jeudi 20 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2203285 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | GUERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces complémentaires et des mémoires enregistrés les 26 février, 17 mars, 15 août, 19 septembre et 25 octobre 2022, M. G B, A F B, A K E, M. I M et M. N H, représentés par Me Guérin, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Drancy a délivré un permis de construire à l'Office public de l'Habitat (OPH) de Drancy en vue de démolir deux maisons, de construire un immeuble collectif à usage d'habitation de 5 logements sociaux ainsi que 5 places de stationnement, et de modifier la clôture sur rue sur un terrain situé 18 rue Jean Wirbel, ensemble les décisions portant rejet implicite des recours gracieux des 18 et 25 novembre 2021 dirigés contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Drancy une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent, dans le dernier état de leurs écritures, que l'arrêté attaqué :
- est entaché d'incompétence ;
- méconnait les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'urbanisme, dès lors que le pétitionnaire ne justifie pas d'un titre de propriété ou de toute autre convention l'autorisant à engager des travaux sur la parcelle terrain d'assiette du projet, et que cette circonstance est constitutive d'une fraude ;
- méconnait les dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme, dès lors que des pièces complémentaires au dossier de demande de permis de construire ont été enregistrées le 26 juillet 2021, et que le service de la voirie a rendu son avis le 29 juin 2021, de sorte qu'il n'a pas pu rendre d'avis au regard de ces nouvelles pièces ;
- méconnait l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme, dès lors que le projet porte sur une dépendance du domaine public, que le dossier de demande ne comportait pas l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation du domaine public, et que cette circonstance est constitutive d'une fraude ;
- est entaché d'illégalité, dès lors que le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) est lui-même illégal, dans la mesure où les dispositions des articles UG 4, UG 7, UG 9, UG 10 et UG 13 opèrent une discrimination importante entre les logements non sociaux et les logements sociaux, au bénéfice de ces derniers, qui n'est pas justifiée par le rapport de présentation ou le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) ;
- méconnait les dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, dès lors que la notice paysagère, le volet assainissement et réseaux, le traitement des végétations, les matériaux et les couleurs, le document graphique, les photographies et les angles de prises de vues qui y sont annexées, le plan de masse et les modalités de raccordement aux réseaux publics du dossier de demande de permis de construire sont insuffisants ;
- méconnait les dispositions de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme, dès lors que le dossier de demande de permis de construire ne précise pas suffisamment les démolitions projetées et que les pièces relatives à ces démolitions ne comportent pas de tampon d'enregistrement des services de la commune ;
- est entaché d'illégalité, dès lors que le dossier de demande ne comportait aucune étude des sols, alors qu'il existe des risques d'instabilité du terrain d'assiette du projet et des terrains avoisinants, dans la mesure où il est probable que les sols sont composés de sables et comprennent des cendres accumulées, issues des poêles à charbon ;
- méconnait les dispositions de l'article R. 424-7 du code de l'urbanisme, dès lors que le montant des contributions instituées par ces dispositions n'y est pas mentionné ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 3 du règlement du PLU, dès lors que les dimensions de l'entrée ne sont pas précisées sur le plan de masse et ne permettent pas de s'assurer du respect de ces dispositions, qu'aucune précision n'est apportée, tant aux termes de l'article UG 3 qu'aux termes du dossier de demande de permis de construire, afin de contrôler que le projet répondra aux exigences liées à la sécurité civile et à la lutte contre l'incendie, qu'aucune voie de retournement pour les véhicules de secours n'est prévue, et que la voie publique, d'une largeur d'environ 4 mètres, ne sera pas suffisante pour absorber le flux de véhicules créé par le projet ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 4 du règlement du PLU, dès lors qu'il n'est pas possible de contrôler si les modalités de raccordement ou de desserte aux réseaux publics d'eau potable, d'assainissement ou d'électricité sont respectées, que la direction de l'eau et de l'assainissement de l'établissement public territorial (EPT) Paris Terre d'Envol a rendu un avis défavorable le 26 août 2021, en raison de l'absence, notamment, de bacs à graisse, cette dernière n'ayant pas été palliée par des compléments du pétitionnaire, que la société Véolia n'a pas pu se prononcer au regard des lacunes du dossier de demande, qu'aucune prescription particulière relative à la nécessité de créer un poste de distribution publique d'électricité pour accueillir la densification du secteur n'a été édictée, et qu'aucun élément du dossier n'apporte de précisions quant à la gestion et la collecte des déchets ménagers ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 7 du règlement du PLU, dès lors que les deux façades latérales sont d'une longueur supérieure à 12 mètres et qu'il n'est pas possible de contrôler si ces façades, implantées en limites séparatives latérales, comportent des ouvertures, de sorte qu'il n'est pas possible de s'assurer du respect de ces dispositions, et qu'en l'absence de conventionnement ou d'agrément de l'Etat, les logements ne sauraient être qualifiés de logements sociaux et bénéficier des dispositions dérogatoires prévues par ces mêmes dispositions ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 9 du règlement du PLU, dès lors que la notice PC4 du dossier de demande de permis de construire ne précise pas si la surface de l'emprise au sol des constructions respecte ces dispositions, qu'il ressort de l'analyse succincte des plans de niveaux qu'un doute substantiel existe sur le respect de cette exigence, et qu'en l'absence de conventionnement ou d'agrément de l'Etat, les logements ne sauraient être qualifiés de logements sociaux et bénéficier des dispositions dérogatoires prévues par ces mêmes dispositions ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 10 du règlement du PLU, dès lors que le projet excède le gabarit R+1+C et qu'il est d'une hauteur supérieure à 10 mètres au faîtage, et qu'en l'absence de conventionnement ou d'agrément de l'Etat, les logements ne sauraient être qualifiés de logements sociaux et bénéficier des dispositions dérogatoires prévues par ces mêmes dispositions ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 11 du règlement du PLU et les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, dès lors qu'au regard du caractère pavillonnaire du quartier, le projet, au regard de ses dimensions, des couleurs des façades, de la présence d'un " skydome escalier ", du traitement insuffisant des clôtures, et de l'absence de caves et greniers, qui permettra la transformation des balcons en débarras, le projet ne s'intègrera pas harmonieusement dans son environnement urbain ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 12 du règlement du PLU, dès lors que le projet ne prévoit pas, au niveau des places de stationnement projetées, l'installation de bornes de rechargement des véhicules électriques hybrides ou rechargeables et que le dossier de demande de permis de construire ne précise pas les modalités de stationnement des deux-roues motorisés ;
- méconnait les dispositions de l'article UG 13 du règlement du PLU, dès lors que le traitement des espaces libres n'est pas suffisamment précisé, de sorte qu'il n'est pas possible de contrôler le respect de ces dispositions, et que la notice descriptive ne précise pas si les deux arbres abattus seront replantés ;
- méconnait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'aucune étude de faisabilité technique du projet n'a été réalisée, alors qu'il existe un enjeu lié à la stabilité des pavillons voisins, qu'aucune précision n'est apportée s'agissant de l'état du sol et du sous-sol, alors que les incidences des mouvements des sols doivent être limitées au regard de l'instabilité des sols, qu'il n'a pas été recherché s'il existait des risques en termes de sécurité publique s'agissant de l'accès des véhicules de lutte contre l'incendie et de secours, au regard de l'étroitesse de la voie publique, et de l'augmentation de la circulation routière sur des voies publiques inadaptées à ces nouveaux flux, y compris pour les piétons, qu'aucune mesure n'a été prise pour limiter les incidences du projet en termes de nuisances sonores, en particulier au regard de la circulation routière engendrée et de l'installation des dispositifs de ventilation mécanique contrôlée (VMC) ;
- méconnait les dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme, dès lors que la protection du cadre de vie des requérants et de leurs voisins est compromise par la réalisation du projet, dont les dimensions ne sont pas adaptées au tissu environnant, et n'est assorti d'aucune prescription spéciale à ce titre, alors que la proximité du projet avec les constructions voisines, et notamment celles des requérants, justifiait que l'autorité administrative assortisse sa décision de prescriptions spéciales de nature à protéger les droits des intéressés au respect de leur vie privée et de leur domicile, et, plus généralement, d'un environnement sain et protégé.
Par un mémoire en intervention enregistré le 25 octobre 2022, M. L H, représenté par Me Guérin, demande au tribunal :
1°) de déclarer son intervention au soutien des conclusions de M. et A B, P A E, de M. M et de M. H recevable ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Drancy a délivré un permis de construire à l'Office public de l'Habitat (OPH) de Drancy en vue de démolir deux maisons, de construire un immeuble collectif à usage d'habitation de 5 logements sociaux ainsi que 5 places de stationnement, et de modifier la clôture sur rue sur un terrain situé 18 rue Jean Wirbel, ensemble les décisions portant rejet implicite des recours gracieux des 18 et 25 novembre 2022 dirigés contre cet arrêté.
Par des mémoires en défense enregistrés les 19 juillet, 7 octobre et 7 novembre 2022, la commune de Drancy, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient, d'une part, que la requête, en tant qu'elle est présentée par les époux B, est irrecevable, dès lors qu'elle est tardive, et, d'autre part, en tant qu'elle est présentée par M. N H, est irrecevable, dès lors qu'il n'a pas d'intérêt pour agir, que l'intervention de M. L H est irrecevable, dès lors qu'il n'a pas d'intérêt pour intervenir, que le moyen tiré de l'exception d'illégalité des dispositions des articles UG 4, UG 7, UG 9, UG 10 et UG 13 du règlement du PLU est irrecevable, et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense enregistrés les 20 juillet, 30 août et 7 octobre 2022, l'OPH de Drancy, représenté par Me Parmentier, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal, en cas d'annulation du permis de construire attaqué, l'application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et de mettre à la charge des requérants une somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la requête, en tant qu'elle est présentée par les époux B, est irrecevable, dès lors qu'elle est tardive, et, d'autre part, en tant qu'elle est présentée par M. N H, est irrecevable, dès lors qu'il n'a pas d'intérêt pour agir, que le moyen tiré de l'exception d'illégalité des dispositions des articles UG 4, UG 7, UG 9, UG 10 et UG 13 du règlement du PLU est irrecevable, et qu'aucun des autres moyens de la requête n'est fondé.
Des pièces ont été enregistrées le 4 avril 2023 pour la commune de Drancy et n'ont pas été communiquées.
Vu :
- la décision attaquée ;
- l'avis envoyé aux parties, en date du 20 septembre 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, informant les parties que l'affaire était susceptible d'être inscrite au rôle d'une audience du premier trimestre 2023 et que la clôture d'instruction était susceptible d'intervenir à compter du 10 octobre 2022 ;
- l'ordonnance du 2 décembre 2022 portant clôture immédiate de l'instruction ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de A Hardy, rapporteure ;
- les conclusions de M. Löns, rapporteur public ;
- et les observations de Me Guérin, représentant les requérants et l'intervenant volontaire, de Me Alibay, représentant la commune de Drancy, et de Me Panzani, représentant l'OPH de Drancy.
