LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2204779

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2204779

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2204779
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantCASSÉ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Cassé, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Denis l'a placée en position de disponibilité d'office à compter du 4 septembre 2021 pour une période de six mois avec maintien de salaire à mi-traitement, ensemble la décision du 25 janvier 2022 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Saint-Denis de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2020 et de la placer, à compter de cette date, en congés pour maladie imputable au service lui ouvrant droit à plein traitement ;

3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Denis une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le centre hospitalier de Saint-Denis a commis une faute en ne prenant pas en compte l'accident de travail qu'elle a subi le 2 août 2020 ;

- l'arrêté attaqué la plaçant en disponibilité d'office à la suite de son placement en congés maladie ordinaire est illégal puisqu'elle aurait dû être placée en congés maladie imputable au service sur le fondement de son nouvel accident de service du 2 août 2020.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, le centre hospitalier de Saint-Denis conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme A aux entiers dépens.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.

La clôture d'instruction a été fixée au 13 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- l'ordonnance n° 2017-53 du 10 janvier 2017 ;

- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;

- le décret n°2020-566 du 13 mai 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Van Maele,

- les conclusions de M. Silvy, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, fonctionnaire hospitalière, exerce les fonctions d'aide-soignante au sein du centre hospitalier de Saint-Denis depuis 2003. Elle a été victime, le 1er novembre 2019, d'un accident reconnu imputable service qui lui a causé une blessure au pouce de la main droite. Ses arrêts de travail produits pour la période du 1er au 25 novembre 2019, puis du 21 décembre 2019 au 31 juillet 2020, ont été pris en charge par l'administration à ce titre. Mme A a repris ses fonctions le 1er août 2020 mais a de nouveau été placée en arrêt de travail à compter du 2 août 2020, après avoir ressenti, durant son service, une " vive douleur au bras droit " et avoir constaté un " gonflement de sa main droite ", qui l'ont contrainte à quitter le service. Ses arrêts de travail produits pour la période du 2 août au 4 septembre 2020 ont été pris en charge par l'administration au titre de l'accident de service du 1er novembre 2019. La date de consolidation des lésions résultant de son accident de service du 1er novembre 2019 a été fixée au 4 septembre 2020. Mme A, qui a continué à produire des arrêts de travail après cette date, a été placée en congés de maladie ordinaire du 4 septembre 2020 au 3 septembre 2021. Par un avis du 14 septembre 2021, le comité médical départemental a rejeté sa demande de placement en congé de longue maladie, l'a estimée définitivement inapte à ses fonctions d'aide-soignante et a prescrit son reclassement à sa reprise de fonctions. Par une décision du 23 septembre 2021, le directeur du centre hospitalier l'a placée en disponibilité d'office pour une durée de six mois à compter du 4 septembre 2021, à l'issue de son congé maladie ordinaire d'un an, avec maintien d'un salaire à mi-traitement. Mme A a formé, le 24 novembre 2021, un recours gracieux contre cette décision. Le centre hospitalier a rejeté ce recours gracieux par une décision expresse du 25 janvier 2022. Par la requête susvisée, Mme A demande l'annulation de la décision du 23 septembre 2021, ensemble la décision du 25 janvier 2022 rejetant son recours gracieux.

2. Aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, dans sa rédaction issue de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, applicable en l'espèce : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service () / Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. () ". Aux termes de l'article 35-1 du décret du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière, dans sa version issue du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière : " Le congé prévu au premier alinéa du I de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 susvisée est accordé au fonctionnaire, sur sa demande, dans les conditions prévues par le présent titre. ". Aux termes de l'article 35-2 de ce décret : " Pour obtenir un congé pour invalidité temporaire imputable au service, le fonctionnaire, ou son ayant-droit, adresse par tout moyen à l'autorité investie du pouvoir de nomination dont il relève une déclaration d'accident de service, d'accident de trajet ou de maladie professionnelle accompagnée des pièces nécessaires pour établir ses droits. / La déclaration comporte : / 1° Un formulaire précisant les circonstances de l'accident ou de la maladie. () / 2° Un certificat médical indiquant la nature et le siège des lésions résultant de l'accident ou de la maladie ainsi que, s'il y a lieu, la durée probable de l'incapacité de travail en découlant. ". Enfin, aux termes de l'article 35-3 du même décret : " I. - La déclaration d'accident de service ou de trajet prévue à l'article 35-2 est adressée à l'autorité investie du pouvoir de nomination dont relève le fonctionnaire, dans le délai de quinze jours à compter de la date de l'accident. / () / IV. - Lorsque les délais prévus aux I et II ne sont pas respectés, la demande de l'agent est rejetée. / () ".

3. Mme A soutient que le centre hospitalier de Saint-Denis a commis une faute en ne prenant pas en compte sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service du nouvel accident dont elle estime avoir été victime, dans l'exercice de ses fonctions, le 2 août 2020. Elle soutient, en particulier, que sa cheffe de service a commis une négligence fautive en ne transmettant pas la déclaration d'accident de service au service des ressources humaines, ainsi qu'elle s'était pourtant engagée à le faire, et que le service des ressources humaines a lui-même commis une faute en traitant son arrêt de travail du 4 août 2020 au titre de l'accident de service du 1er novembre 2019, alors que cet arrêt de travail concernait un nouvel accident de service, ainsi qu'il résultait du formulaire cerfa, dans lequel les cases " accident du travail " et " certificat initial " avaient été cochées par le médecin. Toutefois, ce moyen, qui ne peut être utilement formé que dans le cadre d'un recours indemnitaire, est inopérant dans le cadre de la présente instance.

4. A supposer même que Mme A ait entendu soulever, par les arguments qu'elle invoque, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision par laquelle l'administration a implicitement rejeté sa demande d'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2020, révélée par les pièces du dossier et notamment par le courrier du 26 mai 2021, cette décision ne constitue pas le fondement sur lequel repose l'arrêté attaqué du 23 septembre 2021 qui place l'intéressée en disponibilité d'office du fait de l'épuisement de ses droits à congés de maladie ordinaire. Par suite, l'invocation de l'exception d'illégalité de la décision rejetant sa demande d'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2020 doit être écartée comme inopérante. En tout état de cause, Mme A n'établit pas avoir adressé la déclaration d'accident de service prévue par l'article 35-3 du décret précité du 19 avril 1988 dans le délai de quinze jours à compter de son prétendu accident de service du 2 août 2020, ni que sa cheffe de service de l'époque lui aurait indiqué qu'elle allait s'en charger, de sorte que l'administration n'a pas commis d'illégalité en rejetant implicitement sa demande d'imputabilité au service de l'accident du 2 août 2020.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme A ne peut pas utilement soutenir que son état de santé aurait dû être pris en charge, à compter du 2 août 2020, au titre de l'accident de service survenu le même jour, sans autre limitation que celle tenant à sa mise à la retraite ou à sa reprise du service. Il est en outre constant que la requérante a été placée en congé de maladie ordinaire à compter du 4 septembre 2020, date de consolidation de son accident de service du 1er novembre 2019. Par suite, la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaquée du 23 septembre 2021, par lequel le centre hospitalier de Saint-Denis a prononcé sa mise en disponibilité d'office à compter du 4 septembre 2021 à l'expiration de son droit à congé maladie ordinaire d'un an, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relativesaux frais liés au litige.

6. Dès lors que la présente instance n'a donné lieu à aucun dépens, au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées sur ce fondement par le centre hospitalier de Saint-Denis ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Saint-Denis présentées sur le fondement de l'article R. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au Centre hospitalier de Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Jimenez, présidente,

Mme Van Maele, première conseillère,

Mme Caro, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.

La rapporteure,

S. Van Maele

La présidente,

J. Jimenez La greffière,

P. Demol

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions