mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2205286 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | BAUDIN VERVAECKE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 avril 2022 et 20 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Baudin Vervaecke, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 mai 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité départementale de Seine-Saint-Denis a autorisé la Société de Fret et de Services (SFS) à procéder à son licenciement, ensemble la décision du 9 février 2022 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a confirmé cette décision ;
2°) d'annuler la décision du 7 août 2020 par laquelle la société SFS a été autorisée à licencier M. A ;
3°) d'enjoindre à la société SFS de procéder à sa réintégration, sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la société SFS une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- les décisions de l'inspectrice du travail et de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion sont insuffisamment motivées ;
- les motifs sur lesquels est fondée la décision du préfet de police pour lui retirer son habilitation aéroportuaire sont erronés ;
- elles méconnaissent le principe non bis in idem, son licenciement devant s'analyser comme une sanction disciplinaire, intervenue en cumul des suspensions de son contrat de travail précédemment prononcées en juillet 2019, dans l'attente des résultats de l'enquête administrative diligentée par le préfet dans le cadre de la procédure d'habilitation, et en septembre 2019, à la suite de la décision du préfet de lui retirer l'habilitation d'accéder aux zones réservées aéroportuaires ;
- le retrait de son habilitation n'empêchait pas la poursuite de son emploi hors de la zone de sûreté à accès réglementé ;
- la demande d'autorisation de licenciement est liée à l'exercice de son mandat syndical et se fonde, de ce fait, sur un motif discriminatoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2022, la Société de Fret et de Services (SFS), représentée par la société d'avocats VoxLaw, conclut, d'une part, au rejet de la requête et, d'autre part, à ce que soit mise à la charge de M. A la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 décembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par deux courriers du 28 mars 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, d'une part, de ce que les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit ordonné la réintégration de M. A au sein de la société SFS étaient susceptibles d'être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître et, d'autre part, de ce que les conclusions tendant à l'annulation de l'autorisation de licenciement du 7 août 2020 étaient susceptibles d'être rejetées pour irrecevabilité comme étant portées à l'encontre d'une décision inexistante.
M. A a produit un mémoire, enregistré le 28 mars 2024, qui n'a pas été communiqué.
La société SFS a produit un mémoire, enregistré le 18 avril 2024, qui n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bernabeu ;
- les conclusions de Mme Parent, rapporteure publique ;
- les observations de Me Bonnemaison, substituant Me Baudin Vervaecke, pour M. A ;
- et les observations de la société d'avocats VoxLaw (Me Sardinha-Marques) pour la société SFS.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a été embauché le 1er septembre 2006 par la Société de Fret et de Services (SFS) en tant qu'employé de service aérien, au sein de laquelle il exerce un mandat de représentant de section syndicale depuis le 7 janvier 2020. A la suite du retrait par le préfet de police de son habilitation aux fins d'accéder aux zones de sûreté à accès réglementé de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle le 29 octobre 2019, la société SFS a sollicité l'autorisation de licencier M. A pour défaut d'habilitation aéroportuaire, par un courrier du 3 mars 2021. Par une décision du 3 mai 2021, l'inspectrice du travail de l'unité départementale de la Seine-Saint-Denis a autorisé le licenciement sollicité. M. A a formé un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision le 5 juillet 2021. A défaut de réponse dans le délai de quatre mois, prévu à l'article R. 2422-1 du code du travail, une décision implicite de rejet est née le 6 novembre 2021. Par une décision du 9 février 2022, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a explicitement confirmé la décision du 3 mai 2021 de l'inspectrice du travail. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler la décision de l'inspectrice du travail du 3 mai 2021, ensemble la décision de la ministre du travail du 9 février 2022.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 7 août 2020 :
2. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'inspection du travail ou la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion aurait pris une décision le 7 août 2020 autorisant le licenciement de M. A. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation d'une telle décision inexistante sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées pour ce motif.
