LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2203856

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2203856

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2203856
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantFERRAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 mars 2022 et 18 janvier 2023, M. N I et Mme A M J, représentés par Me Ferrand, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 janvier 2022 par laquelle le maire de Montreuil a préempté le bien immobilier, situé sur la parcelle cadastrés AR146, 18 rue Girard à Montreuil ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montreuil la somme de 4 000 euros, en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que :

- le signataire de la décision litigieuse ne justifie pas de sa compétence ;

- cette décision est entachée de tardiveté, en violation de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme ;

- elle est entachée d'un défaut de base légale, faute pour la commune de justifier de l'affichage des délibérations et de la mention de cet affichage dans deux journaux diffusés dans le département, en méconnaissance des articles L. 211-1 et R. 211-2 du code de l'urbanisme ;

- la décision litigieuse méconnaît les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme, dès lors qu'elle est insuffisamment motivée et que la réalité et l'antériorité du projet pour lequel la préemption a été décidée ne sont pas établies.

Par un mémoire enregistré le 16 mai 2022, Mme K L, représentée par Me Gizardin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 janvier 2022 par laquelle maire de Montreuil a préempté le bien immobilier, situé sur la parcelle cadastrés AR146, 18 rue Girard à Montreuil ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montreuil la somme de 3 000 euros, en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la décision litigieuse est entachée de plusieurs vices d'illégalité.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 août 2022, la commune de Montreuil conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir qu'il n'y a plus lieu à statuer, car en l'absence de notification d'une décision des vendeurs dans le délai de deux mois à compter de la décision de préemption, ceux-ci sont réputés avoir renoncé à la vente. En outre, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 30 janvier 2023 à 12h00 par une ordonnance du 13 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jasmin-Sverdlin, rapporteure,

- les conclusions de M. Löns, rapporteur public,

- et les observations de Me Guezennec, représentant les requérants et de Mme G, représentant la commune de Montreuil.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 19 janvier 2022, le maire de Montreuil a préempté un bien immobilier situé sur la parcelle cadastrée AR146, 18 rue Girard à Montreuil. M. I et Mme J, acquéreurs évincés ainsi que Mme L, propriétaire de ce bien, demandent au tribunal d'annuler cette décision.

Sur l'exception de non-lieu :

2. Aux termes de l'article R. 213-10 du code de l'urbanisme : " À compter de la réception de l'offre d'acquérir (), le propriétaire dispose d'un délai de deux mois pour notifier au titulaire du droit de préemption : / a) Soit qu'il accepte le prix ou les nouvelles modalités proposés () / b) Soit qu'il maintient le prix ou l'estimation figurant dans sa déclaration et accepte que le prix soit fixé par la juridiction compétente en matière d'expropriation c) Soit qu'il renonce à l'aliénation () ".

3. La décision de préemption d'un immeuble ne devient pas sans objet du seul fait que le propriétaire renonce, comme l'y autorise l'article R. 213-10 du code de l'urbanisme, à aliéner son bien. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que les propriétaires du bien aient renoncé à le vendre, dès lors que le notaire du vendeur a indiqué, par mails des 7, 14 et 21 mars 2022, que les propriétaires entendaient poursuivre la vente du bien, au prix indiqué dans la décision attaquée. Ainsi, la requête n'étant pas privée d'objet, l'exception de non-lieu soulevée par la commune de Montreuil doit être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la compétence du signataire :

4. En premier lieu, l'article L. 5211-3 du code général des collectivités territoriales prévoit que " les dispositions du chapitre premier du titre III du livre premier de la deuxième partie relatives au contrôle de légalité et à la publicité et à l'entrée en vigueur des actes des communes sont applicables aux établissements publics de coopération intercommunale. " Aux termes de l'article L. 2131-1 du même code : " I. - Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'ils ont été portés à la connaissance des intéressés dans les conditions prévues au présent article et, pour les actes mentionnés à l'article L. 2131-2, qu'il a été procédé à la transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement prévue par cet article. " Aux termes de l'article L. 2131-2 de ce code : " I.- Sont transmis au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement, dans les conditions prévues au II : 1° Les délibérations du conseil municipal ou les décisions prises par délégation du conseil municipal en application de l'article L. 2122-22 () ".

5. Il ressort des mentions figurant sur la décision n° 2022-58 du 18 janvier 2022, par laquelle le président du conseil de territoire d'Est Ensemble Grand Paris a délégué à la commune de Montreuil l'exercice du droit de préemption urbain, que celle-ci a été transmise au préfet de la Seine-Saint-Denis pour contrôle de légalité le 20 janvier 2022. Par suite, nonobstant la circonstance que le conseil municipal de Montreuil ait délégué au maire l'exercice de ce droit par délibération n°20200528-5 en date du 28 mai 2020 et alors que la commune ne produit aucun document de nature à justifier, comme elle le fait valoir, que la décision de préemption litigieuse serait entachée d'une erreur de plume et aurait été prise le 20 janvier 2022 et non le 19 janvier 2022, les requérants sont fondés à soutenir que cette décision est entachée d'incompétence.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 211-2 du code de l'urbanisme : " La délibération par laquelle le conseil municipal ou l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale compétent décide, en application de l'article L. 211-1, d'instituer ou de supprimer le droit de préemption urbain ou d'en modifier le champ d'application est affichée en mairie pendant un mois. Mention en est insérée dans deux journaux diffusés dans le département. "