Deux notes en délibéré ont été enregistrées, l'une pour la commune de Drancy et l'autre pour les requérants, 12 avril 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 24 septembre 2021, la maire de la commune de Drancy a délivré à l'OPH de Drancy un permis de construire en vue de démolir deux maisons, de réaliser un immeuble collectif à usage d'habitation de 5 logements sociaux, une aire de stationnement de 5 places, et de modifier la clôture sur rue sur un terrain situé 18 rue Jean Wirbel. M. et A B, A E, M. M et M. H demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble les décisions portant rejet implicite des recours gracieux des 18 et 25 novembre 2021 dirigés contre cet arrêté.
Sur la recevabilité de la requête :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
3. Il ressort des pièces du dossier que A E et M. M sont les voisins immédiats du projet et font valoir que, compte tenu de la proximité et de la hauteur de la construction projetée par rapport à leur terrain, ils subiront une perte d'ensoleillement ainsi qu'une perte d'intimité, notamment dans les conditions d'occupation de leur maison et de jouissance de leur jardin. Par suite, dès lors que la fin de non-recevoir tirée du défaut d'intérêt à agir de A E et M. M doit être écartée, la présente requête est recevable, sans qu'il y ait lieu de rechercher si les demandes présentées par les autres requérants sont recevables.
Sur l'intervention de M. L H :
4. Est recevable à former une intervention, devant le juge du fond, toute personne qui justifie d'un intérêt suffisant eu égard à la nature et à l'objet du litige. M. H, propriétaire d'un bien situé 25 rue Chavez, fait valoir que ce dernier engendrera des troubles dans les conditions d'occupation et de jouissance de celui-ci, dès lors qu'il emportera création de vues. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la maison de M. H est éloignée du terrain d'assiette de la construction projetée et, qu'eu égard à sa situation géographique et à sa hauteur, cette dernière n'emportera aucune création de vues. En outre, si M. H soutient que le projet portera atteinte au caractère pavillonnaire du quartier, cette circonstance ne saurait suffire à lui conférer un intérêt à intervenir. M. H ne justifie, par suite, d'aucun intérêt à obtenir l'annulation du permis de construire attaqué. Il s'ensuit que son intervention volontaire en demande est irrecevable et doit être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, M. J O, adjoint au maire chargé de l'urbanisme, a reçu délégation de signature du maire de Drancy par un arrêté n° 200637df du 12 juin 2020, transmis au contrôle de légalité et affiché en mairie le jour-même, pour signer, notamment, les permis de construire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En deuxième lieu, termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; / c) Soit par une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique ". Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 431-5 du même code : " La demande comporte également l'attestation du ou des demandeurs qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une demande de permis ".
7. En vertu de l'article R. 431-4 du même code, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations et pièces limitativement énumérées aux articles R. 431-5 à R. 431-33-1, aucune autre information ou pièce ne pouvant être exigée par l'autorité compétente. Par ailleurs, le permis est délivré sous réserve du droit des tiers et s'il vérifie la conformité du projet aux règles et servitudes d'urbanisme, il ne vérifie pas si le projet respecte les autres réglementations et les règles de droit privé.
8. Il résulte des dispositions précitées que les demandes de permis de construire doivent seulement comporter l'attestation du pétitionnaire qu'il remplit les conditions définies à l'article R. 423-1 cité ci-dessus. Ainsi, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 du même code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande.
9. En l'espèce, il ressort du formulaire de demande de permis de construire que le pétitionnaire a attesté avoir qualité pour présenter sa demande, et qu'il ne peut être exigé de ce dernier qu'il justifie d'un titre de propriété ou de tout autre document l'autorisant à engager des travaux sur le terrain d'assiette du projet dont il n'est pas propriétaire. Par ailleurs, la seule circonstance que le pétitionnaire ne justifie pas d'un titre de propriété ou d'une convention l'autorisant à engager des travaux sur le terrain d'assiette du projet n'est pas constitutive d'une fraude. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme précitées doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 424-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision met à la charge du bénéficiaire du permis une ou plusieurs des contributions mentionnées à l'article L. 332-28, elle fixe le montant de chacune d'elles () ".
11. Si les requérants soutiennent que l'arrêté attaqué ne fait état d'aucune précision au titre des contributions financières instituées par les dispositions de l'article R. 424-7 du code de l'urbanisme précitées, il ne ressort pas des termes de cet arrêté qu'il fixerait une quelconque contribution au titre de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté comme inopérant.
12. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur ".
13. Il ressort des pièces du dossier que le service de la voirie règlementaire de la commune de Drancy a été consulté et qu'il a rendu son avis le 29 juin 2021. S'il est soutenu que des pièces complémentaires ont été enregistrées le 26 juillet 2021, de sorte que le service de la voirie n'a pas rendu un avis éclairé au regard de ces nouvelles pièces, il ressort des pièces du dossier que ces dernières, qui consistaient seulement en un plan de masse complémentaire, n'ont pas modifié le projet s'agissant des éléments soumis à l'appréciation de ce service et ne justifiaient donc pas une nouvelle saisine, et n'étaient pas de nature à rendre caduc l'avis du 29 juin 2021. De surcroit, cet avis se borne à préconiser la réalisation d'un bateau au niveau du trottoir, et il ressort des pièces du dossier que ce dernier sera réalisé par la commune, de sorte qu'aucun accord préalable de cette dernière n'était nécessaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme doit être écarté.
14. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ".
15. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que les portes du portail d'accès des véhicules au terrain d'assiette du projet s'ouvrent vers l'intérieur et que les travaux d'aménagement du trottoir mentionnés ci-dessus seront réalisés par la commune, et non par le pétitionnaire. Par suite, le projet ne porte pas sur une dépendance du domaine public, et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme doit être écarté comme inopérant.
16. En sixième lieu, lorsqu'un motif d'illégalité non étranger aux règles d'urbanisme applicables au projet est susceptible de conduire à remettre en vigueur tout ou partie du document local d'urbanisme immédiatement antérieur, le moyen tiré de l'exception d'illégalité du document local d'urbanisme à l'appui d'un recours en annulation d'une autorisation d'urbanisme ne peut être utilement soulevé que si le requérant soutient également que cette autorisation méconnaît les dispositions pertinentes ainsi remises en vigueur.
17. Il est soutenu que les dispositions des articles UG 4, UG 7, UG 9, UG 10 et UG 13 du règlement du PLU alors applicables sont illégales, dès lors que les dérogations accordées au bénéfice des logements sociaux, d'une part, ne figurent ni au sein du rapport de présentation, ni au sein du PADD du PLU, et, d'autre part, qu'elles créent une discrimination importante selon la qualification de logements sociaux des logements projetés. Si les motifs d'illégalité ainsi invoqués ne sont pas étrangers aux règles d'urbanisme applicables au projet et qu'ils sont susceptibles de conduire à remettre en vigueur une partie du PLU immédiatement antérieur, les requérants ne soutiennent toutefois pas que le projet méconnaitrait également les dispositions pertinentes du PLU ainsi remises en vigueur. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité des dispositions des articles UG 4, UG 7, UG 9, UG 10 et UG 13 du règlement du PLU doit être écarté comme inopérant.
18. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-9 de ce code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement () ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce même code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
19. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
20. D'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, le plan de masse du dossier de demande est coté dans les trois dimensions, fait apparaître les plantations créées et indique les modalités de raccordement du projet au réseau public d'électricité. Par ailleurs, le plan de masse des constructions à démolir figure les deux arbres devant être abattus, dont l'existence est, en outre, mentionnée dans la notice paysagère. Enfin, il ne résulte pas des dispositions précitées qu'une note de gestion des eaux pluviales et usées aurait dû être jointe au dossier de permis de construire.
21. D'autre part, si la notice descriptive du projet indique que la zone est pavillonnaire et que les constructions voisines sont de type R+1+C, il est constant que ne figure au dossier de permis de construire que la représentation graphique de la construction projetée depuis la rue Wirbel. Par ailleurs, si cette même notice précise que seront utilisés un enduit blanc gratté fin, un habillage en bardage bois - épicéa peint, des menuiseries PVC et aluminium au rez-de-chaussée, ainsi qu'une tôle en aluminium pour l'habillage des menuiseries et des modénatures, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces mentions vaudraient également pour les façades latérales de la construction projetée. En outre, il est constant que le dossier ne comporte aucun plan de ces façades latérales qui n'apparaissent pas davantage sur les représentations graphiques. Par ailleurs, ni les plans des niveaux présents au dossier, ni aucune autre pièce du dossier ne permettent de déterminer s'il existe des ouvertures sur les façades latérales au niveau des combles. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que les lacunes du dossier de demande de permis de construire en ce qui concerne la représentation et le traitement des façades latérales du projet l'entachent d'insuffisances de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur sa conformité à la réglementation applicable.
22. En huitième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : () / b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement ".
23. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort de l'annexe jointe au dossier de demande de permis de construire portant bordereau de dépôt des pièces jointes lorsque le projet comporte des démolitions, qu'un plan de masse des constructions à démolir ainsi qu'une photographie des bâtiments à démolir ont été joints au dossier de demande le 28 juin 2021 et que ces documents ont été dûment tamponnés par les services de la commune à cette même date. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme doit être écarté.
24. En neuvième lieu, aux termes de l'article R. 431-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire comprend : / a) Les informations mentionnées aux articles R. 431-5 à R. 431-12 ; / b) Les pièces complémentaires mentionnées aux articles R. 431-13 à R. * 431-33-1 ; / c) Les informations prévues aux articles R. 431-34 et R. 431-34-1. / Pour l'application des articles R. 423-19 à R. 423-22, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations mentionnées au a et au b ci-dessus. / Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ". L'article R. 431-16 du même code prévoit que le dossier de permis de construire comprend selon les cas " f) Lorsque la construction projetée est subordonnée par un plan de prévention des risques naturels prévisibles () à la réalisation d'une étude préalable permettant d'en déterminer les conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation, une attestation établie par l'architecte du projet ou par un expert certifiant la réalisation de cette étude et constatant que le projet prend en compte ces conditions au stade de la conception () o) Lorsque le projet est situé dans un secteur d'information sur les sols (), une attestation établie par un bureau d'études certifié dans le domaine des sites et sols pollués, ou équivalent, garantissant la réalisation d'une étude de sols et sa prise en compte dans la conception du projet de construction ".
25. D'une part, si les requérants allèguent, sans l'établir, que les sols et sous-sols du terrain d'assiette sont instables en raison de la présence de sables et de cendres, il ne ressort pas des pièces du dossier que celui-ci se situerait dans un secteur couvert par un plan de prévention, ou un secteur d'information sur les sols, pour lesquels le dossier de permis de construire doit comprendre une attestation garantissant la réalisation d'une étude préalable, portant notamment sur les sols. D'autre part, et en tout état de cause, aucune disposition du code de l'urbanisme ne prévoit que cette étude des sols doive figurer au sein du dossier de permis de construire. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'une étude des sols aurait dû être jointe au dossier de demande.
