vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2203950 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | KORAITEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mars 2022, Mme A B, représentée par Me Koraitem demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 septembre 2021 par lequel le directeur du Centre hospitalier de Saint-Denis l'a suspendue de ses fonctions sans traitement à compter du 17 septembre 2021, jusqu'à ce qu'elle produise un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination contre la covid-19 ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au directeur du Centre hospitalier de Saint-Denis de reconstituer sa carrière et de la réintégrer dans ses fonctions en rétablissant sa situation professionnelle qui aurait dû exister si l'acte litigieux n'était jamais intervenu, à compter du 17 septembre 2021, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à
intervenir ;
3°) d'enjoindre au directeur du Centre hospitalier de Saint-Denis de rétablir le versement de ses traitements à compter du jour de sa suspension, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) à titre subsidiaire, d'enjoindre, au directeur du Centre hospitalier de Saint-Denis de la reclasser sur un poste équivalent ou inférieur qu'elle serait susceptible d'accepter ou d'occuper eu égard à ses fonctions, sa qualification et son schéma vaccinal, dans un délai de cinq jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, dans le cas où la réintégration dans ses fonctions et son service ne serait pas ordonnée ;
5°) de mettre à la charge du Centre hospitalier de Saint-Denis une somme de 1 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'un vice d'incompétence ;
- il a été pris en méconnaissance de l'obligation de reclassement prévue au III de l'article 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, dans la mesure où aucune proposition de réaffectation sur un poste non soumis à l'obligation vaccinale ne lui a été faite ;
- il méconnaît le droit de poser des jours de congés annuels prévu par les dispositions du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- il méconnaît l'article 13 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, compte tenu de la restriction arbitraire des justificatifs médicaux pouvant être produits ;
- il méconnaît l'alinéa 2 du III de l'article 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, dès lors qu'elle a été privée de ses droits à avancement ;
- il constitue une sanction disciplinaire déguisée prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- il méconnaît le principe de continuité du service public ;
- il méconnaît le principe d'égalité entre les agents publics hospitaliers travaillant aux Antilles et ceux travaillant en Île-de-France, alors qu'ils appartiennent au même corps de la fonction publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2024, le Centre hospitalier de Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 9 septembre 2024.
Vu :
- l'ordonnance de la juge des référés du tribunal n°2203931 du 23 mars 2022 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 ;
- la Constitution ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caro,
- et les conclusions de M. Silvy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, agent titulaire, exerce les fonctions d'aide-soignante au sein de l'hôpital Delafontaine du Centre hospitalier de Saint-Denis. Par un arrêté du 17 septembre 2021, le directeur du centre hospitalier de Saint-Denis l'a suspendue de ses fonctions sans rémunération avec effet immédiat au motif du défaut de production par l'intéressée de justificatif de vaccination ou de contre-indication requis par la réglementation. Mme B a formé le 12 novembre 2021 un recours gracieux, reçu le 15 novembre suivant, à l'encontre de cet arrêté qui a été rejeté par une décision expresse du 21 janvier 2022 qui s'est substituée à la décision implicite de rejet de son recours. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de la décision du 17 septembre 2021.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " () C. () 2. Lorsqu'un agent public soumis à l'obligation prévue aux 1° et 2° du A du présent II ne présente pas les justificatifs, certificats ou résultats dont ces dispositions lui imposent la présentation et s'il ne choisit pas d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés, ce dernier lui notifie, par tout moyen, le jour même, la suspension de ses fonctions ou de son contrat de travail. Cette suspension, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent produit les justificatifs requis. / Lorsque la situation mentionnée au premier alinéa du présent 2 se prolonge au-delà d'une durée équivalente à trois jours travaillés, l'employeur convoque l'agent à un entretien afin d'examiner avec lui les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d'affectation, le cas échéant temporaire, sur un autre poste non soumis à cette obligation. "