7. Si la commune de Montreuil produit des justificatifs des mesures prises pour assurer la publicité de la délibération CT 2020-02-04-23 du conseil de territoire d'Est Ensemble Grand Paris approuvant la mise en place du droit de préemption urbain sur la commune de Montreuil, il est constant que cette délibération ne constitue pas le fondement de la décision de préemption attaquée. Par suite, M. I et Mme J sont fondés à soutenir que cette délibération est dépourvue de base légale.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction alors en vigueur : " Les droits de préemption institués par le présent titre sont exercés en vue de la réalisation, dans l'intérêt général, des actions ou opérations répondant aux objets définis à l'article L. 300-1, à l'exception de ceux visant à sauvegarder ou à mettre en valeur les espaces naturels, ou pour constituer des réserves foncières en vue de permettre la réalisation desdites actions ou opérations d'aménagement. / Toute décision de préemption doit mentionner l'objet pour lequel ce droit est exercé () ". Aux termes de l'article L. 300-1 du même code : " Les actions ou opérations d'aménagement ont pour objets de mettre en œuvre un projet urbain, une politique locale de l'habitat, d'organiser la mutation, le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques, de favoriser le développement des loisirs et du tourisme, de réaliser des équipements collectifs ou des locaux de recherche ou d'enseignement supérieur, de lutter contre l'insalubrité et l'habitat indigne ou dangereux, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bâti ou non bâti et les espaces naturels, notamment en recherchant l'optimisation de l'utilisation des espaces urbanisés et à urbaniser. / L'aménagement, au sens du présent livre, désigne l'ensemble des actes des collectivités locales ou des établissements publics de coopération intercommunale qui visent, dans le cadre de leurs compétences, d'une part, à conduire ou à autoriser des actions ou des opérations définies dans l'alinéa précédent et, d'autre part, à assurer l'harmonisation de ces actions ou de ces opérations. "

9. Il résulte de ces dispositions que les collectivités titulaires du droit de préemption urbain peuvent légalement exercer ce droit, d'une part, si elles justifient, à la date à laquelle elles l'exercent, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets mentionnés à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, alors même que les caractéristiques précises de ce projet n'auraient pas été définies à cette date et, d'autre part, si elles font apparaître la nature de ce projet dans la décision de préemption. En outre, la mise en œuvre de ce droit doit, eu égard notamment aux caractéristiques du bien faisant l'objet de l'opération ou au coût prévisible de cette dernière, répondre à un intérêt général suffisant.

10. D'une part, si la décision attaquée vise les textes applicables, mentionne que l'immeuble objet de la préemption " est situé dans le secteur Croix de Chavaux et plus précisément au cœur de la place Paul Langevin qui a fait l'objet d'un aménagement récent dans le cadre de la transformation de ce secteur stratégique ", que le projet de transformation de ce secteur " consiste en une nouvelle configuration de l'espace public, en un renouveau de tènement foncier et en une activation des rez-de-chaussée, comme l'exprime l'Orientation d'Aménagement et de Programmation Sectorielle Communale Croix-de-Chavaux " et que " l'acquisition de ce bien par la Ville de Montreuil permettra de participer à cette dynamique en s'ouvrant sur la place Paul Langevin, en lien avec la mutation de l'usine Chaptal, par l'accueil d'un programme social et solidaire accueillant du public ", elle ne fait cependant pas apparaître par ces seules indications, la nature du projet de l'action ou de l'opération d'aménagement que la commune de Montreuil entendait mener à cette fin, ni même le périmètre de celui-ci. Cette décision, qui ne se réfère par ailleurs à aucun document susceptible de déterminer la nature du projet d'aménagement pouvant être réalisé grâce à la préemption, est donc insuffisamment motivée.

11. D'autre part, tout d'abord, il ne ressort pas des pièces du dossier que la réalisation d'un programme social et solidaire accueillant du public sur la parcelle objet de la préemption soit possible, dès lors que celle-ci a une superficie de 67 m2. Ensuite, la commune de Montreuil, qui se borne à faire valoir en défense que la décision attaquée répond à une " demande des créateurs et artisans montreuillois de disposer d'une boutique éphémère qui leur permettrait de vendre leurs productions ", ne produit aucun élément de nature à démontrer l'antériorité de ce projet. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision litigieuse s'inscrirait dans le cadre de la mise en œuvre de l'orientation d'aménagement et de programmation Croix de Chavaux, qui prévoit un réaménagement des espaces publics de ce secteur, autour du carrefour routier à 8 branches, en requalifiant les espaces publics et en requalifiant la trame verte. Il s'ensuit que la commune de Montreuil ne peut être regardée comme justifiant d'un projet d'action ou d'une opération d'aménagement et d'un intérêt général suffisant, existant à la date de la décision attaquée et permettant de fonder valablement la mise en œuvre du droit de préemption sur le bien immobilier en cause.

12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens de la requête n'est de nature à fonder, en l'état du dossier, l'annulation de la décision de préemption attaquée.

13. Il résulte de ce qui précède que M. I et Mme J sont fondés à demander l'annulation de la décision du 19 janvier 2022 par laquelle le maire de Montreuil a exercé au nom de la commune le droit de préemption urbain sur le bien situé sur la parcelle cadastrée AR146, 18 rue Girard à Montreuil.

Sur les frais liés au litige :

14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Montreuil le versement aux requérants de la somme totale de 2 000 euros et à Mme L de la somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision de préemption susvisée du 19 janvier 2022 du maire de Montreuil est annulée.

Article 2 : La commune de Montreuil versera à M. I et à Mme J une somme totale de 2 000 (deux mille) euros et à Mme L une somme de 1 000 (mille) euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. N I, à Mme A M J, à Mme K L, à Mme E B veuve H, à M. C H, à M. F H et à la commune de Montreuil.

Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Katia Weidenfeld, présidente,

- Mme Irène Jasmin-Sverdlin, première conseillère,

- Mme Marjorie Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.

La rapporteure,

I. Jasmin-Sverdlin

La présidente,

K. Weidenfeld

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions