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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2203948

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2203948

jeudi 6 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2203948
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantVERDIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces complémentaires et un mémoire, enregistrés les 11 mars, 15 mars, et 1er juillet 2022, M. E B Le, représenté par Me Verdier-Villet, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Drancy a accordé à la SCI Aves un permis de construire valant permis de démolir en vue, d'une part, de démolir un bâtiment existant, et, d'autre part, de construire deux immeubles collectifs à usage d'habitation comprenant sept logements et une aire de stationnement de sept places, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Drancy et de la SCI Aves une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;

- le dossier de demande de permis de construire est insuffisant, dès lors que le document graphique d'insertion ne fait pas figurer le bâtiment B implanté en fond de parcelle, ni l'insertion du projet depuis la rue du colonel Fabien, que les documents relatifs à l'environnement proche et lointain du projet occultent le caractère pavillonnaire du quartier, que le plan en coupe ne fait pas figurer les constructions voisines, que la notice architecturale ne décrit pas les caractéristiques du secteur, et que ces insuffisances ne sont compensées par aucun autre document du dossier de demande ;

- le projet méconnait l'article UG 9 du règlement du PLU, dès lors que, si l'emprise au sol du bâtiment A est de 165 m² et que celle du bâtiment B est de 178 m², doivent y être ajoutées les surfaces des balcons, dans la mesure où ces derniers ne peuvent être assimilés à de simples éléments architecturaux, soit environ, d'agissant du bâtiment A, 15 m², et, s'agissant du bâtiment B, environ 15,50 m², de sorte que l'emprise au sol du projet est supérieure à 40 % de la superficie totale de l'unité foncière ;

- le projet méconnait l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, dès lors, d'une part, que le quartier est pavillonnaire, aéré et verdoyant, et qu'aucune autre unité foncière voisine ne comprend deux constructions, et, d'autre part, que l'aire de stationnement, goudronnée et située entre les deux immeubles projetés, ne permet pas un engazonnement adéquat de la parcelle en raison du faible espace dont disposeront les huit arbres dont la plantation est projetée, de sorte que la parcelle sera particulièrement dense et imperméable ;

- le projet méconnait l'article UG 4 du règlement du PLU, dès lors, d'une part, qu'aucun schéma de gestion des eaux pluviales n'a été joint au dossier de demande et, d'autre part, que la notice architecturale ne fait état d'aucune information relative aux modalités de gestion des eaux pluviales ;

- le projet méconnait l'article UG 13 du règlement du PLU, dès lors que la surface non bâtie du terrain d'assiette du projet est d'une superficie de 529,58 m², qu'une surface d'au moins 423,66 m² devrait être perméable et plantée, et que si le projet prévoit qu'une surface de 444,90 m² sera perméable, cette dernière ne sera, en revanche, pas plantée ;

- le projet méconnait l'article UG 12 du règlement du PLU, dès lors qu'il prévoit la création de sept logements, mais qu'aucune installation de bornes électriques au niveau de l'aire de stationnement permettant le rechargement des batteries des véhicules électriques ou hybrides n'est prévue.

Par des mémoires en défense enregistrés les 30 mai et 7 juillet 2022, la SCI Aves, représentée par Me Peyronne, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. Le une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable, faute pour le recours gracieux d'avoir été notifié conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et faute pour le requérant d'avoir intérêt pour agir, et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juin 2022, la commune de Drancy, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. Le une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient, à titre principal, que la requête est irrecevable, faute pour le recours gracieux d'avoir été notifié conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme et faute pour le requérant d'avoir intérêt pour agir, et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. Le a maintenu sa requête le 15 juin 2022, en application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- l'avis envoyé aux parties, en date du 31 mai 2022, en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, informant les parties que l'affaire était susceptible d'être inscrite au rôle d'une audience du second semestre 2022 et que la clôture d'instruction était susceptible d'intervenir à compter du 4 juillet 2022 ;

- l'ordonnance du 12 septembre 2022 portant clôture immédiate de l'instruction ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hardy, rapporteure,