Sur les conclusions tendant à la réintégration de M. A au sein de la société SFS :
3. Dès lors qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur les conclusions de M. A tendant à sa réintégration au sein d'une entreprise privée, de telles conclusions doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail :
S'agissant de la légalité externe :
4. Aux termes de l'article R. 2421-12 du code du travail, applicable aux représentants de proximité : " La décision de l'inspecteur du travail est motivée [] ".
5. La décision attaquée vise les dispositions des articles L. 2142-1 et suivants du code du travail dont elle fait application. En outre, l'inspectrice du travail, après avoir rappelé les différentes étapes de la procédure suivie pour licencier M. A, relève que la matérialité du retrait de son habilitation est établie, justifiant l'impossibilité de faire travailler l'intéressé au sein de la société. Enfin, l'inspectrice expose que la demande d'autorisation ne présente pas de liens avec le mandat exercé par le requérant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit, pour ce motif, être écarté.
S'agissant de la légalité interne :
6. En vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé est motivée par la circonstance que le salarié ne remplit pas les conditions légalement exigées pour l'exercice de l'emploi pour lequel il a été embauché, il appartient à l'inspecteur du travail, et le cas échéant, au ministre, de vérifier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, que la demande d'autorisation de licencier est sans lien avec les mandats détenus et que le motif avancé est établi et justifie le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé, des caractéristiques de l'emploi exercé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
7. D'une part, M. A soutient qu'il ne pouvait plus faire l'objet d'un licenciement dès lors que son employeur lui avait déjà infligé une mise à pied conservatoire en octobre 2019 et que son contrat de travail avait été illégalement suspendu en juillet et septembre 2019. Néanmoins, il ressort des pièces du dossier que la procédure de licenciement dont il a fait l'objet à compter du mois de mars 2021 était fondée, non sur les faits qui avaient été retenus à son encontre pour justifier sa mise à pied conservatoire, mais sur la circonstance qu'il ne remplissait plus les conditions légalement exigées pour l'exercice de son emploi à la suite de la perte de son habilitation aéroportuaire le 29 octobre 2019. Il s'ensuit que le licenciement de M. A n'était pas fondé sur un motif disciplinaire. Partant, et quand bien même le contrat de travail de l'intéressé a été suspendu en juillet et septembre 2019, le moyen tiré de la méconnaissance du principe non bis in idem ne peut qu'être écarté.
8. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A a été embauché par la société SFS en qualité d'employé de transit, dont les fonctions nécessitaient qu'il puisse se rendre sur les zones de sûretés aéroportuaires afin d'effectuer les tâches pour lesquelles il était employé, ainsi que le rappelle son contrat de travail. Par suite, et alors même qu'aucune obligation de reclassement n'incombe à l'employeur qui sollicite une autorisation de licenciement motivée par la circonstance que le salarié protégé ne remplit plus les conditions légalement exigées pour l'exercice de ses fonctions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la perte de son habilitation aéroportuaire ne rendait pas impossible le maintien de son contrat de travail et, partant, ne justifiait pas son licenciement.
9. Enfin, M. A soutient que la demande d'autorisation de licenciement n'est pas sans lien avec ses fonctions de représentant de la section syndicale USAPI dès lors que la société SFS a été condamnée en 2015 par le conseil des prud'hommes pour non-paiement de ses heures de délégation et que le Conseil d'Etat statuant au contentieux a reconnu en 2019 l'existence d'une discrimination syndicale en annulant l'autorisation de licenciement pour faute qui avait été accordée à son employeur en 2013. Toutefois, ces éléments ne sont pas de nature, à eux-seuls et eu égard à leur ancienneté, à démontrer l'existence d'un lien entre la présente demande d'autorisation de licenciement et le mandat syndical de l'intéressé. Il en va de même de ce que son employeur a contesté sa désignation par l'USAPIE, en avril 2019, en qualité de représentant syndical au comité social et économique puisque le tribunal d'instance d'Aulnay-sous-Bois a confirmé, par un jugement du 31 décembre 2019, que cette désignation était irrégulière. Le requérant se prévaut encore de ce que la société SFS a refusé de le réintégrer en 2019, a suspendu son contrat de travail en juillet et septembre 2019 et a refusé de lui payer les rappels de salaires durant son éviction. Néanmoins, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui a obtenu le rappel de ses salaires en décembre 2019, a été réintégré au sein de la société SFS dès le mois d'avril 2019 mais, qu'en l'absence d'habilitation aéroportuaire, il n'a pu retrouver le poste qu'il occupait qu'en septembre 2019, après avoir été placé provisoirement au service du bureau import général à compter du 20 juin 2019. Aussi, et dès lors que le requérant ne bénéficiait plus de l'habilitation lui permettant de se rendre dans la zone à accès réglementé de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, il ne peut sérieusement soutenir que la société SFS a fait obstacle à l'exercice de son mandat syndical en lui refusant l'attribution du badge d'accès aux locaux situés au sein de cette zone aéroportuaire. En outre, la circonstance que son contrat de travail ait été suspendu en 2019 résulte, non pas d'un traitement discriminatoire à son encontre, mais de la durée d'instruction de l'enquête administrative réalisée par les services du préfet de police sur son implication dans des faits de recel en bande organisée de bien provenant d'un délit, faux et altération frauduleuse de la vérité dans un écrit et usage de faux en écriture, en vue de la délivrance puis du retrait de l'habilitation aéroportuaire. Par ailleurs, si M. A s'est vu refuser le droit de vote aux élections professionnelles de 2019, il n'est pas avéré que la décision du Conseil d'Etat du 20 mars 2019, qui impliquait sa réintégration dans les effectifs de l'entreprise, avait été, à la date de ces élections, notifiée ou signifiée conformément aux dispositions de articles R. 751-3 et R. 751-9 du code de justice administrative et pouvait alors être opposée et mise à exécution à l'encontre de la société SFS. Enfin, M. A ne démontre nullement qu'il n'aurait pas évolué professionnellement au sein de la société SFS comme d'autres salariés, dont certains seraient membres d'autres organisations syndicales représentées au sein de cette société. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure de licenciement initiée par la société SFS serait en lien avec le mandat exercé par le requérant ou de nature à démontrer l'existence d'une discrimination syndicale à son encontre.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de la ministre en charge du travail :
10. Aux termes de l'article R. 2422-1 du code du travail : " Le ministre chargé du travail peut annuler ou réformer la décision de l'inspecteur du travail sur le recours de l'employeur, du salarié ou du syndicat que ce salarié représente ou auquel il a donné mandat à cet effet. Ce recours est introduit dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de l'inspecteur. Le silence gardé pendant plus de quatre mois sur ce recours vaut décision de rejet. ".
11. Lorsque le ministre rejette le recours hiérarchique qui lui est présenté contre la décision de l'inspecteur du travail statuant sur la demande d'autorisation de licenciement formée par l'employeur, sa décision ne se substitue pas à celle de l'inspecteur du travail. Par suite, s'il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre ces deux décisions, d'annuler, le cas échéant, celle du ministre par voie de conséquence de l'annulation de celle de l'inspecteur, des moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du ministre ne peuvent être utilement invoqués au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Ainsi, le moyen tiré de ce que la décision de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion n'est pas motivée est inopérant.
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 4 à 9, les moyens tirés de la méconnaissance du principe non bis in idem, de ce que la perte de son habilitation aéroportuaire ne justifiait pas son licenciement et de l'existence d'un lien entre ce dernier et l'exercice de son mandat syndical ne peuvent qu'être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions contestées.
Sur les dépens et frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société SFS, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas non plus lieu de mettre à la charge de M. A le versement d'une somme à la société SFS au titre des mêmes dispositions.
15. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées sur ce fondement par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : Les conclusions de la requête tendant à la réintégration de M. A au sein de la société SFS sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la Société de Fret et de Services présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la Société de Fret et de Services et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Baffray, président,
M. Marias, premier conseiller,
M. Bernabeu, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2024.
Le rapporteur,
S. Bernabeu
Le président,
J.-F. BaffrayLa greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026