mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2205303 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | FLICHY GRANGÉ AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 avril 2022 et 7 février 2024, la Société Générale, représentée par la société d'avocats Flichy Grangé Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 février 2022 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a, d'une part, annulé la décision de l'inspecteur du travail du 26 mai 2021, d'autre part, retiré sa décision implicite de rejet née le 27 novembre 2021, enfin, refusé d'autoriser la rupture conventionnelle du contrat de travail de M. A ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de la ministre du travail est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la ministre a considéré à tort que la décision du 26 mai 2021 avait été prise par un inspecteur du travail incompétent territorialement pour en connaître ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dès lors que l'existence d'une situation de harcèlement moral dont aurait fait l'objet M. A n'est pas démontrée par des éléments factuels suffisamment précis et concordants et que les circonstances retenues par la ministre du travail ne permettent pas d'établir l'existence d'un vice ayant altéré le consentement de l'intéressé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2022, M. B A, représenté par Me Atlar, conclut, d'une part, au rejet de la requête, d'autre part, à ce que soit mise à la charge de la Société Générale le versement d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 décembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bernabeu ;
- les conclusions de Mme Parent, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Crédoz-Rosier, représentant la Société Générale.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A a été embauché le 31 mai 2012 par la Société Générale en qualité de chargé d'accueil et promu en 2019 responsable de l'agence Paul Vaillant-Couturier à Montreuil-sous-Bois. Il était aussi membre du comité social et économique de la direction commerciale régionale de Bobigny de la Société Générale. Ayant demandé la rupture conventionnelle de son contrat de travail en mars 2021, M. A a signé avec la Société Générale une convention le 21 avril 2021 par laquelle ils ont décidé de mettre fin d'un commun accord au contrat de travail qui les liait. Par une décision du 26 mai 2021, l'inspecteur du travail de l'unité de contrôle n° 4 de la Seine-Saint-Denis a autorisé cette rupture conventionnelle. M. A a formé un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision le 26 juillet 2021. A défaut de réponse dans le délai de quatre mois, prévu à l'article R. 2422-1 du code du travail, une décision implicite de rejet est née le 27 novembre 2021. Par une décision du 4 février 2022, le ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a, d'une part, retiré sa décision implicite de rejet, d'autre part, annulé la décision de l'inspecteur du travail, enfin, rejeté la demande d'autorisation de rupture conventionnelle. Par la présente requête, la Société Générale demande l'annulation de cette décision du 4 février 2022.
Sur le cadre du litige :
2. Aux termes de l'article L. 1237-11 du code du travail : " L'employeur et le salarié peuvent convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. / La rupture conventionnelle, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties. / Elle résulte d'une convention signée par les parties au contrat. Elle est soumise aux dispositions de la présente section destinées à garantir la liberté du consentement des parties ". Aux termes de l'article L. 1237-12 du code précité : " Les parties au contrat conviennent du principe d'une rupture conventionnelle lors d'un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister [] ". Aux termes de l'article L. 1237-13 du même code : " La convention de rupture définit les conditions de celle-ci, notamment le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l'indemnité prévue à l'article L. 1234-9. / Elle fixe la date de rupture du contrat de travail, qui ne peut intervenir avant le lendemain du jour de l'homologation. / A compter de la date de sa signature par les deux parties, chacune d'entre elles dispose d'un délai de quinze jours calendaires pour exercer son droit de rétractation. Ce droit est exercé sous la forme d'une lettre adressée par tout moyen attestant de sa date de réception par l'autre partie ". Aux termes de l'article L. 1237-14 de ce code : " A l'issue du délai de rétractation, la partie la plus diligente adresse une demande d'homologation à l'autorité administrative, avec un exemplaire de la convention de rupture. [] L'autorité administrative dispose d'un délai d'instruction de quinze jours ouvrables, à compter de la réception de la demande, pour s'assurer du respect des conditions prévues à la présente section et de la liberté de consentement des parties. A défaut de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise et l'autorité administrative est dessaisie [] ".