- les conclusions de M. Löns, rapporteur public,

- et les observations de Me Verdier-Villet, représentant M. Le.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 6 novembre 2020, le maire de la commune de Drancy a délivré à la SCI Aves un permis de construire pour la démolition d'un bâtiment existant et la construction de deux immeubles collectifs à usage d'habitation en R+1+ combles sur un terrain situé 33, rue Daniel Féry. Par la présente requête, M. Le demande au tribunal d'annuler cet arrêté, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, M. François Zangrilli, adjoint au maire délégué et chargé de l'urbanisme, a reçu délégation de signature du maire de la commune de Drancy par un arrêté n° 200637df du 12 juin 2020, transmis au contrôle de légalité et affiché en mairie le jour-même, pour signer, notamment, " les permis de construire [et] les permis de démolir () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / () 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages () ". Aux termes de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

5. D'une part, il est constant que les documents graphiques figurent le bâtiment A, donnant sur la rue Daniel Féry, sans faire apparaître le bâtiment B, implanté en fond de parcelle. Toutefois, il ressort de la notice descriptive du projet et des plans de coupe du dossier de demande que les caractéristiques architecturales du bâtiment B, de type R + 1 + combles, sont similaires à celles du bâtiment A, en ce qui concerne la hauteur, la superficie, la volumétrie et le traitement des façades. Par ailleurs, les plans de masse font apparaître l'implantation de ce bâtiment B. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le bâtiment B serait visible depuis la rue du colonel Fabien.

6. D'autre part, contrairement à ce que soutient le requérant, les dispositions de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme précitées n'imposent pas que le plan en coupe figure les constructions voisines du terrain d'assiette du projet. En outre, les documents photographiques font apparaître ces constructions et ont permis au service instructeur d'apprécier leurs caractéristiques architecturales, sans que les circonstances qu'une photographie soit reproduite en deux exemplaires et que cette dernière fasse apparaître un immeuble collectif à usage d'habitation aient été de nature à l'induire en erreur, dès lors que ces photographies représentent fidèlement l'environnement architectural du projet, et que les cinq autres photographies du dossier de demande permettent d'identifier le caractère principalement pavillonnaire des lieux avoisinants.

7. Enfin, s'il est constant que la notice architecturale ne décrit pas les caractéristiques du bâti avoisinant, les autres pièces du dossier de demande, et, notamment, les photographies, ont permis au service instructeur d'apprécier les caractéristiques architecturales du secteur. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que les insuffisances du dossier de permis de construire ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par voie de conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles précités doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article UG 9 du règlement du PLU alors applicable : " Emprise au sol des constructions. / Dans les secteurs UG a et UG b / 1- L'emprise au sol des constructions ne peut pas excéder 40 % de la superficie totale de l'unité foncière, à l'exception des constructions réglementées à l'article 15 alinéa 3 ou 4 () / 3- Les dispositions de l'alinéa 1 du présent article ne s'appliquent pas aux ouvrages techniques destinés aux services de distribution d'électricité, de gaz et de téléphone, et aux locaux techniques ". Le glossaire du règlement du PLU définit l'emprise au sol comme " () la projection au sol du volume de la construction selon le plan vertical à l'exclusion des éléments architecturaux tels que balcons, débords de toiture, marches d'accès, porches, auvent de porte Les ouvrages totalement enterrés ne sont pas pris en compte ". Il résulte de ces dispositions que le calcul de la superficie de l'emprise au sol des constructions exclut la prise en compte de la projection au sol des balcons.

9. Il ressort des pièces du dossier que la superficie totale de l'unité foncière étant de 863,58 m², l'emprise au sol des constructions projetées doit être inférieure ou égale à 40 % de cette superficie, soit 345,43 m². Il est constant que l'emprise au sol des bâtiments A et B, en excluant la projection au sol des balcons, est respectivement de 165 m² et de 343 m². Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 9 du règlement du PLU doit être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'environnement bâti du projet est pavillonnaire et principalement constitué de maisons individuelles de gabarit R+1+combles. Toutefois, il est constant que des immeubles collectifs de gabarit allant du R+4 au R+8 sont également implantés à proximité du projet. D'une part, si le requérant soutient que le projet porte atteinte au caractère pavillonnaire du quartier, il ressort des pièces du dossier que ce dernier prévoit l'édification de deux immeubles collectifs s'apparentant, par leur volumétrie, par leur hauteur, de, respectivement, 10 mètres et 9,91 mètres au faîtage, par leur aspect extérieur, et notamment par le traitement architectural des façades, en enduit taloché de teinte blanc perlé, et de la toiture, en tuile mécanique de couleur brun naturel, à des pavillons individuels d'habitation de gabarit R+1+C. D'autre part, s'il est soutenu que l'aire de stationnement projetée, goudronnée et située entre les deux constructions, ne permet pas un engazonnement adéquat de la parcelle, en raison du faible espace dont disposeront les huit arbres dont la plantation est projetée, de sorte que la parcelle sera dense et perméable, alors que le quartier est aéré et verdoyant, d'une part, les plans du dossier de demande de permis de construire et la notice architecturale indiquent que cette aire de stationnement sera constituée de dalles végétalisées, et, d'autre part, en tout état de cause, cette circonstance, à la supposer établie, n'est pas de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, qui comportent plusieurs aires de stationnement goudronnées. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnait les dispositions du code de l'urbanisme précitées.

