LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204391

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204391

vendredi 5 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204391
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantSELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 mars 2022, 10 mai 2023, 26 juin 2023 et 23 décembre 2023, M. C B, représenté par Me Lelong, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel la directrice générale des douanes et des droits indirects a établi le tableau d'avancement pour l'accès au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects au titre de l'année 2021, ainsi que la décision du 9 février 2022 de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'annuler, par voie de conséquence, les arrêtés de promotion et de nomination des contrôleurs des douanes et droits indirects promus, au titre du tableau d'avancement contesté, contrôleurs de 1ère classe au titre de l'année 2021 ;

3°) d'enjoindre au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de procéder à l'établissement d'un nouveau tableau d'avancement pour l'accès au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects au titre de l'année 2021 sur lequel il serait inscrit ou, à titre subsidiaire, de procéder à un réexamen de sa candidature ainsi que de celles des agents promus au titre de l'année 2021, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le mémoire en défense est irrecevable, en raison de l'incompétence de son auteur ;

- l'arrêté litigieux est entaché de l'incompétence de son auteur ;

- l'appréciation portée sur sa valeur professionnelle traduit une erreur manifeste d'appréciation de ses mérites si on les compare avec ceux de ses collègues promus ;

- il est illégal, dès lors que des candidats admis ne figuraient pas sur la liste des agents promouvables ;

- il être victime d'une double discrimination liée d'une part à son handicap et, d'autre part, à sa branche d'activité, dès lors que le taux de promotion des agents des douanes appartenant à la branche AG/OP-CO est moindre que celui des agents appartenant à la branche surveillance au sein de la direction interrégionale des douanes et droits indirects de Nouvelle-Aquitaine ;

- il méconnaît le principe d'égalité de traitement entre les agents ;

- les informations transmises par le ministre sur un candidat admis sont erronées.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars et 30 mai 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions présentées par M. B qui tendent seulement à l'annulation de l'arrêté du 25 novembre 2021 portant inscription au tableau d'avancement en tant que son nom n'y figure pas sont irrecevables, dès lors que le tableau d'avancement au grade de contrôleur de première classe présente un caractère indivisible ;

- les conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant sont irrecevables, dès lors qu'elles n'entrent pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;

- le décret n° 95-380 du 10 avril 1995 fixant le statut particulier du corps des contrôleurs des douanes et droits indirects ;

- le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 ;

- le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Caro,

- les conclusions de Mme de Bouttemont, rapporteure publique,

- et les observations de Me Voskarides, substituant Me Duclos, pour le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, lauréat du concours externe de contrôleur de 2ème classe des douanes et droits indirects depuis le 30 mars 2009, a été affecté, le 1er avril 2015, à la suite d'un accident de service, ne lui permettant plus d'exercer ses fonctions de motocycliste dans la branche d'activité de la surveillance, au pôle d'orientation des contrôles (POC) de Poitiers, au sein de la direction régionale des douanes et droits indirects de Poitiers, dans la branche d'activité administration générale/opérations commerciales (AG-OP/CO) pour exercer ses fonctions en qualité d'agent de la cellule du renseignement et d'orientation des contrôles (CROC). L'intéressé a postulé au tableau d'avancement pour l'accès au grade de contrôleur de 1ère classe et, dès lors qu'il remplissait les conditions statutaires requises, a été inscrit sur la liste des agents promouvables pour l'année 2021. Toutefois, ne figurant pas au tableau d'avancement au grade de contrôleur de 1ère classe arrêté le 15 novembre 2021, il a, par courrier du 15 janvier 2022, formé un recours gracieux, lequel a été rejeté par la décision du 9 février 2022. Par la présente requête, M. B demande l'annulation du tableau d'avancement pour l'accès au grade de contrôleur de 1ère classe établi au titre de l'année 2021, ainsi que de la décision du 9 février 2022, portant rejet de son recours gracieux.

Sur la recevabilité du mémoire en défense :