3. Aux termes de l'article L. 1237-15 du code du travail : " Les salariés bénéficiant d'une protection mentionnés aux articles L. 2411-1 et L. 2411-2 peuvent bénéficier des dispositions de la présente section. Par dérogation aux dispositions de l'article L. 1237-14, la rupture conventionnelle est soumise à l'autorisation de l'inspecteur du travail dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre Ier du livre IV, à la section 1 du chapitre Ier et au chapitre II du titre II du livre IV de la deuxième partie. Dans ce cas, et par dérogation aux dispositions de l'article L. 1237-13, la rupture du contrat de travail ne peut intervenir que le lendemain du jour de l'autorisation [] ". L'article L. 1237-16 du code précité prévoit quant à lui que l'ensemble de ces dispositions ne sont pas applicables aux ruptures du contrat de travail résultant des accords issus de la négociation mentionnée aux articles L. 2242-20 et L. 2242-21, des plans de sauvegarde de l'emploi dans les conditions définies par l'article L. 1233-61 et des accords collectifs mentionnés à l'article L. 1237-17.
4. Il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre du travail, saisi d'une demande d'autorisation d'une rupture conventionnelle conclue par un salarié protégé et son employeur, de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, au vu de l'ensemble des pièces du dossier, que la rupture n'est pas au nombre de celles mentionnées à l'article L. 1237-16 du code du travail, qu'elle n'a été imposée à aucune des parties et que la procédure et les garanties prévues par les dispositions du code du travail, mentionnées aux points 2 et 3, ont été respectées. A ce titre, il leur incombe notamment de vérifier qu'aucune circonstance, en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par le salarié ou à son appartenance syndicale, n'a été de nature à vicier son consentement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, aux termes de l'article R. 2421-21 du code du travail : " La demande d'autorisation de rupture conventionnelle individuelle ou collective du contrat de travail d'un membre de la délégation du personnel au comité social et économique ou d'un représentant de proximité est adressée à l'inspecteur dans les conditions définies à l'article L. 2421-3 [] ". Aux termes de l'article R. 2421-22 du code précité : " [] Les dispositions des articles R. 2421-11 et R. 2421-12 s'appliquent ". Aux termes de l'article R. 2421-12 du code du travail : " La décision de l'inspecteur du travail est motivée [] ".
6. Il ressort de la lecture de la décision litigieuse que cette dernière vise les dispositions des articles L. 2411-5 et suivants du code du travail dont elle fait application. En outre, le ministre en charge du travail, après avoir explicité les raisons pour lesquelles il entendait annuler la décision de l'inspecteur du travail, a considéré, eu égard aux différents éléments mentionnés portant sur l'état de santé mentale de l'intéressé, qu'à la date de la signature de rupture conventionnelle de son contrat de travail, M. A subissait des troubles psychologiques dont il en a résulté que son consentement ne pouvait être regardé comme étant libre et éclairé. Par suite, la décision du ministre comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.
7. En deuxième lieu, l'article L. 1233-3 du code du travail dispose : " Constitue un licenciement pour motif économique le licenciement effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat de travail, consécutives notamment : 1° A des difficultés économiques caractérisées soit par l'évolution significative d'au moins un indicateur économique tel qu'une baisse des commandes ou du chiffre d'affaires, des pertes d'exploitation ou une dégradation de la trésorerie ou de l'excédent brut d'exploitation, soit par tout autre élément de nature à justifier de ces difficultés. [] 2° A des mutations technologiques ; 3° A une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité ; 4° A la cessation d'activité de l'entreprise. [] Les dispositions du présent chapitre sont applicables à toute rupture du contrat de travail résultant de l'une des causes énoncées au présent article, à l'exclusion de la rupture conventionnelle visée aux articles L. 1237-11 et suivants et de la rupture d'un commun accord dans le cadre d'un accord collectif visée aux articles L. 1237-17 et suivants ". Et aux termes de l'article L. 2421-3 du même code, rendu applicable en cas de rupture conventionnelle par les dispositions de l'article R. 2421-21 citées au point 5 : " [] La demande d'autorisation de licenciement est adressée à l'inspecteur du travail dont dépend l'établissement dans lequel le salarié est employé. Si la demande d'autorisation de licenciement repose sur un motif personnel, l'établissement s'entend comme le lieu de travail principal du salarié. Si la demande d'autorisation de licenciement repose sur un motif économique, l'établissement s'entend comme celui doté d'un comité social et économique disposant des attributions prévues à la section 3, du chapitre II, du titre I, du livre III [] ".
8. Il résulte de la combinaison des dispositions citées au point précédent de l'article L. 1233-3 du code du travail et de celles mentionnées aux points 2 et 3, que la rupture conventionnelle intervenue selon les modalités prévues par les articles L. 1237-11 et suivants de ce code n'est pas un licenciement pour motif économique. Une telle rupture doit, par conséquent, être regardée comme reposant sur un motif personnel au sens et pour l'application de l'article L. 2421-3 du code précité. La demande tendant à son homologation doit dès lors être soumise par la partie la plus diligente à l'inspecteur du travail dont dépend le lieu de travail principal du salarié protégé.
