconnaît l'article 7, paragraphe b, du même accord combiné avec l'article R. 5221-20 du code du travail ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français : elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un certificat de résidence ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire : elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- en ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 14 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 mai 2023.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle, au taux de 55%, par une décision du 15 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Charageat,
- et les observations de Me Tavares de Pinho, représentant M. B, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 11 août 1985 à Sétif, a sollicité le 9 janvier 2020 la délivrance d'un certificat de résidence algérien. Par un arrêté en date du 22 décembre 2020, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, qui vise l'article 7, paragraphe b, de l'accord franco-algérien susvisé et mentionne notamment que le requérant a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié et au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, énonce avec une précision suffisante, sans présenter de caractère stéréotypé, les éléments relatifs à la situation du requérant pris en compte par le préfet de la Seine-Saint-Denis pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité. Si le requérant allègue que sa situation a été inexactement prise en compte par le préfet, ces allégations sont sans lien avec l'exigence de motivation prévue par la loi. Par suite, le refus de titre de séjour attaqué, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivé. Le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision doit donc être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6, paragraphe 1, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut être utilement soulevé.
4. En troisième lieu, l'accord bilatéral franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et, en tout état de cause de celles de l'article L. 435-1 du même code ne peut être utilement soulevé.
5. En quatrième lieu, si le requérant ne peut utilement invoquer les dispositions de précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'accord franco-algérien, bien que ne prévoyant pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. D'une part, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige : " () / L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. () ".
7. M. B soutient que la commission du titre de séjour aurait dû être consultée dès lors qu'il réside habituellement en France depuis plus de dix ans. Toutefois, pour justifier de sa présence sur le territoire français du mois de mai 2012 au mois de janvier 2013 inclus, il produit uniquement une convocation datée du 19 décembre 2012 pour une consultation médicale fixée au 30 décembre 2012, à laquelle en outre il ne justifie pas s'être rendu. Cette seule pièce ne suffit pas à établir de manière probante le caractère habituel de la résidence en France du requérant durant cette période au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, à supposer même que le requérant ait séjourné habituellement sur le territoire français à compter du mois de février 2013, il ne justifie pas à la date de l'arrêté en litige d'une présence habituelle depuis plus de dix ans en France. Dans ces conditions, l'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour n'impliquait pas de consulter la commission du titre de séjour. Par conséquent, bien que l'inexécution d'une mesure d'éloignement n'implique pas de retrancher l'ancienneté de séjour en France qui l'a précédée et qu'ainsi le préfet s'est mépris sur les conséquences de la soustraction de l'intéressé à la mesure d'éloignement prononcé à son encontre le 15 février 2011, le moyen tiré du vice de procédure résultant du défaut de consultation de cette commission doit être écarté.
8. D'autre part, en présence d'une demande de régularisation présentée au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. M. B soutient qu'il réside depuis le 29 août 2009 en France, où il est parfaitement intégré, notamment professionnellement. Toutefois, il résulte de ce qui est dit au point 7 que le requérant résiderait habituellement en France depuis au plus tôt le mois de février 2013. En outre, il est constant que celui-ci est célibataire et sans enfant et il allègue sans l'établir que la totalité de ses attaches familiales se situent en France. Enfin, si le requérant justifie avoir été employé en tant que peintre en bâtiment depuis le mois d'avril 2018, il ne résulte pas de cette période d'activité, d'une durée effective d'environ deux ans à date de l'arrêté attaqué, qu'il justifierait d'une insertion professionnelle très significative. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, bien que l'inexécution d'une précédente décision d'éloignement n'emporte pas les conséquences mentionnées dans l'arrêté attaqué, le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas omis d'exercer son pouvoir de régularisation, n'a pas entaché son arrêté d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de l'intéressé ne répondait pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels justifiant dans ce cadre son admission au séjour par la délivrance tant d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " que d'un titre de séjour portant la mention " salarié ".
10. En cinquième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui énonce que " " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ", de l'article 6, paragraphe 5, de l'accord franco-algérien susvisé qui énonce que le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit " Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus " et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant que ceux mentionnés au point 9.
11. En sixième lieu aux termes du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes professions et toutes régions, renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française ".
12. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser de délivrer à M. B un certificat de résidence sur le fondement de ces stipulations, le préfet de la Seine-Saint-Denis s'est fondé sur la circonstance que celui-ci ne s'était pas soumis au contrôle médical exigé et avait présenté un contrat de travail qui n'était pas visé par l'autorité compétente. Si le requérant soutient qu'en application de l'article R. 5221-20 du code du travail il appartenait au préfet d'instruire sa demande d'autorisation de travail au regard des critères fixés par ce texte, en tout état de cause il n'allègue pas qu'il aurait justifié s'être soumis au contrôle médical prévu par les stipulations précitées du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien, de sorte que sa demande pouvait être rejetée pour ce seul motif. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations et de l'article R. 5221-20 du code du travail doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour qui aurait pour effet de priver de base légale la décision d'éloignement ne peut qu'être écarté.
14. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10.
Sur la décision d'octroi d'un délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, il résulte de ce précède que le moyen tiré de ce que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entraînerait l'illégalité de la décision en litige doit être écarté.
16. Eu égard aux conditions du séjour en France du requérant, telles que décrites au point 9, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant à trente jours le délai de départ volontaire le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
17. En premier lieu, il résulte de ce précède que le moyen tiré de ce que l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entraînerait l'illégalité de la décision en litige doit être écarté.
18. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment à ce qui est dit au point 9, alors que le requérant est un ressortissant algérien, qu'en désignant comme pays de renvoi, conformément aux dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, le pays dont l'intéressé a la nationalité, le pays qui a délivré à ce dernier un document de voyage en cours de validité ou tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible, le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du 22 décembre 2020 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2023.
Le rapporteur,
D. Charageat
La présidente,
J. Jimenez
La greffière,
S. Saibi
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026