26. En dixième lieu, aux termes de l'article UG 3 du règlement du PLU alors applicable : " Accès et voirie / I - Accès / 1- Aucune opération ne peut prendre accès sur les parcs de stationnement publics ou sur les voies publiques et privées n'ayant pas au moins une emprise de 3,50 m de large. / 2- Les accès doivent permettre de satisfaire aux règles minimales de desserte, et notamment pour la défense contre l'incendie, la protection civile, le brancardage. / 3- Les ouvrages techniques destinés aux services de distribution d'électricité, de gaz et de téléphone et les locaux techniques ne sont pas assujettis aux règles ci-dessus. / II - Voirie / 1-Toute construction doit être desservie par une voie viabilisée publique ou privée. / 2- Les voies se terminant en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent aisément faire demi-tour () ".
27. Les requérants soutiennent que les dimensions de l'entrée ne sont pas précisées sur le plan de masse et que cette circonstance ne permet pas de s'assurer du respect des dispositions précitées, qu'aucune précision permettant de contrôler que le projet répondra aux exigences de la sécurité civile et de la lutte contre l'incendie, qu'aucune voie de retournement pour les véhicules de secours n'est prévue et que la voie publique, d'une largeur d'environ 4 mètres, ne sera pas suffisante pour absorber le flux de véhicules créé par le projet. Toutefois, les dispositions précitées ne réglementent pas la largeur de l'accès au terrain lui-même, mais imposent seulement que cet accès donne sur une voie publique ayant une emprise supérieure à 3,50 mètres. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que les dimensions de l'entrée empêcheraient la lutte contre l'incendie, la protection civile ou le brancardage, alors, qu'au demeurant, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris a émis, le 11 août 2021, un avis favorable sur le projet, ni que la voie publique serait inadaptée au flux de véhicules créé par le projet, alors que ce dernier ne comprend que cinq places de stationnement. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet donne sur une voie terminant en impasse et que la création d'une voie de retournement pour les véhicules soit requise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 3 du règlement du PLU doit être écarté.
28. En onzième lieu, aux termes de l'article UG 4 du règlement du PLU alors applicable : " Article UG 4 - Desserte par les réseaux / I - Alimentation en eau potable / 1- Le branchement sur le réseau d'eau potable public existant est obligatoire pour toute construction qui requiert une alimentation en eau et pour toutes les extensions de constructions existantes. / II - Assainissement / A l'intérieur d'une même emprise foncière, les eaux pluviales et les eaux usées doivent être recueillies séparément. Les installations d'assainissement doivent être réalisées dans le respect des prescriptions établies par les gestionnaires des réseaux d'assainissement communaux et départementaux à travers leur règlement de service d'assainissement. / Lors des pluies, le niveau d'eau dans le réseau public d'assainissement est susceptible de monter jusqu'au niveau de la chaussée. Il reviendra au pétitionnaire de : /1. Prendre toute précaution pour que les installations d'eau potable ne soient en aucune manière immergées à l'occasion d'une mise en charge d'un égout, ni que puisse se produire une quelconque introduction d'eaux polluées dans ces réseaux, conformément au Règlement Sanitaire Départemental. / 2. Eviter le reflux d'eaux du réseau d'assainissement dans les caves, sous-sols, et constructions situées en contrebas de la voirie publique. L'orifice d'évacuation des réseaux internes sera équipé d'un clapet anti-retour. Les regards situés à des niveaux inférieurs à cette cote, et qui n'auront pu être évités, devront être rendus étanches. / 1. Eaux claires / Les eaux claires sont les eaux ayant pour origine le captage de sources, le drainage de nappes (drains, fossés), l'infiltration de nappes au travers de réseaux non étanches, l'exhaure. Les eaux d'exhaure sont des eaux provenant de pompage dans les nappes d'eaux souterraines, qui correspondent le plus souvent à des rabattements de la nappe phréatique pour l'épuisement d'infiltrations dans diverses constructions (parkings, voies souterraines) ou fouilles (rejets temporaires). / Les eaux claires, même lorsqu'elles ont été utilisées dans des installations de traitement thermique ou des installations de climatisation, doivent être rejetées vers le milieu naturel ou au réseau d'assainissement pluvial, directement ou après un prétraitement les rendant aptes à une restitution vers ces exutoires. / La nappe phréatique est susceptible, particulièrement en saison pluvieuse, de monter à un niveau proche du niveau naturel. / Dans l'hypothèse de la construction de niveaux inférieurs au terrain naturel (cave, parking), il sera étudié les variations de niveau des eaux souterraines afin d'éviter leurs intrusions dans les sous-sols et prévoir, si nécessaire, un cuvelage étanche. Les installations pérennes dédiées au rabattement d'eaux de nappe ne sont pas autorisées. / 2. Eaux usées / Toute construction ou installation nouvelle doit être raccordée par des canalisations souterraines au réseau collectif d'assainissement en respectant ses caractéristiques et conformément à la réglementation en vigueur. / Le raccordement des établissements déversant des eaux usées autres que domestiques aux réseaux publics n'est pas obligatoire. Aucun déversement d'eaux usées industrielles ne peut être effectué dans le réseau public de collecte sans être préalablement autorisé par le service public d'assainissement conformément à l'article L. 1331-10 du code de la santé publique. / L'autorisation pourra être assortie de prescriptions concernant l'implantation et l'exploitation de dispositifs de prétraitement de dépollution de ces effluents, en amont de leur déversement au réseau public d'assainissement. / Les eaux issues des parkings souterrains de plus de 25 places subiront un traitement de débourbage, déshuilage, avant rejet dans