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A était responsable de l'agence de la Société Générale sise au 32 boulevard Paul Vaillant-Couturier à Montreuil-sous-Bois où il travaillait. Il s'ensuit que, en vertu de la décision n° 2019-94 du 28 octobre 2019 relative à la localisation et à la délimitation des unités de contrôle et des sections d'inspection du travail de l'unité départementale la Seine-Saint-Denis, publiée au recueil des actes administratifs spécial n° IDF-041-2019-10 du 30 octobre 2019, l'inspecteur du travail de la section n° 9 de l'unité de contrôle n° 3 de l'unité départementale de la Seine-Saint-Denis était compétent pour connaître de la demande d'autorisation de rupture conventionnelle du contrat de travail de M. A. Par suite, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion n'a pas entaché sa décision d'une erreur de droit en considérant que l'inspecteur qui avait statué sur la rupture conventionnelle de M. A était incompétent territorialement pour en connaître et, par voie de conséquence, en annulant la décision du 26 mai 2021.
10. En dernier lieu, l'existence de faits de harcèlement moral ou de discrimination syndicale n'est pas de nature, par elle-même, à faire obstacle à ce que l'inspection du travail autorise une rupture conventionnelle, sauf à ce que ces faits aient, en l'espèce, vicié le consentement du salarié.
11. Pour retenir qu'à la date de la signature de la rupture conventionnelle de son contrat de travail, M. A subissait des troubles psychologiques tels que son consentement ne pouvait être regardé comme libre et éclairé, la ministre en charge du travail a relevé qu'il ressortait tant de l'alerte du médecin du travail du 4 juin 2020 que des observations adressées le 30 juillet 2021 par l'inspecteur du travail à la Société Générale l'existence d'un climat de violence morale et de souffrance au travail au sein de l'unité commerciale de Montreuil liés aux pratiques managériales déviantes de sa directrice à compter du mois d'avril 2019, sous laquelle était placé M. A. La ministre a également tenu compte de ce que l'état de santé mentale du salarié protégé s'était par la suite dégradé, celui-ci ayant été suivi à six reprises par un psychologue dans le cadre du dispositif mis en place la Société Générale en matière de prévention des risques psychosociaux et ayant fait l'objet de deux arrêts maladie du 15 novembre 2019 au 11 janvier 2020 et du 5 janvier 2021 jusqu'à la rupture de son contrat de travail, ce dernier arrêt ayant été motivé par un diagnostic de dépression réactionnelle avec des éléments anxieux majeurs. Toutefois, ces circonstances ne suffisent pas, en l'espèce et indépendamment du fait qu'elles seraient susceptibles de caractériser ou non une situation de harcèlement moral en lien avec l'état de santé de M. A, à établir que ce dernier n'a pas librement consenti à la rupture conventionnelle signée le 21 avril 2021 alors qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, qui était à l'initiative de cette rupture sollicitée en mars 2021, a lui-même voté en faveur de celle-ci lors de la réunion exceptionnelle du comité social et économique du 20 avril 2021, ne s'est pas rétracté au terme du délai de quinze jours prévu à l'article L. 1237-13 du code du travail et a au contraire renouvelé son consentement lors de son audition par l'inspecteur du travail, lequel l'a constaté dans sa décision du 26 mai 2021 tout en étant informé de risques graves pour la santé des salariés pouvant résulter de pratiques managériales au sein de l'unité commerciale de Montreuil.
12. Dès lors, la Société Générale est uniquement fondée à soutenir que la ministre du travail a commis une erreur d'appréciation en retenant un vice du consentement de M. A à la rupture conventionnelle de son contrat de travail.
13. Il résulte de ce qui précède que la décision attaquée du 4 février 2022 doit être annulée en tant seulement qu'elle refuse d'autoriser la rupture conventionnelle du contrat de travail de M. A.
Sur les frais d'instance :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros à la Société Générale au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
15. Ces mêmes dispositions font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de la Société Générale, qui n'est pas la partie perdante à la présente instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La décision de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion du 4 février 2022 est annulée en tant qu'elle refuse d'autoriser la rupture conventionnelle du contrat de travail de M. A
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à la Société Générale, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la Société Générale, à M. B A et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Délibéré après l'audience du 24 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Baffray, président,
M. Marias, premier conseiller,
M. Bernabeu, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2024.
Le rapporteur,
S. Bernabeu
Le président,
J.-F. BaffrayLa greffière,
A. Macaronus
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026