3. Aux termes de l'article 12 de la même loi du 5 août 2021 : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () / () II. - Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé, détermine les conditions de vaccination contre la covid-19 des personnes mentionnées au I du présent article. () / III. - Le I ne s'applique pas aux personnes chargées de l'exécution d'une tâche ponctuelle au sein des locaux dans lesquels les personnes mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 4° du même I exercent ou travaillent. () ". Aux termes de l'article 13 de cette même loi : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. / () / 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont () agents publics. () / () V. - Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l'obligation prévue au I de l'article 12 par les personnes placées sous leur responsabilité. () ". Et aux termes de l'article 14 de cette même loi : " I. / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. () / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. "
4. Aux termes de l'article 49-1 du décret du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Hors les cas de contre-indication médicale à la vaccination mentionnés à l'article 2-4, les éléments mentionnés au second alinéa du II de l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 susvisée sont : / 1° Un justificatif du statut vaccinal délivré dans les conditions mentionnées au 2° de l'article 2-2 ; / 2° Un certificat de rétablissement délivré dans les conditions mentionnées au 3° de l'article 2-2 ". Aux termes de l'article 2-3 du même décret : " Les justificatifs dont la présentation peut être exigée sont générés : / 1° Pour le résultat de l'examen de dépistage virologique ou le certificat de rétablissement, par le système d'information national de dépistage ("SI-DEP") mis en œuvre en application du décret n° 2020-551 du 12 mars 2020 relatif aux systèmes d'information mentionnés à l'article 11 de la loi n° 2020-546 du 11 mai 202 () ; / 2° Pour le justificatif de statut vaccinal, par le traitement automatisé de données à caractère personnel "Vaccin Covid" mis en œuvre en application du décret n° 2020-1690 du 25 décembre 2020 autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux vaccinations contre la covid-19 ; / 3° Pour les justificatifs mentionnés aux 1° et 2° et le justificatif attestant d'une contre-indication médicale à la vaccination, par le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" mis en œuvre en application du décret du 6 juillet 2021 susvisé, dans sa rédaction issue du décret n° 2021-1060 du 7 août 2021 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" ".
5. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. C D, directeur adjoint des ressources humaines, qui disposait d'une délégation de signature pour signer l'ensemble des mesures nécessaires pour assurer le fonctionnement courant du groupe hospitalier, ainsi que tous les actes, attestations et décisions concernant les personnels non médicaux, consentie par une décision du 8 avril 2021 du directeur du Centre hospitalier de Saint-Denis, publiée au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de Saint-Denis. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté.
6. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la requérante, le centre hospitalier n'était pas tenu à une obligation de reclassement. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que des postes non soumis à l'obligation vaccinale existeraient dans l'établissement dès lors que l'article 12 de la loi du 5 août 2021 a défini le champ de l'obligation de vaccination contre la covid-19 en retenant, notamment, un critère géographique pour y inclure toutes les personnes exerçant leur activité dans un certain nombre d'établissements, principalement les établissements de santé et des établissements sociaux et médico-sociaux. Le législateur a ainsi entendu protéger les personnes accueillies par ces établissements qui présentent une vulnérabilité particulière au virus de la covid-19. Par suite, le moyen tiré de ce qu'une proposition de reclassement aurait dû intervenir doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ressort des dispositions précitées du III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021 que l'employeur, qui constate que l'agent ne peut plus exercer son activité en application du I du même article, informe celui-ci sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi, ainsi que des moyens de régulariser sa situation. Cette information, qui doit intervenir à compter du constat d'impossibilité d'exercer de l'agent, est nécessairement personnelle et préalable à l'édiction de la mesure de suspension. La faculté qui est offerte à l'agent d'utiliser des jours de congés payés, n'a que pour objet de permettre à l'agent de différer la date d'effet de la mesure de suspension découlant de l'impossibilité dans laquelle il s'est placé d'exercer ses fonctions, mais n'est pas une modalité de régularisation de la situation de l'agent au regard de son obligation vaccinale. Cette faculté de l'agent demeure par ailleurs toujours soumise à l'accord de l'employeur.
8. Si Mme B allègue qu'elle a formé une demande de dépôt de congés payés dont le refus par le centre hospitalier de Saint-Denis au motif de l'intérêt du service serait " incompréhensible ", ce refus, à le supposer établi, ne serait en tout état de cause pas de nature à remettre en cause la légalité de l'arrêté attaqué, qui ne procède d'ailleurs pas à la suppression des droits à congés de la requérante. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions encadrant les droits à congés annuels doit être écarté.
9. En quatrième lieu, la circonstance que la décision attaquée indique que la mesure de suspension à l'encontre de l'intéressée est prise " jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination répondant aux conditions définies par le décret n°2021-1059 susvisé." n'a eu ni pour objet, ni pour effet, de limiter les possibilités pour l'intéressée de procéder à la régularisation de sa situation administrative, alors que cette dernière n'établit pas qu'elle aurait pu être concernée par l'un des autres cas de régularisation visés par les dispositions des articles 13 et 14 de la loi du 5 août 2021, notamment la présentation d'un schéma vaccinal incomplet ou d'un certificat de rétablissement. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que cette décision aurait méconnu les dispositions précitées de l'article 13 de la loi du 5 août 2021.
10. En cinquième lieu, en indiquant que la période de suspension n'est pas prise en compte au titre de l'avancement, la décision contestée se borne à tirer les conséquences du III de l'article 14 précité de la loi du 5 août 2021 selon lesquelles cette période ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Par suite, cet article ne méconnaît pas les principes de l'avancement dans la fonction publique hospitalière et notamment les articles 66 et suivants, alors en vigueur, de la loi du 9 janvier 1986.
11. En sixième lieu, il ressort des énonciations de la décision en litige qu'elle a été prise sur le fondement des dispositions mentionnées au point 3 ci-dessus. Cette mesure de suspension sans rémunération, expressément prévue par le III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, s'analyse comme une mesure prise dans l'intérêt de la santé publique, destinée à lutter contre la propagation de l'épidémie de covid-19 dans un objectif de maîtrise de la situation sanitaire, et n'a pas vocation à sanctionner un éventuel manquement ou agissement fautifs commis par l'agent, qui demeure par ailleurs soumis aux dispositions relatives aux droits et obligations conférés aux agents publics, particulièrement à celles de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Il résulte ainsi de ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à soutenir que cette mesure de suspension aurait le caractère d'une sanction.
12. En septième lieu, la requérante ne peut sérieusement soutenir que la décision litigieuse porte atteinte au bon fonctionnement du système hospitalier dès lors que l'administration a manifestement agi en l'espèce en vue de satisfaire l'objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé, dans le cadre de la lutte contre la covid-19 et de la pandémie, qui a conduit le législateur, eu égard à la situation sanitaire, à instaurer l'obligation vaccinale dont la mesure contestée assure la mise œuvre conformément à l'intérêt général. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'application de la décision ait eu pour effet de limiter dans des conditions anormales le droit d'accès des usagers au service public hospitalier, ni qu'elle ait porté atteinte à l'objectif de protection de la santé publique, qu'elle avait au contraire pour objet d'assurer, ni au principe de continuité du service public hospitalier.
13. En dernier lieu, Mme B soutient que la décision litigieuse porte atteinte aux principes d'égalité et de non-discrimination compte tenu de la différence de traitement entre les agents publics hospitaliers travaillant aux Antilles et ceux travaillant en Île-de-France, alors qu'ils appartiennent au même corps de la fonction publique. D'une part, le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes, ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un et l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport avec l'objet de la loi qui l'établit. L'obligation vaccinale et la liste des catégories de personnes qui en relèvent résultent de la loi elle-même et non de la décision en litige et il n'appartient pas au juge administratif, en dehors des cas et conditions prévus par le chapitre II bis du titre II de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, relatif à la question prioritaire de constitutionnalité, d'apprécier la conformité de dispositions législatives aux exigences constitutionnelles. Il s'ensuit que le moyen tiré de la rupture d'égalité doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 17 septembre 2021, et par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au Centre hospitalier de Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jimenez, présidente,
Mme Van Maele, première conseillère,
Mme Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
N. Caro
La présidente,
J. Jimenez
La greffière,
P. Demol
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026