le réseau d'eaux usées, à l'exception des eaux pluviales des rampes de parking. / 3. Eaux pluviales / Afin de lutter contre les inondations, toute opération d'aménagement devra établir un schéma de gestion des eaux pluviales. / La gestion des eaux pluviales à la parcelle, sans raccordement au réseau public doit être la première solution recherchée. / Toutefois, lorsque l'infiltration à la parcelle de l'intégralité des eaux pluviales n'est pas possible, l'autorisation de raccordement au réseau pluvial peut être accordée. Les eaux pluviales n'ayant pu être infiltrées sont soumises à des limitations de débit de rejet, afin de limiter à l'aval, les risques d'inondation ou de déversement d'eaux polluées au milieu naturel. Sur le territoire de Drancy, le débit de rejet autorisé est alors de 1L/s/ha. / Le maître d'ouvrage limitera autant que possible l'imperméabilisation de la parcelle, en favorisant la végétation, l'utilisation de matériaux poreux, pavés ou joints, etc. Il cherchera également à réduire et à ralentir le débit des eaux pluviales à évacuer en privilégiant le ruissellement de surface. /Dans un souci de pérennité, de facilité d'entretien et afin de permettre un écoulement gravitaire, les techniques de stockage à réaliser devront être : / - à ciel ouvert et faiblement décaissées / - esthétiques et paysagères / - support d'autres usages (espaces inondables multifonctionnels) / Les techniques peuvent consister en une toiture terrasse réservoir, un parking inondable, une zone temporaire inondable, intégrée à l'aménagement urbain du projet, et paysagère, des fossés drainants d'infiltration. / Il est à noter qu'aucun trop plein directement raccordé au réseau ne sera accepté. En effet, dans le cas d'un dysfonctionnement de l'ouvrage de stockage, les eaux s'achemineront directement par le trop plein sans régulation. L'ouvrage de stockage ne joue alors plus son rôle de rétention. / En se basant sur une analyse des usages de chaque bassin versant du projet, il convient de déterminer les risques de pollution et de proposer une stratégie de gestion de cette pollution éventuelle. Cette stratégie pourra s'appuyer sur des solutions simples reposant sur la décantation ou la filtration par l'intermédiaire de filtres à sable plantés par exemple. / Par ailleurs, parallèlement au stockage prévu, toute réalisation visant à utiliser l'eau de pluie pourra être mise en œuvre sous réserve de sa légalité selon l'usage envisagé. Ces dispositifs ne remplacent en aucun cas les stockages prévus dans le cadre de la maîtrise du ruissellement. / III - Réseaux divers / 1- Les lignes de télécommunications et de distribution d'énergie électrique devront être installées en souterrain chaque fois que les conditions techniques le permettent. / 2- Toutes modifications importantes des réseaux existants, tant privés que publics, devront être conçues de manière à pouvoir être raccordées au réseau en souterrain si celui-ci existe ou si celui-ci est prévu par arrêté. / 3- Tout constructeur doit réaliser les ouvrages de télécommunications en terrain privé : ces ouvrages comprennent les conduites en souterrain entre les constructions et jusqu'en un point de raccordement avec le réseau public situé en limite de propriété. / IV- Collecte sélective des ordures ménagères / 1- Toute construction doit permettre à l'intérieur de l'unité foncière, le stockage des bacs roulants destinés à recevoir les ordures ménagères des occupants en attente de collecte lorsque des colonnes à déchets enterrées ne sont pas implantées sur le domaine public ".
29. D'une part, s'il est soutenu que les modalités de raccordement ou de desserte du projet aux réseaux d'eau potable, d'assainissement ou d'électricité, ne permettent pas de s'assurer du respect des dispositions précitées, ce moyen n'est pas assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, et doit être écarté.
30. D'autre part, s'il est soutenu que le permis de construire ne prévoit aucune prescription particulière relative à la nécessité de créer un poste de distribution publique d'électricité pour assurer la densification du secteur, cette seule circonstance n'emporte pas méconnaissance des dispositions d'UG 4, alors, qu'au demeurant, il n'est pas démontré que la création d'un poste de distribution publique d'électricité est nécessaire.
31. Ensuite, si les requérants soutiennent qu'aucun élément du dossier n'apporte de précisions quant à la gestion et la collecte des déchets ménagers, il ressort toutefois du plan de niveau du rez-de-chaussée que ce dernier comprendra un local à ordures ménagères.
32. Enfin, il ressort des pièces du dossier que la direction de l'eau et de l'assainissement de l'EPT Paris Terre d'Envol a émis, le 26 août 2021, un avis défavorable sur le projet en raison de sa non-conformité aux prescriptions imposées par le zonage d'assainissement des eaux pluviales et de l'absence de bacs à graisse, et que la société Veolia a indiqué, le 29 juillet 2021, ne pas avoir pu se prononcer sur la conformité du projet en raison de l'absence de précisions sur les débits d'eau nécessaires, notamment, à la lutte contre l'incendie. Si la commune de Drancy se prévaut d'une notice de gestion des eaux pluviales du 14 septembre 2021 et soutient que le projet est conforme aux dispositions de l'article UG 4 du règlement du PLU précitées, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que cette dernière ait été annexée à l'arrêté attaqué, en l'absence de tampon des services de la commune et de mention de cette note ou de tout autre document postérieur relatif à la gestion des eaux pluviales au sein des visas de l'arrêté attaqué. Par suite, cette notice qui, au surplus, prévoit un débit de fuite de 2 l/s/ha en méconnaissance des dispositions précitées et apporte des modifications au projet qui auraient justifié de saisir à nouveau la direction de l'eau et de l'assainissement de l'EPT Paris Terre d'Envol, ne saurait compenser les non-conformités relevées par les avis des 29 juillet et 26 août 2021 mentionnés ci-dessus et établir que le projet respecte les dispositions de l'article UG 4 du règlement du PLU.
33. Il résulte de ce qui précède que les requérants sont fondés à soutenir que le projet méconnait les dispositions de l'article UG 4 du règlement du PLU relatives à l'assainissement.
34. En douzième lieu, d'une part, il ressort des dispositions des articles UG 7, UG 9, UG 10 et UG 11 du règlement du PLU alors applicables, que l'application des règles qu'elles comportent relativement à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, à l'emprise au sol, à la hauteur maximale et à l'aspect extérieur des constructions, est exclue lorsque le projet prévoit la construction de logements sociaux. D'autre part, il ressort du formulaire de demande de permis de construire, dont le contenu est déclaratif, que les logements projetés présenteront cette qualité et font l'objet d'un financement par l'Etat. Par suite, le projet doit être regardé comme prévoyant la construction de logements sociaux, sans que l'OPH de Drancy, pétitionnaire, soit tenu, contrairement à ce qui est soutenu, de produire un conventionnement ou un agrément de l'Etat. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent être écartés.
35. En treizième lieu, aux termes des dispositions de l'article UG 12 du règlement du PLU alors applicables : " - Stationnement / Dans tous les secteurs / 1- Pour toute opération, des aires de stationnement doivent être réalisées sur l'unité foncière à une distance supérieure à 5 m à partir du fond de parcelle, et en dehors des voies de desserte (). / b- pour les constructions à usage d'habitat social : / - A moins de cinq cents mètres d'une gare ou d'une station de transport public guidé ou de transport collectif en site propre : 0,5 place de stationnement par logement, / - Au-delà : 1 place de stationnement par logement conformément à l'article 151-34 du Code de l'urbanisme sauf si ces constructions se trouvent à proximité d'un parking public (au maximum 1000 mètres) / (). f Il sera demandé une place de stationnement pour vélo à raison de : / - Habitat collectif : 0,75 m² par logement si 1 ou 2 pièces principales, 1,5 m² par logement dans les autres cas, avec un minimum de 3 m² au total / (). 4- A partir de 2 logements, les stationnements doivent être alimentés en électricité pour permettre la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables ".
36. D'une part, dès lors que les dispositions du point 4 de l'article UG 12 du règlement du PLU précitées, qui relèvent du code de la construction et de l'habitation, ont une valeur informative au sein du règlement du PLU, les requérants ne sont pas fondés à invoquer leur méconnaissance, alors, en outre, que le pétitionnaire s'est engagé, dans le formulaire Cerfa de demande de permis de construire, à respecter les règles générales de construction prévues par le code de la construction et de l'habitation. D'autre part, les dispositions précitées ne prévoient pas de dispositions spécifiques s'agissant des deux-roues. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 12 du règlement du PLU doit être écarté.
37. En quatorzième lieu, aux termes des dispositions de l'article UG 13 du règlement du PLU alors applicables : " - Espaces libres et plantations. / Dans les secteurs UG a et UG b / 1- 80% au moins des surfaces au sol libres de toute construction doivent être obligatoirement perméables à l'eau de pluie et plantés (pelouse, arbustes, buissons) et entretenus en bon état. / 2- Pour les équipements publics, les équipements d'intérêt collectif et les logements sociaux tels qu'ils sont définis au glossaire du présent règlement : 10 % au moins des surfaces libres de toute construction doivent obligatoirement être plantés (pelouse, arbustes, buissons) ou couverts d'un revêtement perméable à l'eau de pluie et entretenus en bon état / 3- Il sera planté au minimum 1 arbre de haute tige par 150 m² d'unité foncière ".
38. Il ressort des pièces du dossier, et il n'est pas sérieusement contesté, que la surface perméable et plantée représente plus de 24,7 m², soit 10% de la surface libre, et que le projet prévoit la plantation d'au moins deux arbres de haute tige, pour une unité foncière de 383 m². Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 13 du règlement du PLU doit être écarté.
39. En quinzième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
40. Aux termes de l'article UG 11 du règlement du PLU alors applicable : " Aspect extérieur / Cet article ne s'applique pas aux équipements publics, aux équipements d'intérêt collectif et aux logements sociaux définis au glossaire du présent règlement () ".
41. D'une part, les dispositions de l'article UG 11 du règlement du PLU relatives à l'aspect extérieur des constructions alors applicables posent des exigences moindres au regard de celles résultant de l'article R. 111-27. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme que doit être appréciée la légalité du permis de construire en litige.
42. D'autre part, pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage urbain de nature à fonder un refus de permis de construire ou des prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité compétente d'apprécier, dans un premier temps, le caractère et l'intérêt des lieux avoisinants sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ce secteur. Il n'en va pas différemment lorsqu'il a été fait usage de l'article L. 451-1 du code de l'urbanisme permettant que la demande de permis de construire porte à la fois sur la construction et sur la démolition d'une construction existante, lorsque cette démolition est nécessaire à cette opération. Dans un tel cas, il appartient à l'administration d'apprécier l'impact, sur le site, non de la seule démolition de la construction existante mais de son remplacement par la construction autorisée.