12. En cinquième lieu, aux termes de l'article UG 13 du règlement du PLU alors applicable : " 80 % au moins des surfaces du sol libres de toute construction doivent être obligatoirement perméables à l'eau de pluie et plantés (pelouse, arbustes, buissons) et entretenus en bon état ".

13. En l'espèce, il ressort de la notice architecturale du dossier de demande de permis de construire que 529,58 m² de la superficie parcellaire sera libre de toute construction. Il en résulte qu'une superficie d'au moins 423,66 m² doit être perméable à l'eau de pluie et plantée. Il ressort du plan de masse que le projet intègre des espaces de pleine terre engazonnés ou accueillant des haies arbustives panachées, des dalles végétalisées et perméables s'agissant du revêtement de l'aire de stationnement, ainsi qu'un pavement perméable s'agissant du revêtement de ses abords, et que la surface du sol libre de toute construction perméable à l'eau de pluie et plantée est d'une superficie de 444,90 m². En outre, eu égard au caractère déclaratoire de ces informations, la bonne exécution du projet tel qu'il est décrit dans le dossier de demande est contrôlée au stade des opérations de récolement, et expose le pétitionnaire, en cas de non-conformité, aux sanctions pénales prévues par l'article L. 480-4 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UG 13 du règlement du PLU doit être écarté.

14. En sixième lieu, aux termes de l'article UG 4.3 du règlement du PLU alors applicable : " Afin de lutter contre les inondations, toute opération d'aménagement devra établir un schéma de gestion des eaux pluviales. La gestion des eaux pluviales à la parcelle, sans raccordement au réseau public doit être la première solution recherchée () ".

15. M. Le ne peut utilement soutenir que le projet contesté ne respecte pas les dispositions précitées, dès lors que la pétitionnaire n'est pas tenue, s'agissant d'un permis de construire et non d'une opération d'aménagement, de justifier d'un schéma de gestion des eaux pluviales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 4.3 du règlement du PLU doit être écarté.

16. En septième lieu, aux termes de l'article UG 12 du règlement du PLU alors applicable : " () 4. A partir de deux logements, les stationnements doivent être alimentés en électricité pour permettre la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables ".

17. Dès lors que les dispositions précitées, qui relèvent du code de la construction et de l'habitation, ont une valeur informative au sein du règlement du PLU, M. Le n'est pas fondé à invoquer leur méconnaissance, alors, en outre, que la pétitionnaire s'est engagée, dans le formulaire Cerfa de demande de permis de construire, à respecter les règles générales de construction prévues par le code de la construction et de l'habitation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UG 12.4 du règlement du PLU doit être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de la requête, que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le maire de la commune de Drancy a accordé à la SCI Aves un permis de construire valant permis de démolir en vue, d'une part, de démolir un bâtiment existant, et, d'autre part, de construire deux immeubles collectifs à usage d'habitation comprenant sept logements et une aire de stationnement de sept places, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCI Aves et de la commune de Drancy la somme que M. Le demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A le versement d'une somme de 1 000 euros à verser à la SCI Aves et d'une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Drancy.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. Le est rejetée.

Article 2 : M. Le versera une somme de 1 000 (mille) euros à la commune de Drancy et une somme de 1 000 (mille) euros à la SCI Aves en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E B Le, à la SCI Aves et à la commune de Drancy.

Délibéré après l'audience du 23 mars 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Katia Weidenfeld, présidente,

- Mme Irène Jasmin-Sverdlin, première conseillère,

-Mme Marjorie Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.

La rapporteure,

M. Hardy La présidente,

K. Weidenfeld

La greffière,

M. Groff

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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