mercredi 17 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2203240 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | PATUREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 février 2022, Mme B A, représentée par Me Patureau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis ou au préfet territorialement compétent de lui délivrer, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, soit une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles L. 435-1 ou L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, soit une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", sur le fondement du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'une incompétence de son signataire ;
- cet arrêté est insuffisamment motivé ;
- l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie, alors qu'elle réside en France depuis plus de dix ans et qu'elle justifie de motifs exceptionnels et de considérations humanitaires permettant son admission au séjour ;
- l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnus ;
- l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant a été méconnu ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 avril 2023, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Dakar le 1er août 1995 ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relatif à la gestion concertée des flux migratoires, signé à Dakar le 23 septembre 2006 et l'avenant à cet accord, signé à Dakar le 25 février 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Charageat,
- et les observations de Me Desouches substituant Me Patureau, représentant Mme A.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante sénégalaise née le 8 décembre 1977 à Guediawaye, a déposé une demande de titre de séjour le 7 mai 2021. Par un arrêté du 25 janvier 2022 le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme A demande l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2021-1827 du 19 juillet 2021, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives spécial du 19 juillet 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. D C, sous-préfet du Raincy, signataire de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les décisions prises en matière de police des étrangers, dans les limites de l'arrondissement du Raincy. Par suite, alors qu'il ressort des pièces du dossier que la requérante réside dans la commune des Pavillons-sous-Bois, qui est située dans cet arrondissement, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la requérante soutient qu'il incombe au préfet de justifier son refus en précisant les éléments relatifs à la situation personnelle et professionnelle du demandeur. Elle entend ainsi se prévaloir de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour. Toutefois, l'arrêté attaqué, qui vise notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, énonce avec une précision suffisante les considérations de fait qui ont conduit le préfet à prendre cette décision, sans qu'il ait été nécessaire d'exposer d'autres éléments relatifs à sa situation. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
5. D'une part, Mme A soutient que la commission du titre de séjour aurait dû être consultée dès lors qu'elle réside habituellement en France depuis plus de dix ans. Toutefois, elle ne justifie pas avoir été présente en France durant l'année 2011 et ne produit pour prouver sa résidence en France au cours de l'année 2012 qu'une facture d'achat datée du 21 février et des ordonnances médicales établies les 2, 10 et 17 juillet. Ces seules pièces ne suffisent pas à établir de manière probante le caractère habituel de la résidence en France de la requérante durant l'année 2012 au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, à supposer même que la requérante ait séjourné continuellement sur le territoire français à compter de l'année 2013, elle ne justifie pas à la date de l'arrêté en litige d'une résidence habituelle depuis plus de dix ans en France. Dans ces conditions, l'examen de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour n'impliquait pas de consulter la commission du titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure résultant du défaut de consultation de cette commission doit être écarté.
6. D'autre part, en présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat lui permettant d'exercer une activité, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là-même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. Mme A soutient que depuis le 29 septembre 2010 elle réside continuellement en France, où elle a séjourné en situation régulière durant quatre ans, qu'elle est la mère d'un enfant né le 11 mars 2014, issu de son union avec un ressortissant Français avec lequel elle justifie d'une communauté de vie de plus de huit ans. Toutefois, il résulte de ce qui est dit au point 5 que la requérante résiderait habituellement en France depuis tout au plus le mois de janvier 2013. S'agissant de la communauté de vie invoquée, le préfet a estimé qu'elle ne présentait pas un caractère stable et durable et que la relation du couple constituait un concubinage de complaisance visant à permettre à la requérante d'obtenir un titre de séjour après un refus opposé à sa demande de renouvellement de titre de séjour par un arrêté préfectoral du 24 janvier 2020. A cet égard, la requérante ne justifie pas, en l'absence de tout élément permettant de l'établir, qu'elle aurait eu une résidence commune avec le père de son enfant avant le 9 février 2016, date d'effet d'un contrat de location relatif à un logement conclu conjointement par les intéressés. Elle n'établit pas davantage avoir habité en permanence avec ce dernier à compter de cette date, compte tenu du nombre très insuffisant des pièces permettant d'en justifier y compris au regard du seul critère de concordance des adresses mentionnées sur certaines d'entre elles, alors que les attestations d'hébergement du père de l'enfant en date du 15 février 2021 et l'attestation d'un fournisseur d'électricité établie le 15 février 2022, postérieurement à l'arrêté attaqué, sont en tout état de cause dépourvues de caractère probant. En outre, il ressort des pièces du dossier que Mme A a déclaré auprès des services fiscaux avoir perçu une pension alimentaire versée par le père de son enfant durant les années 2016 et 2018, qu'elle a déposé une demande de logement locatif social tendant à loger uniquement deux personnes et, enfin, que le père de son enfant est devenu le père d'un autre enfant né le 25 janvier 2021, issu d'une autre filiation maternelle. En tout état de cause, la requérante ne saurait se prévaloir d'une longue vie commune avec un ressortissant français dès lors que le père de son enfant a acquis la nationalité française par un décret de naturalisation du 17 juin 2020. Par ailleurs, si Mme A établit avoir été employée depuis la fin du mois de décembre 2016, en tant qu'agent de service, agent de propreté, assistante de vie et agent des services hospitaliers, il ressort des pièces du dossier qu'elle ne justifie occuper un emploi stable et à temps plein que depuis l'année 2020, sa période d'activité antérieure présentant un caractère discontinu et se rapportant le plus souvent à des emplois à temps partiel, de sorte que son insertion professionnelle ne présente pas l'intensité alléguée. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard notamment des liens personnels et familiaux de Mme A ainsi que de son enfant en France, bien que la requérante ait été titulaire de titres de séjour du mois de juillet 2015 au mois de novembre 2018, que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait entaché son arrêté d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation de l'intéressée ne répondait pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 précité, par la délivrance tant d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " que d'un titre de séjour portant la mention " salarié ".
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. () ". Aux termes de de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, qui énonce notamment que " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
9. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées ainsi que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qui entacherait les décisions attaquées eu égard à leurs conséquences sur la situation de la requérante doivent être écartés pour les mêmes motifs relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle de cette dernière que ceux mentionnés au point 7.
10. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 susvisée : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Mme A soutient que la décision en litige conduirait à séparer sa fille de l'un de ses parents. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard en particulier de l'absence de communauté de vie des parents, ainsi qu'il est dit au point 7, que la décision attaquée aurait pour conséquence de séparer cet enfant de son père, alors qu'il n'est au demeurant pas allégué que celui-ci contribuerait à l'entretien et à l'éducation de cet enfant. Dans ces conditions, il n'existe pas d'obstacle à ce que la requérante retourne dans son pays d'origine accompagnée de son enfant, eu égard au jeune âge de celle-ci et à la faible durée de sa scolarisation. Par suite, l'arrêté attaqué n'a pas pour conséquence de porter une atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant ni, dès lors, de méconnaître les stipulations précitées de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 20 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
M. Charageat, premier conseiller,
Mme Nour, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 mai 2023.
Le rapporteur,
D. Charageat
La présidente,
J. JimenezLe greffier,
C. Chauvey
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026