2. Par un arrêté du 11 janvier 2023 publié au Journal officiel de la République française n°0012 du 14 janvier 2023, M. A E, attaché d'administration hors classe, responsable du secteur, contentieux au bureau affaires juridiques statutaires et indemnitaires, a reçu délégation à l'effet de signer, au nom du ministre chargé de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, tous actes, arrêtés, décisions ou conventions autres qu'internationales. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le mémoire en défense serait irrecevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, par un arrêté du 8 juillet 2021 régulièrement publié au Journal officiel de la République française du 16 juillet 2021, Mme G, directrice générale des douanes et droits indirects, a donné à M. F D, signataire de la décision attaquée, délégation de signature à l'effet de signer, au nom du ministre chargé des douanes, et dans la limite de ses attributions, tous actes, arrêtés, décisions ou conventions autres qu'internationales relatifs aux personnels des services déconcentrés de la direction générale des douanes et droits indirects. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, alors applicable et dont les dispositions sont désormais codifiées aux articles L. 522-18 et L. 522-21 du code général de la fonction publique, prévoit que l'avancement de grade a notamment lieu " au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi par appréciation de la valeur professionnelle et des acquis de l'expérience professionnelle des agents " et " les promotions doivent avoir lieu dans l'ordre du tableau ". L'article 13 du décret du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales de l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat dispose que " Les fonctionnaires sont inscrits au tableau par ordre de mérite. Les candidats dont le mérite est jugé égal sont départagés par l'ancienneté dans le grade ".

5. Aux termes du I de l'article 18 du décret du 10 avril 1995 portant statut particulier du corps des contrôleurs des douanes et droits indirects : " Les conditions d'accès au grade de contrôleur des douanes et droits indirects de 1ère classe () sont fixées conformément aux dispositions de l'article 25 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 portant dispositions statutaires communes à divers corps de fonctionnaires de la catégorie B de la fonction publique de l'Etat ". Aux termes du I de l'article 25 du décret du 11 novembre 2009 : " ' Peuvent être promus au deuxième grade de l'un des corps régis par le présent décret :/ () 2° Par la voie du choix, après inscription sur un tableau d'avancement établi après avis de la commission administrative paritaire, les fonctionnaires justifiant d'au moins un an dans le 6e échelon du premier grade et justifiant d'au moins cinq années de services effectifs dans un corps, cadre d'emplois ou emploi de catégorie B ou de même niveau () ".

6. Il résulte des dispositions rappelées au point 5 que, d'une part, les fonctionnaires, même s'ils remplissent les conditions statutaires requises pour bénéficier d'une promotion au choix, ne détiennent aucun droit à être inscrits sur un tableau d'avancement. D'autre part, le juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un recours tendant à l'annulation d'un arrêté portant inscription au tableau d'avancement et nomination dans un grade supérieur, ne peut se borner, dans le cadre de son contrôle restreint, à apprécier la valeur professionnelle d'un candidat écarté, et doit analyser les mérites comparés de cet agent et de ceux des autres agents candidats à ce même grade. A cet égard, la valeur professionnelle de M. B ne pouvait être appréciée, aux fins d'inscription de l'intéressé sur le tableau d'avancement au grade de contrôleur de première classe, que par comparaison avec celle des autres agents remplissant les conditions statutaires pour prétendre au même avancement.

7. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des comptes-rendus des entretiens annuels d'évaluation, que M. B a fait l'objet d'appréciations positives quant à sa valeur professionnelle de la part de ses supérieurs hiérarchiques et que le directeur interrégional des douanes de Nouvelle-Aquitaine a émis un avis favorable à sa promotion au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects pour l'année 2021, avec un rang de classement de 15/39, justifié sur sa fiche de proposition comme suit :" Agent apte à exercer ses fonctions au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects ". En l'espèce, le requérant se borne à faire valoir ses propres mérites professionnels et n'assortit son moyen d'aucune précision suffisante quant à la valeur professionnelle des autres agents en comparaison de la sienne, alors que sa candidature n'a pas été classée parmi les meilleures au sein de la direction interrégionale des douanes de Nouvelle-Aquitaine. Il ressort ainsi des écritures en défense du ministre que les premiers agents classés disposent, sur leurs fiches de candidature, d'avis hiérarchiques extrêmement élogieux et faisaient l'objet d'appréciations générales qualifiées d'" excellentes " et révélant des aptitudes pour l'exercice de fonctions relevant du grade supérieur (tels que " très bon agent qui donne entière satisfaction, excellent contrôleur, agente de grande valeur professionnelle très investie dans son travail, excellent état d'esprit, excellente manière de servir, a toute la confiance de sa hiérarchie ") alors que M. B n'avait pas acquis un niveau d'excellence au titre de ses savoirs, capacités et compétences professionnelles recensés dans les différents items de ses fiches d'évaluation. La circonstance que M. B ait suivi plusieurs formations, que son parcours professionnel soit diversifié ou qu'il ait réussi sa reconversion à la suite de son changement de filière, ne permet pas d'établir que sa candidature était d'un niveau égal ou supérieur à celui des candidats retenus. Il en est de même de sa réussite au concours professionnel de contrôleur principal, qui est sans influence sur les conditions d'accès au grade de contrôleur des douanes et droits indirects de 1ère classe et des allégations du requérant s'agissant de l'opération " escargot ", organisée le 14 mars 2019 sur une route nationale, dans cadre d'une " grève du zèle " engagée par des douaniers qui figurent sur la liste d'admission. Dans ces conditions, malgré la valeur professionnelle réelle de M. B, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que le ministre aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'inscrire sur le tableau d'avancement litigieux. Le moyen ainsi soulevé doit, par suite, être écarté.

