mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2204322 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SELAFA CABINET CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 mars 2022, M. A B, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 février 2022 par laquelle la commune de Bondy a refusé de renouveler son contrat de travail à durée déterminée à compter du 1er mai 2022 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bondy de réexaminer sa situation dès la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Bondy une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- son contrat à durée déterminée doit être requalifié en contrat à durée indéterminée de sorte que la décision litigieuse constitue un licenciement ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est n'a pas été précédée d'un entretien préalable dès lors que cet entretien n'est intervenu que le 23 février 2022, postérieurement à l'édiction de la décision attaquée, et alors même qu'il n'a pas été informé de sa teneur ni de la possibilité d'accéder à son dossier administratif et d'être assisté d'un tiers ou d'un conseil, en méconnaissance de l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- en toute hypothèse, dès lors qu'il aurait dû bénéficier d'un renouvellement de son dernier contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée à compter du mois de septembre 2020 ou à tout le moins lors du dernier contrat à durée déterminée conclu ou, à défaut, que ses fonctions auraient dû être qualifiées d'emploi permanent, il aurait dû bénéficier d'un préavis de trois mois conformément aux dispositions de l'article 38-1 du décret n° 88-145 ;
- en qualifiant la décision attaquée de décision de non renouvellement de contrat, la commune a inexactement qualifié les faits de l'espèce ;
- à supposer que la décision attaquée soit une décision de non renouvellement de contrat, elle est entachée d'une erreur dans la qualification juridique des faits, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle n'est pas fondée sur l'intérêt du service, ni sur des éventuels griefs dès lors que ses mérites étaient reconnus et que son emploi répondait à un besoin permanent de la commune en matière de gestion et d'entretien des cimetières communaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la commune de Bondy conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge du requérant la somme de
2 000 euros au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une lettre en date du 25 mars 2024, les parties ont été informées que l'affaire était susceptible d'être inscrite au rôle d'une audience du mois de septembre ou d'octobre 2024 et que la clôture d'instruction était susceptible d'intervenir à compter du 12 avril 2024.
Par une ordonnance du 24 avril 2024, la clôture immédiate de l'instruction a été prononcée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Therby-Vale, rapporteure ;
- les conclusions de M. Colera, rapporteur public ;
- et les observations de Me Chevreul, se substituant à Me Froment pour la commune de Bondy.
M. B n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté en qualité d'agent contractuel par la commune de Bondy et exerçait depuis le 1er janvier 2020 les fonctions d'agent d'entretien du cimetière communal en vertu d'un contrat à durée déterminée de six mois valable jusqu'au 30 juin 2020, régulièrement renouvelé. Par une décision du 16 février 2022, la commune de Bondy a décidé de ne pas renouveler son contrat au 30 avril 2022. M. B demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la nature de la décision litigieuse :
2. D'une part, il résulte des dispositions de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale alors en vigueur et de l'article 4 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat alors en vigueur que les contrats passés par les collectivités et établissements publics territoriaux en vue de recruter des agents non titulaires doivent, sauf disposition législative spéciale contraire, être conclus pour une durée déterminée et ne peuvent être renouvelés que par reconduction expresse. La circonstance qu'un contrat à durée déterminée a été reconduit tacitement bien qu'il ait comporté une stipulation selon laquelle il ne pouvait l'être que par une décision expresse ne peut avoir pour effet de lui conférer une durée indéterminée. Le maintien en fonctions de l'agent en cause à l'issue de son contrat initial, s'il traduit la commune intention des parties de poursuivre leur collaboration, a seulement pour effet de donner naissance à un nouveau contrat, conclu lui aussi pour une période déterminée et dont la durée est celle assignée au contrat initial. Ainsi, sauf circonstance particulière, la décision par laquelle l'autorité administrative compétente met fin aux relations contractuelles doit être regardée comme un refus de renouvellement de contrat si elle intervient à l'échéance du nouveau contrat et comme un licenciement si elle intervient au cours de ce nouveau contrat.
