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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204114

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204114

mardi 5 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204114
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème Chambre (J.U)
Avocat requérantCABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2205302/8-1 rendue le 15 mars 2022, le magistrat désigné du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de M. C au tribunal administratif de Montreuil.

Par cette requête, enregistrée le 4 mars 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, et un mémoire enregistré le 14 juin 2022 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, M. A C, représenté par Me Berdugo, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 2 mars 2022 par lesquels le préfet de police de Paris l'a, d'une part, obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a fixé le pays de destination, et, d'autre part, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre à la préfecture de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, de réexaminer sa situation administrative et de prendre une nouvelle décision dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions en litige :

- elles sont entachées d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation.

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

- elle a méconnu son droit d'être entendu garanti par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, et par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la menace à l'ordre public n'est pas établie ;

- elle a violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et elle est à tout le moins entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle a méconnu son droit d'être entendu ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle a violé les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et elle est à tout le moins entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2022, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, sollicite le rejet de la requête, faisant valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Khiat, magistrat désigné,

- les observations de Me Berdugo pour M. C,

- le préfet de police de Paris n'étant ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité arménienne, né le 1er août 1990, déclare être entré en France en 2013 pour y solliciter l'asile. Il est constant que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) a rejeté, par une décision du 30 juin 2015, le recours formé par l'intéressé contre la décision du 28 août 2014 par laquelle le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) avait rejeté sa demande d'asile. Il ressort des éléments accessibles tant au juge qu'aux parties que, par un arrêté du 10 août 2015, le préfet de police de Paris lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Par un jugement n° 1515191/3-1 du 18 juillet 2016, le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C présentée à l'encontre de cet arrêté. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 10 septembre 2019, le préfet du Val d'Oise a abrogé l'arrêté du 12 juin 2019 par lequel il l'avait obligé à quitter le territoire français sans délai, avait fixé le pays de destination et lui avait fait interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un nouvel arrêté du 3 août 2020, le préfet de l'Essonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement n° 2006631 du 18 janvier 2021, le tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C à l'encontre de cet arrêté. En dernier lieu, par des arrêtés des 2 mars 2022, dont le requérant demande l'annulation pour excès de pouvoir, le préfet de police de Paris l'a, d'une part, obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a fixé le pays de destination, et, d'autre part, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions en litige :

2. Les décisions en litige comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent les fondements. Il ressort en outre de leurs motifs que le préfet de police de Paris a procédé à un examen particulier de la situation de M. C. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'absence d'examen particulier de la situation de l'intéressé doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, il ressort des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Il s'ensuit que les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoquées à l'encontre des décisions attaquées.

4. En revanche, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; () ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 51 de la Charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. () ". Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

5. Le requérant se borne à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu et ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées en temps utile, auraient été de nature à y faire obstacle. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

6. En deuxième lieu, il ressort clairement des motifs de l'arrêté en litige que le préfet de police de Paris a pris une obligation de quitter le territoire français à l'encontre de M. C au motif uniquement qu'il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne contestant au demeurant pas cette appréciation. Si le requérant soutient qu'il ne représente pas une menace à l'ordre public, le préfet de police ne s'est pas fondé sur un tel motif pour prendre une obligation de quitter le territoire français à son encontre. Dès lors, ce moyen est inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste et ne peut, par suite, qu'être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. M. C, qui déclare être entré en France en 2013, est divorcé depuis un jugement du tribunal judiciaire d'Evry du 3 juillet 2020. S'il a eu deux enfants avec son ex-épouse nés en Arménie en 2008 et 2009, qui sont aujourd'hui scolarisés en France, il ressort des motifs de ce même jugement que la résidence des enfants a été fixée au domicile de leur mère, que M. C ne bénéficiera d'un droit de visite et d'hébergement que lorsqu'il justifiera d'un logement permettant d'accueillir ses enfants, et que son état d'impécuniosité le dispense de toute contribution à leur entretien et à leur éducation jusqu'à retour à meilleure situation. Enfin, si M. C se prévaut de promesses d'embauche, notamment celle datée du 3 mars 2022, il ne justifie d'aucune insertion socio-professionnelle effective sur le sol français. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de séjour de M. C en France, le préfet de police de Paris n'a pas porté une atteinte excessive à son droit de mener une vie privée et familiale normale. Par suite, la décision l'obligeant à quitter le territoire français n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation des conséquences sur la situation personnelle du requérant.

9. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ".

10. S'il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions le concernant, il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 8, que M. C contribuerait, de manière effective, à l'entretien et à l'éducation de son fils. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision d'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

11. Il en résulte que M. C ne démontre pas que la décision d'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre est entachée d'illégalité.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

13. Il ressort des motifs de l'arrêté contesté que, pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. C, le préfet de police de Paris a estimé que son comportement constitue une menace pour l'ordre public, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente obligation de quitter le territoire français prise le 28 février 2021, et qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes dans la mesure où il ne peut présenter de documents d'identité ou de voyage en cours de validité et qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et pertinente dans un local affecté à son habitation principale. Pour estimer à ce stade que le comportement de M. C constitue une menace pour l'ordre public, le préfet de police a constaté que l'intéressé était défavorablement connu des services de police pour des faits de recel de vol commis en 2015, de conduite sans permis, de vols à l'étalage et vol en réunion en 2016, de tentative d'homicide et de violences volontaires avec arme en 2017, et en dernier lieu de conduite sans permis. Le requérant ne conteste pas la réalité des faits reprochés, et la seule circonstance qu'ils n'aient pas donné lieu à des condamnations pénales ne retire rien à la menace à l'ordre public qui en résulte. En outre, et ainsi que l'a d'ailleurs relevé l'autorité judiciaire, M. C est sans domicile fixe et ne justifie ainsi d'aucune garantie de représentation. Si le requérant conteste la matérialité de l'obligation de quitter le territoire française prise à son encontre le 28 février 2021, il résulte de l'instruction que le préfet de police de Paris aurait pris la même décision s'il ne s'était pas fondé sur ce motif. Par suite, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de police de Paris a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire.

14. Il en résulte que M. C ne démontre pas que la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'illégalité.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :

15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".

16. Pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. C, le préfet de police de Paris a considéré que son comportement représente une menace pour l'ordre public, et qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 28 février 2021 à laquelle il s'est soustraite. La menace à l'ordre public que représente le comportement de M. C, caractérisée au regard des éléments énoncés au point 13, est à elle seule de nature à justifier que le préfet de police de Paris prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. En outre, aucun des éléments de la situation de M. C ne constitue des circonstances humanitaires de nature à y faire obstacle. Par suite, et au vu des énonciations du point 8, le préfet de police de Paris n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni commis d'erreur d'appréciation en prenant cette décision.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 2 mars 2022 par lesquels le préfet de police de Paris l'a, d'une part, obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, et a fixé le pays de destination, et, d'autre part, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant au remboursement des frais non compris dans les dépens ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 juillet 2022.

Le magistrat désigné,

Signé

Y. B

La greffière,

Signé

S. SéguélaLa République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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