mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2201816 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | BIDAULT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 1er février 2022 et le 30 août 2022, la SAS Antonelle, représentée par Me Bidault, demande au Tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les décisions implicites nées du silence de l'administration sur ses demandes du 31 août 2021 et du 7 septembre 2021 par lesquelles le directeur départemental des finances publiques a rejeté ses demandes d'aide exceptionnelle pour le mois de mai 2021 au titre du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l'épidémie de Covid-19, ensemble la décision prise par le conciliateur fiscal le 2 décembre 2021 ;
2°) d'enjoindre au directeur général des finances publiques de réexaminer les demandes d'aides sollicitées au titre du fonds de solidarité et de procéder à leur versement dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le retard avec lequel elle a déposé sa demande d'aide d'exceptionnelle est dû à l'arrêt maladie de son employé comptable ;
- elle est éligible au fonds de solidarité au titre du mois de mai 2021.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2022, le directeur départemental des finances publiques conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du conciliateur fiscal du département de la Seine-Saint-Denis du 2 décembre 2021 sont irrecevables ;
- les moyens soulevés par la SAS Antonelle ne sont pas fondés.
Un mémoire en défense présenté par le directeur départemental des finances publiques a été enregistré le 7 octobre 2022 et n'a pas été communiqué.
Par une décision du 15 septembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée le 17 octobre 2022.
Vu :
- l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;
- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fabre, rapporteure,
- et les conclusions de M. Noël, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée Antonelle a présenté deux demandes d'aide au titre du fonds de solidarité créé par l'ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 pour le mois de mai 2021. Par deux décisions nées du silence de l'administration sur ses demandes du 31 août 2021 et du 7 septembre 2021, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis a implicitement refusé d'y faire droit. La société requérante a ensuite sollicité le conciliateur fiscal qui a confirmé le refus de l'administration par une décision du 2 décembre 2021. La SAS Antonelle demande l'annulation de ces trois décisions.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Le courrier du 2 décembre 2021 du conciliateur fiscal de la Seine-Saint-Denis émanant d'une autorité qui n'a pas été instituée par des dispositions législatives ou réglementaires, et qui se borne, en l'espèce, à intervenir à l'amiable dans le litige opposant le requérant au directeur départemental des finances publiques n'a pas le caractère d'un acte décisoire, susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis et de rejeter les conclusions de la requête dirigées contre le courrier du 2 décembre 2021 comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction:
3. Aux termes de l'article 3-2 du décret du 30 mars 2021 : " V.-La demande d'aide au titre du présent article est réalisée par voie dématérialisée au plus tard le 31 juillet 2021." .
4. Pour rejeter la demande de la SAS Antonelle tendant au versement de l'aide exceptionnelle mentionnée ci-dessus, le directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis a, dans son mémoire en défense, constaté l'absence de dépôt, dans les délais requis, de demande d'aide au titre du mois de mai 2021. Il est constant que la SAS Antonelle a déposé une demande d'aide exceptionnelle au titre du mois de mai au plus tôt le 31 août 2021. Ainsi, et dès lors qu'elle ne peut utilement se prévaloir du congé maladie de son comptable, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration a rejeté ses demandes de bénéfice de l'aide exceptionnelle accordée aux entreprises par le fonds de solidarité institué pour aider financièrement les personnes physiques et morales particulièrement touchées par les conséquences de l'épidémie de covid-19.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SAS Antonelle doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de la SAS Antonelle est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Antonelle et au directeur départemental des finances publiques de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Auvray, président,
M. Thobaty, premier conseiller,
Mme Fabre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
La rapporteure,
signé
A.-L. Fabre Le président,
signé
B. Auvray
Le greffier,
signé
S. Werkling
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026