43. En l'espèce, le terrain d'assiette du projet, sur lequel sont implantées deux petites maisons à toiture à double pente, se situe au cœur d'une zone pavillonnaire comprenant des maisons de plain-pied ou de type R + 1 + C. Le projet prévoit la réalisation d'un immeuble de type R + 2 + C comprenant deux balcons traités en enduit blanc occupant toute la largeur de la façade, dont une majeure partie est traitée également en enduit blanc, et comportant de nombreuses baies vitrées, ainsi qu'une toiture en pente. Toutefois, eu égard à la dissymétrie des deux pans de toiture ainsi créée, aux dimensions du bâtiment et au traitement en blanc d'une partie de la façade et des garde-corps des balcons, qui accentue son aspect massif, et alors qu'aucune pièce du dossier de demande ne permet d'identifier le traitement architectural des façades latérales, les requérants sont fondés à soutenir que le maire a entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation en accordant le permis de construire en litige.
44. En seizième lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
45. D'une part, si les requérants soutiennent qu'une étude de faisabilité technique aurait dû être diligentée au regard des risques d'instabilité des sols et sous-sols de la parcelle terrain d'assiette du projet et des propriétés voisines et que cette circonstance aurait dû conduire le maire à édicter des prescriptions spéciales, ils n'établissent pas la réalité de leurs allégations s'agissant de l'instabilité des sols et sous-sols et des atteintes à la sécurité publique que cette dernière serait susceptible d'engendrer.
46. D'autre part, s'ils soutiennent qu'il existe des difficultés d'accès des véhicules de lutte contre l'incendie et de secours au terrain d'assiette du projet, au regard de l'étroitesse de la voie publique, ainsi que des risques supplémentaires pour la sécurité publique en raison de l'augmentation de la circulation routière liée au projet, ils ne l'établissent pas. En outre, comme il a été dit au point 27, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris a émis, le 11 août 2021, un avis favorable sur le projet.
47. Enfin, s'il est soutenu que le projet engendrera des nuisances sonores liées au passage des véhicules et aux ventilations mécaniques contrôlées des logements, les requérants ne l'établissent pas.
48. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet méconnait les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et que la maire de Drancy a commis une erreur manifeste d'appréciation.
49. En dix-septième lieu, aux termes de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme : " " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable doit respecter les préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement. Le projet peut n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si, par son importance, sa situation ou sa destination, il est de nature à avoir des conséquences dommageables pour l'environnement. Ces prescriptions spéciales tiennent compte, le cas échéant, des mesures mentionnées à l'article R. 181-43 du code de l'environnement ".
50. Si les requérants soutiennent que la protection de leur cadre de vie ainsi que celui de leurs voisins, au regard des dimensions du projet, est compromise, et qu'une étude d'ensoleillement ou d'impact aurait été nécessaire, ils ne se prévalent toutefois d'aucune des préoccupations d'environnement définies aux articles L. 110-1 et L. 110-2 du code de l'environnement, ni d'aucune conséquence dommageable que représenterait le projet pour l'environnement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme doit être écarté comme inopérant.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
51. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir (), estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux ".
52. Il résulte de tout ce qui précède que le permis de construire attaqué n'est illégal qu'en tant seulement que sont méconnues les dispositions de l'article R. 431-10 a) du code de l'urbanisme, de l'article UG 4 du règlement du PLU alors applicable relatives à l'assainissement et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Ces irrégularités sont régularisables par un permis de construire de régularisation. Par suite, les requérants sont fondés à demander l'annulation partielle de l'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Drancy a délivré un permis de construire à l'OPH de Drancy en vue de démolir deux maisons, de construire un immeuble collectif à usage d'habitation de 5 logements sociaux ainsi que 5 places de stationnement, et de modifier la clôture sur rue sur un terrain situé 18 rue Jean Wirbel, ensemble les décisions portant rejet implicite des recours gracieux des 18 et 25 novembre 2021, en tant seulement que le projet méconnait les dispositions de l'article R. 431-10 a) du code de l'urbanisme, de l'article UG 4 du règlement du PLU alors applicable relatives à l'assainissement et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Sur les frais liés à l'instance :
53. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Drancy une somme de 2 000 euros à verser aux requérants, en application de l'article L. 761-1 précité du code de justice administrative. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des requérants, qui ne sont pas parties perdantes dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Drancy et l'OPH de Drancy au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : L'intervention de M. L H n'est pas admise.
Article 2 : L'arrêté du 24 septembre 2021 par lequel la maire de Drancy a délivré un permis de construire à l'Office Public de l'Habitat de Drancy en vue de démolir deux maisons, de construire un immeuble collectif à usage d'habitation de 5 logements sociaux ainsi que 5 places de stationnement, et de modifier la clôture sur rue sur un terrain situé 18 rue Jean Wirbel, ensemble les décisions portant rejet implicite des recours gracieux des 18 et 25 novembre 2021 sont annulés en tant, uniquement, qu'ils méconnaissent les dispositions de l'article R. 431-10 a) du code de l'urbanisme, de l'article UG 4 du règlement du PLU alors applicable relatives à l'assainissement et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Article 3 : La commune de Drancy versera une somme de 2 000 (deux-mille) euros aux requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la commune de Drancy et l'Office Public de l'Habitat de Drancy au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à A F B, à M. G B, à A K E, à M. I M, à M. N H, à M. L H, à la commune de Drancy et à l'Office Public de l'Habitat de Drancy.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
- A Weidenfeld, présidente,
- A Jasmin-Sverdlin, première conseillère,
- A Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 avril 2023.
La rapporteure, La présidente, M. D K. WeidenfeldLa greffière,M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Seine Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026