8. En deuxième lieu, il ressort de pièces du dossier que les trois agents auxquels fait référence le requérant dans ses écritures, repris sur la liste principale, et l'agent dont il indique qu'il a été repris sur la liste complémentaire du tableau d'avancement pour le grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects au titre de l'année 2021, n'étaient pas inscrits sur la liste initiale des agents promouvables, dès lors que l'administration des douanes avait considéré que ces agents des douanes, anciens militaires, ne remplissaient pas les conditions d'ancienneté de services en catégorie B exigées pour accéder au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects. Toutefois, à la suite de jugements rendus par le Tribunal sur la situation des anciens militaires, l'administration des douanes a dû procéder au réexamen de la situation de tous les agents des douanes dont la carrière militaire n'avait pas été prise en compte au titre des services effectifs de catégorie B, et qui avaient été écartés des listes de vocation, et a publié, le 18 novembre 2021, une nouvelle liste des agents ayant vocation au tableau d'avancement pour le grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects au titre de l'année 2021, reprenant les agents écartés initialement. Par suite, l'irrégularité alléguée n'est pas établie.

9. En troisième lieu, l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, alors applicable, dispose : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race () ".

10. De manière générale, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

11. En l'espèce, le requérant soutient que le refus opposé à sa demande d'inscription au tableau d'avancement litigieux est motivé par des considérations étrangères à sa manière de servir et révèle une attitude discriminatoire à son égard de la part de sa hiérarchie liée à son handicap. Il fait valoir également que le taux de promotion des agents des douanes appartenant à la branche AG/OP-CO est moindre que celui des agents appartenant à la branche surveillance au sein de la direction interrégionale des douanes et droits indirects de Nouvelle-Aquitaine et que les agents relevant de cette branche sont marginalisés par le ministère, pour les avancements. Toutefois, la seule circonstance que seuls deux agents atteints de handicap ont été promus au tableau d'avancement n'est pas de nature à établir une quelconque discrimination à son endroit. De même, les seules affirmations du requérant ne permettent pas d'établir qu'il a, du fait de sa filière, été l'objet d'une mesure de discrimination, lors de l'établissement du tableau d'avancement. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que, de manière générale, les agents relevant de cette branche seraient écartés des mesures de promotion, alors qu'il résulte de ce qui a été dit précédemment au point 7 que les agents promus inscrits sur le tableau d'avancement litigieux bénéficiaient d'une appréciation générale qualifiée d'" excellent ". Ainsi, il ressort des pièces du dossier que c'est à la suite de l'analyse comparée des mérites professionnels, d'une part, des agents candidats au sein de la direction interrégionale des douanes et droits indirects de Nouvelle-Aquitaine, que M. B a été classé 15ème au niveau des compétences confirmées par le chef de circonscription et, d'autre part, des agents candidats sur l'ensemble du territoire, que le requérant n'a pas été inscrit par l'autorité centrale décisionnaire sur le tableau d'avancement au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects pour l'année 2021. Dans ces conditions, eu égard à l'ensemble de ces éléments, l'arrêté attaqué du 25 novembre 2021 ne peut être regardé comme empreint de discrimination ou d'une rupture d'égalité entre candidats. Le moyen soulevé par le requérant n'est dès lors pas fondé.

12. Enfin, si le requérant remet en cause la fiabilité des informations transmises par le ministre, sur l'un des agents, candidat admis sur la liste complémentaire du tableau d'avancement au choix de contrôleur de première classe, cette circonstance, au demeurant non établie, est sans influence sur le fait que M. B, classé 15ème sur 39, par le chef de circonscription n'a pas été inscrit par l'autorité centrale décisionnaire sur le tableau d'avancement au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects pour l'année 2021.

13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 25 novembre 2021 par lequel la directrice générale des douanes et des droits indirects a établi le tableau d'avancement pour l'accès au grade de contrôleur de 1ère classe des douanes et droits indirects au titre de l'année 2021 ni de la décision du 9 février 2022 de rejet de son recours gracieux.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 22 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Ribeiro-Mengoli, présidente,

Mme Van Maele, première conseillère,

Mme Caro, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.

La rapporteure,

N. Caro

La présidente,

N. Ribeiro-Mengoli La greffière,

P. Demol

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2204391

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions