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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204042

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204042

mercredi 14 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204042
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL DRAI ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Sous le n° 2204042, par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 mars et 7 septembre 2022, la société IECF-Pesier, représentée par Me Margaroli, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 juillet 2021 par laquelle l'inspecteur du travail de l'unité départementale de la DIRECCTE d'Ile-de-France a refusé le licenciement de M. Bréchaire pour inaptitude médicale ;

2°) d'annuler la décision du 14 janvier 2022 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a implicitement refusé de faire droit à son recours hiérarchique tendant à l'annulation de la décision du 26 juillet 2021 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision de l'inspecteur du travail est entachée d'une insuffisance de motivation eu égard à l'absence de précision quant aux faits permettant d'établir l'existence d'une situation de harcèlement moral alléguée par le salarié protégé ;

- elle méconnaît le principe du caractère contradictoire de la procédure dès lors que l'inspecteur du travail n'a pas tenu compte des éléments qu'elle a produit lors de l'entretien contradictoire sur la hausse de salaire de M. Bréchaire en retenant l'absence d'évolution de sa rémunération ;

- elle est entachée d'une erreur de qualification juridique dès lors que les faits retenus ne sont pas susceptibles de caractériser une situation de harcèlement moral, tel qu'alléguée par le salarié protégé ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que l'autorisation de solliciter le licenciement de M. Bréchaire est dépourvue de lien direct avec ses fonctions représentatives ;

- elle est entachée d'erreur de droit dès lors que l'inspecteur du travail n'était pas compétent pour se prononcer sur les causes de l'inaptitude de M. Bréchaire et que, partant, il ne pouvait porter une appréciation sur cette inaptitude pour refuser l'autorisation de licenciement sollicitée ;

- la décision implicite de refus du ministre du travail est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est illégale dès lors qu'elle confirme la décision prise par l'inspecteur du travail fondée sur des motifs de fait et de droit erronés.

La procédure a été communiquée à la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, qui n'a pas produit à la présente instance.

Par un mémoire, enregistré le 25 janvier 2024, la société IECF-Pesier déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions.

II. Sous le n° 2208721, par une requête, enregistrée le 28 mai 2022, la société IECF-Pesier, représentée par Me Margaroli, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 mars 2022 par laquelle le ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a refusé le licenciement pour inaptitude médicale de M. Bréchaire ;

2°) d'enjoindre au ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion de délivrer l'autorisation de licencier M. Bréchaire pour inaptitude médicale ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- la décision du ministre chargé du travail est entachée d'une erreur de droit dès lors que la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion n'était pas compétente pour se prononcer sur les causes de l'inaptitude au travail de M. Bréchaire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- les faits postérieurs à la déclaration d'inaptitude ne peuvent permettre d'apprécier l'existence d'un lien avec les fonctions représentatives ;

- la décision litigieuse est entachée d'une erreur de qualification juridique des faits dès lors que les faits retenus par la ministre du travail, à savoir, en premier lieu, le roulement et le remisage des véhicules, en deuxième lieu, le mode de fonctionnement du comité social et économique, en troisième lieu, l'affichage du procès-verbal d'une réunion du comité social et économique, en l'absence de signature de ce procès-verbal par M. Bréchaire, secrétaire dudit comité, en quatrième lieu, la modification des heures de délégation prises par le salarié protégé et, en dernier lieu, le comportement de M. A à l'égard de M. Bréchaire, ne sont pas de nature à caractériser une discrimination syndicale à l'égard de M. Bréchaire ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir et de procédure.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, M. Bréchaire, représenté par Me Boucharlat, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire, enregistré le 25 janvier 2024, la société IECF-Pesier déclare se désister de l'ensemble de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Bernabeu ;

- les conclusions de Mme Parent, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

Par deux mémoires enregistrés le 25 janvier 2024, la société IECF-Pesier a déclaré se désister de l'ensemble de ses conclusions présentées sous les requêtes n° 2204042 et n° 2208721. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donner acte.

DÉCIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes nos 2204042 et 2208721 de la société IECF-Pesier.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société IECF-Pesier et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.

Délibéré après l'audience du 31 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Baffray, président,

M. Marias, premier conseiller,

M. Bernabeu, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2024.

Le rapporteur,

S. Bernabeu

Le président,

J.-F. BaffrayLa greffière,

A. Macaronus

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2204042 2

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