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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2203424

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2203424

mardi 12 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2203424
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre (J.U)
Avocat requérantCOHEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2116192 du 2 mars 2022, le président par intérim du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, a transmis au tribunal administratif de Montreuil le dossier de la requête présentée par M. A C.

Par cette requête et un mémoire enregistrés les 23 décembre 2021 et 19 avril 2022,

M. C, représenté par Me Cohen, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision référencée 48 SI du 16 novembre 2018 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, lui a interdit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis, ainsi que l'ensemble des décisions antérieures portant retrait de points à la suite des infractions en date des 7 juillet 2015 (4 points), 9 décembre 2015 (4 points), 29 mai 2016 à 5h57 (1 point), 27 février 2018 (1 point), 18 mars 2018 (1 point), et 28 mars 2018 (3 points) ;

2°) d'annuler la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique née le 12 juillet 2021 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de restituer les points correspondants à ces infractions sur le capital de son permis de conduire et son permis de conduire ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il n'a pas reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route à l'occasion aux retraits de points consécutifs aux infractions des 7 juillet 2015,

9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018, 18 mars 2018, et 28 mars 2018 ;

- la réalité des infractions des 7 juillet 2015, 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57,

27 février 2018, 18 mars 2018, et 28 mars 2018 qui lui sont reprochées n'est pas établie, dès lors qu'il ne s'est pas acquitté du paiement des amendes et qu'il existe une réclamation contentieuse des infractions des 18 mars 2018 et 27 février 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête, et à titre subsidiaire au rejet des conclusions de celle-ci.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive dès lors que la lettre référencée 48 SI lui a été notifiée le

20 novembre 2018 ;

- pour le surplus, aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route,

- le code de procédure pénale,

- le code de justice administrative.

En application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal administratif a désigné M. B pour statuer sur les litiges relevant de cet article.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. B a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision 48 SI en date du 16 novembre 2018, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté l'invalidité du permis de conduire pour solde de points nul de M. C, lui a interdit de conduire et enjoint de restituer son titre de conduire. Le requérant demande l'annulation de cette décision, ainsi que celle des décisions portant retrait de points à la suite des infractions en date des 7 juillet 2015, 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018,

18 mars 2018, et 28 mars 2018 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur la fin de non-recevoir opposée en litige :

2. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée par voie de duplication la date de vaine présentation du courrier, et qui porte, sur l'enveloppe ou sur l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.

3. Aucun principe général ni aucune disposition législative ou réglementaire ne fait obligation au titulaire d'un permis de conduire de déclarer à l'autorité administrative sa nouvelle adresse en cas de changement de domicile. Il en résulte qu'alors même qu'il n'aurait pas signalé ce changement aux services compétents, la présentation à une adresse où il ne réside plus du pli notifiant une décision relative à son permis de conduire et prise à l'initiative de l'administration n'est pas de nature à faire courir à son encontre le délai de recours contentieux.

4. Il résulte de l'instruction que le pli portant notification à M. C de la décision 48 SI dont l'annulation est demandée a été présenté le 20 novembre 2018 à l'adresse libellée

" 88 avenue d'Enghein 93800 Epinay-sur-Seine ". Ce pli a été retourné à l'administration revêtu des mentions " présenté / avisé : le 20/11 " et la case " pli avisé et non réclamé ", correspondant au motif de non distribution, y est cochée. Le requérant soutient toutefois qu'il n'habitait plus à cette adresse à la suite de son expulsion de son logement. Pour cela, il verse au dossier une déclaration de main courant effectuée le 23 octobre 2018 dans laquelle il déclare avoir remis les clés de son appartement dans le cadre d'une procédure d'expulsion. Il produit également un contrat de location signé le 22 octobre 2018, soit antérieurement à la date de notification de la décision référencée 48 SI, pour un logement situé au 24-34 rue des Côtes d'Auty à Colombes (92700). Dans ces conditions, et alors même qu'il n'aurait pas signalé ce changement d'adresse aux services compétents, la présentation de la décision contestée à une adresse où le requérant ne résidait plus n'était pas de nature à faire courir à son encontre le délai de recours contentieux. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur et tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable des décisions de retrait de points :

5. Aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès () ". Et aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. - Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. - Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 225-1 à L. 225-9. / III. - Lorsque le ministre de l'intérieur constate que la réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie dans les conditions prévues par le quatrième alinéa de l'article L. 223-1, il réduit en conséquence le nombre de points affecté au permis de conduire de l'auteur de cette infraction. () ".

6. Il résulte de ces dispositions que l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire, à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle permettant à l'intéressé de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation préalable d'information.

S'agissant des infractions commises les 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018, 18 mars 2018 et 28 mars 2018 :

7. Il résulte de la mention " CNT CSA " pour " centre national de traitement-contrôle des sanctions automatisées ", portée sur le relevé d'information intégral relatif à la situation de

M. C que les infractions relevées les 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018, 18 mars 2018 et 28 mars 2018 ont été constatées par radar automatique. Lorsqu'une contravention mentionnée à l'article L. 121-3 du code de la route est constatée sans interception du véhicule et à l'aide d'un système de contrôle automatisé enregistrant les données en numérique, le service verbalisateur adresse à l'intéressé un formulaire unique d'avis de contravention, qui comprend en bas de page la carte de paiement et comporte, d'une part, les références de l'infraction dont la connaissance est matériellement indispensable pour procéder au paiement de l'amende forfaitaire et, d'autre part, une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

8. Il ressort du même relevé d'information intégral du 4 avril 2022 que les infractions relevées par radar automatique les 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018,

18 mars 2018 et 28 mars 2018 ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée. Le ministre de l'intérieur et des outre-mer ne produit en défense aucune copie d'un document attestant du paiement spontané par l'intéressé des amendes forfaitaires majorées consécutives à ces infractions, ou copie des avis de contravention, de nature à établir que M. C aurait nécessairement reçu l'information prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route préalablement à l'édiction de ces titres exécutoires. Par suite, les décisions de retrait de points correspondant à ces infractions doivent être regardées comme étant intervenues au terme d'une procédure irrégulière et doivent être annulées.

S'agissant de l'infraction commise le 7 juillet 2015 :

9. Il résulte de l'instruction que l'infraction relevée par radar automatique le 7 juillet 2015 a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire pour le recouvrement d'une amende forfaitaire majorée, que le titre exécutoire, qui comprend l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, a été adressé à l'intéressé par la trésorerie du centre de contrôle automatisé de Rennes et que le pli recommandé contenant ce titre, présenté au domicile du requérant, a été retourné à l'expéditeur avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Il suit de là que la décision de retrait de point correspondant à cette infraction doit être regardée comme étant intervenue au terme d'une procédure régulière. Par suite, le moyen tiré de ce que ce retrait de points n'aurait pas été précédé de l'information requise par les dispositions du code de la route doit être écarté pour cette infraction.

En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de réalité des infractions :

10. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route, " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de point est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive " et aux termes de l'article 530 du code de procédure pénale dispose que " Le titre mentionné au second alinéa de l'article L. 529-2 () est exécuté suivant les règles prévues par le présent code pour l'exécution des jugements de police. La prescription commence à courir à compter de la signature par le ministère public du titre exécutoire, qui peut être individuel ou collectif. Dans les trente jours de l'envoi de l'avis invitant le contrevenant à payer l'amende forfaitaire majorée, l'intéressé peut former auprès du ministère public une réclamation motivée qui a pour effet d'annuler le titre exécutoire en ce qui concerne l'amende contestée. Cette réclamation reste recevable tant que la peine n'est pas prescrite, s'il ne résulte pas d'un acte d'exécution ou de tout autre moyen de preuve que l'intéressé a eu connaissance de l'amende forfaitaire majorée (). La réclamation doit être accompagnée de l'avis d'amende forfaitaire majorée correspondant à l'amende considérée () à défaut de quoi elle est irrecevable ".

11. Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 de ce code dès lors qu'est inscrite dans le système national de permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée.

S'agissant des infractions commises les 7 juillet 2015, 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57 et 28 mars 2018 :

12. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral que des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorée relatives aux infractions contestées ont été émis. Ainsi, l'intéressé, qui ne justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de ces amendes forfaitaires majorées, n'est pas fondé à soutenir que la réalité de ces infractions ne serait pas établie.

S'agissant des infractions commises les 27 février 2018 et 18 mars 2018 :

13. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral que des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées relatives aux infractions contestées ont été émis. Il ressort des pièces du dossier que M. C a fait une réclamation pour les infractions commises les

27 février 2018 et 18 mars 2018. Toutefois, il n'établit pas que celle-ci aurait été regardée comme recevable et aurait par suite donné lieu à l'annulation des titres exécutoires. Par suite, la réalité de ces infractions doit être regardée comme établie et le moyen tiré du défaut de réalité de ces infractions ne pourra qu'être écarté.

14. Il résulte de ce qui précède que M. C est fondé à obtenir l'annulation des décisions du 9 décembre 2015, 29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018, 18 mars 2018, et 28 mars 2018, lui ayant retiré un total de dix points, ensemble la décision " 48 SI " en date du

16 novembre 2018 et la décision implicite par laquelle son recours gracieux a été rejeté.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Si l'annulation contentieuse d'une décision ou de plusieurs décisions de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur et des outre-mer reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés, le capital de points dont dispose ce dernier doit être recalculé en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à l'administration de reconnaître à M. C le bénéfice des dix points irrégulièrement retirés et de réexaminer sa situation dans le sens des observations qui précèdent, en tirant elle-même toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés au litige :

16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. C présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les décisions de retrait de points relatives aux infractions des 9 décembre 2015,

29 mai 2016 à 5h57, 27 février 2018, 18 mars 2018, et 28 mars 2018, la décision " 48 SI " en date du 16 novembre 2018 et la décision implicite par laquelle son recours gracieux sont annulées.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à M. C le bénéfice du point retiré à la suite des infractions mentionnées à l'article 1er ci-dessus, sous réserve qu'il ait déjà été restitué, et, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation du requérant pour en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 décembre 2023.

Le magistrat désigné,

J. B

La greffière,

L. Valcy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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