3. D'autre part, aux termes de l'article 3-3 de la loi susvisée du 26 janvier 1984 alors en vigueur : " Par dérogation au principe énoncé à l'article 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée et sous réserve de l'article 34 de la présente loi, des emplois permanents peuvent être occupés de manière permanente par des agents contractuels dans les cas suivants : 1° Lorsqu'il n'existe pas de cadre d'emplois de fonctionnaires susceptibles d'assurer les fonctions correspondantes ; / 2° Lorsque les besoins des services ou la nature des fonctions le justifient et sous réserve qu'aucun fonctionnaire n'ait pu être recruté dans les conditions prévues par la présente loi ; / 3° Pour les communes de moins de 1 000 habitants et les groupements de communes regroupant moins de 15 000 habitants, pour tous les emplois ; 3° bis Pour les communes nouvelles issues de la fusion de communes de moins de 1 000 habitants, pendant une période de trois années suivant leur création, prolongée, le cas échéant, jusqu'au premier renouvellement de leur conseil municipal suivant cette même création, pour tous les emplois ;/ 4° Pour les autres collectivités territoriales ou établissements mentionnés à l'article 2, pour tous les emplois à temps non complet lorsque la quotité de temps de travail est inférieure à 50 % ;/ 5° Pour les emplois des communes de moins de 2 000 habitants et des groupements de communes de moins de 10 000 habitants dont la création ou la suppression dépend de la décision d'une autorité qui s'impose à la collectivité ou à l'établissement en matière de création, de changement de périmètre ou de suppression d'un service public./ Les agents ainsi recrutés sont engagés par contrat à durée déterminée d'une durée maximale de trois ans. Ces contrats sont renouvelables par reconduction expresse, dans la limite d'une durée maximale de six ans. / Si, à l'issue de cette durée, ces contrats sont reconduits, ils ne peuvent l'être que par décision expresse et pour une durée indéterminée ". Aux termes de aux termes du II de l'article 3-4 de la même loi : " Tout contrat conclu ou renouvelé pour pourvoir un emploi permanent en application de l'article 3-3 avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans au moins sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu pour une durée indéterminée./ La durée de six ans mentionnée au premier alinéa du présent II est comptabilisée au titre de l'ensemble des services accomplis auprès de la même collectivité ou du même établissement dans des emplois occupés sur le fondement des articles 3 à 3-3, à l'exception de ceux qui le sont au titre du II de l'article 3. Elle inclut, en outre, les services effectués au titre du deuxième alinéa de l'article 25 s'ils l'ont été auprès de la collectivité ou de l'établissement l'ayant ensuite recruté par contrat. /Pour l'appréciation de cette durée, les services accomplis à temps non complet et à temps partiel sont assimilés à des services effectués à temps complet. / Les services accomplis de manière discontinue sont pris en compte, sous réserve que la durée des interruptions entre deux contrats n'excède pas quatre mois. Pour le calcul de la durée d'interruption entre deux contrats, la période de l'état d'urgence sanitaire déclaré sur le fondement de l'article L. 3131-12 du code de la santé publique n'est pas prise en compte. / Lorsqu'un agent remplit les conditions d'ancienneté mentionnées aux deuxième à quatrième alinéas du présent II avant l'échéance de son contrat en cours, les parties peuvent conclure d'un commun accord un nouveau contrat, qui ne peut être qu'à durée indéterminée. En cas de refus de l'agent de conclure un nouveau contrat, l'agent est maintenu en fonctions jusqu'au terme du contrat à durée déterminée en cours ".
4. Enfin, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée (CDD) ne bénéficie d'aucun droit au renouvellement de son contrat. Il résulte en revanche des articles précitées 3-3 et 3-4 de la loi du 26 janvier 1984 que si une collectivité ou un établissement décide de renouveler l'engagement d'un agent territorial recruté par un CDD, cette collectivité ou cet établissement ne peut le faire que par une décision expresse et pour une durée indéterminée si l'agent justifie d'une durée de services publics de six ans au moins auprès de la même collectivité ou du même établissement sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique. Dans l'hypothèse où ces conditions d'ancienneté sont remplies par un agent territorial avant l'échéance du contrat, celui-ci ne se trouve pas tacitement transformé en contrat à durée indéterminée (CDI). Dans un tel cas, les parties ont la faculté de conclure d'un commun accord un nouveau contrat, à durée indéterminée, sans attendre cette échéance. Elles n'ont en revanche pas l'obligation de procéder à une telle transformation de la nature du contrat, ni de procéder à son renouvellement à son échéance.
5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. B a conclu avec la commune de Bondy un contrat à durée déterminée de six mois du 1er janvier au 30 juin 2020 qui a été renouvelé plusieurs fois, et en dernier lieu du 1er mai au 31 octobre 2021. Il est constant qu'au terme de ce contrat, l'intéressé a été maintenu dans ses fonctions. Dans ces conditions, le contrat reconduit de M. B, bien que non formalisé, a également été conclu pour une durée de six mois et arrivait bien à échéance le 30 avril 2022. Si l'intéressé soutient qu'il a exercé diverses fonctions au sein de la commune de Bondy depuis le 22 septembre 2014, il n'en justifie pas par la seule production de son curriculum vitae et d'une attestation du directeur général des services de la commune, qui indique, dans des termes non circonstanciés, que M. B a été employé par la commune depuis le 1er janvier 2018. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutient M. B, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il justifie d'une durée de services publics de six ans sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique, au sens de l'article 3-4 précité de la loi du 26 janvier 1984 et qu'il remplissait les conditions lui permettant de se voir proposer la conclusion d'un contrat à durée indéterminée.
6. Par suite, la décision litigieuse constitue une décision de refus de renouvellement d'un contrat à durée déterminée et non pas un licenciement d'un contrat à durée indéterminée.
En ce qui concerne l'examen des moyens :
7. Aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " I. Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : []- deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans ; -trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables./ La notification de la décision finale doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus sur emploi permanent conformément à l'article
L. 332-8 du code général de la fonction publique est supérieure ou égale à trois ans.[] Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux conclus avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent ".
8. En premier lieu, un agent dont le contrat est arrivé à échéance n'a aucun droit au renouvellement de celui-ci. Il en résulte que la décision de ne pas renouveler ce contrat n'est pas, sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire, au nombre des mesures qui doivent être motivées en application des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, M. B, qui n'établit pas ni n'allègue que la décision litigieuse serait constitutive d'une sanction ne peut utilement soutenir qu'elle est insuffisamment motivée.
9. En deuxième lieu, M. B ne peut utilement soutenir que la décision de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée devait être précédée d'un entretien préalable, en méconnaissance de l'article 38-1 du 15 février 1988 précité, dès lors que, d'une part, son contrat n'était pas susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée, comme cela a été indiqué au point 5 de ce jugement, et d'autre part, que la durée de l'ensemble des contrats conclus par l'intéressé avec la commune entre le 1er janvier 2020 et le 30 avril 2022, était inférieure à trois ans.
10. En troisième lieu, et pour le même motif que celui indiqué précédemment,
M. B ne peut utilement soutenir que le délai de prévenance qui lui était applicable était de trois mois dès lors que son contrat était susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée. Au surplus, et dès lors que l'intéressé justifie de son recrutement durant vingt huit mois comme agent communal, en notifiant le 25 février 2022 à M. B sa volonté de ne pas renouveler son contrat dont l'échéance arrivait le 30 avril suivant, la commune de Bondy a respecté le délai de deux mois prévu par l'article 38-1 du décret du 15 février 1988.
11. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 5 du présent jugement que la décision litigieuse a pour objet le non renouvellement du contrat à durée déterminée de
M. B et non son licenciement. Les moyens tirés de l'erreur dans la qualification juridique des faits, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. En cinquième lieu, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
13.
14. M. B fait valoir qu'un complément indemnitaire annuel lui a été attribué au titre de l'année 2021, ce qui démontrerait que sa manière de servir était favorablement évaluée et justifierait que son contrat soit renouvelé. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la décision de ne pas renouveler le contrat de M. B est motivée par l'intérêt du service au regard des difficultés relationnelles que l'intéressé a rencontré avec ses collègues et de ses manquements dans l'accomplissement de ses missions, en particulier son absence à son poste de travail le 10 août 2021 alors qu'il était en charge de l'ouverture au public du cimetière communal. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée n'a pas été prise dans l'intérêt du service et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte tout de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 16 février 2022 par laquelle la commune de Bondy a refusé de renouveler son contrat de travail à durée déterminée à compter du 1er mai 2022. Les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent dès lors être rejetées, ainsi que par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bondy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B réclame au titre des frais liés à l'instance. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par la commune de Bondy sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bondy sur le fondement de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à A B et à la commune de Bondy.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Deniel, présidente,
- Mme Therby-Vale, première conseillère,
- Mme Biscarel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
La rapporteure,La présidente,SignéSigné E. Therby-ValeC. DenielLa greffière,SignéA. Capelle
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026