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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2205866

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2205866

jeudi 27 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2205866
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre (J.U)
Avocat requérantLE GOFF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, respectivement enregistrées les 15 avril, 29 juillet, 25 octobre 2022, 24 et 28 mars 2023, M. D B, représenté par Me Le Goff, demande au tribunal :

1°) d'annuler les arrêtés du 14 avril 2022 par lesquels le préfet de police l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de huit jours à compter de la notification du même jugement ;

3°) d'enjoindre au préfet de faire procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle doit être annulée en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, le préfet ne pouvait refuser de lui accorder un délai de départ volontaire sans méconnaître les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'il séjourne en France depuis quatre ans, auprès de son père résidant régulièrement en France, et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une décision d'éloignement, le préfet ne pouvait lui faire interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans sans méconnaître les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle doit être annulée en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, respectivement enregistrés les 26 juillet, 9 septembre 2022 et 30 mars 2023, le préfet de police conclut au rejet de la requête et soutient que les moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 776-1 et L. 776-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Toutain, magistrat désigné,

- les observations de Me Le Goff, pour M. B, et celles de M. B, qui persiste dans les conclusions de sa requête par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B, ressortissant tunisien né le 29 mai 2000 et déclarant être entré en France mai 2018, a été interpellé par les services de police, à la suite d'un contrôle routier, le 13 avril 2022. Par deux arrêtés du 14 avril 2022, dont M. B demande l'annulation, le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen d'incompétence dirigé contre l'ensemble des décisions contestées :

2. Il ressort des pièces du dossier que les arrêtés attaqués du 14 avril 2022 ont été signés par Mme C, attachée de l'administration de l'Etat affectée au sein de la délégation à l'immigration de la préfecture de police. Mme A bénéficiait, à cet effet, d'une délégation de signature lui ayant été consentie par un arrêté du préfet de police n° 2021-00991 du 27 septembre 2021, régulièrement publié le même jour au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées manque en fait.

En ce qui concerne le surplus des moyens de la requête :

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 14 avril 2022 portant éloignement de M. B du territoire français vise, notamment, les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et rappelle, au cas particulier, que l'intéressé ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire et s'y est maintenu sans disposer d'un titre de séjour. Cet arrêté énonce ainsi, avec une précision suffisante, les motifs de droit et de fait sur lesquels le préfet de police s'est fondé pour faire obligation au requérant de quitter le territoire français. Dès lors, cette décision, qui n'avait pas à rappeler l'ensemble des circonstances propres à la situation personnelle et familiale de M. B et dont ce dernier n'avait, d'ailleurs, pas fait mention lors de son audition par les services de police dans les conditions rappelées au point 1, est suffisamment motivée. Enfin, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté attaqué ni des autres pièces versées au dossier que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. B avant d'édicter la mesure d'éloignement contestée.

4. En deuxième lieu, il découle de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, ainsi que de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui concerne non les États membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Toutefois, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.

5. En l'espèce, M. B ne saurait sérieusement soutenir qu'il a été privé de la possibilité de faire valoir ses observations préalables, avant que soit prononcé l'obligation de quitter le territoire français contestée, alors que, lors de son audition par les services de police le 14 avril 2022, le requérant a dissimulé sa véritable identité, notamment en se déclarant ressortissant libyen, ainsi que les liens familiaux dont il s'est ensuite prévalu à l'occasion de la présente instance. Dans ces conditions, l'intéressé ne peut être regardé comme ayant été empêché de porter à la connaissance de l'administration des informations pertinentes tenant à sa situation personnelle avant que ne soit prise cette mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.

6. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. En l'espèce, M. B soutient être entré en France en mai 2018, y vivre depuis lors auprès de son père, titulaire d'une carte de résident de dix ans, et avoir poursuivi, durant son séjour sur le territoire, des études de coiffure, en obtenant notamment son CAP en juillet 2021. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, âgé de 21 ans à la date des arrêtés attaqués du 14 avril 2022, est célibataire et sans charge de famille. Par ailleurs, si l'intéressé fait état des difficultés de santé qu'a rencontrées son père, les pièces versées aux débats ne permettent pas d'établir que sa présence auprès de ce dernier, à la date des arrêtés attaqués, se serait avérée indispensable. Enfin, il n'est pas contesté que M. B n'est pas dépourvu d'attaches en Tunisie, pays dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 17 ans et où résident encore, selon ses propres déclarations lors de l'audience, sa mère, ainsi que ses deux sœurs. Dans ces conditions, en faisant à M. B obligation de quitter le territoire français, le préfet de police ne peut être regardé comme ayant porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts de cette décision. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement contestée méconnaîtrait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni davantage qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

8. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 14 avril 2022 fixant le pays de destination vise, notamment, les dispositions des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, au cas particulier, que M. B, ressortissant tunisien, pourra être éloigné d'office à destination du pays dont il a la nationalité ou d'un autre pays dans lequel il serait légalement admissible. Au surplus, cet arrêté mentionne également que l'intéressé ne justifie pas qu'il serait exposé, en cas de retour dans son pays d'origine, à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée.

9. En deuxième lieu, eu égard aux motifs précédemment exposés aux points 2 à 7, le requérant n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français pour soutenir que la décision fixant le pays de destination serait privée de base légale.

10. En dernier lieu, si M. B soutient que la décision fixant le pays de destination serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, ce moyen n'est assorti d'aucune précision de nature à permettre d'en apprécier le bien-fondé.

S'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 14 avril 2022 portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire vise, notamment, les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, au cas particulier, indique, d'une part, que le comportement de M. B constitue une menace pour l'ordre public et, d'une part, et qu'il existe un risque que l'intéressé se soustraie à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français, dès lors qu'il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour et, en outre, qu'il a expressément déclaré, lors de son audition par les services de police, son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement. Cet arrêté énonce ainsi, avec une précision suffisante, les motifs de droit et de fait sur lesquels le préfet s'est fondé pour refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. Dès lors, les moyens tirés de ce que cette dernière décision serait insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle du requérant doivent être écartés.

12. En deuxième lieu, eu égard aux motifs précédemment exposés, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants: / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code: " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants: / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".

14. En l'espèce, M. B ne conteste pas le bien-fondé des motifs, rappelés au point 8, pour lesquels le préfet de police a estimé qu'il présentait un risque de fuite et respectivement tirés, d'une part, de ce que l'intéressé ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire et n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, d'autre part, de ce qu'il avait expressément déclaré, lors de son audition par les services de police, son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement. Par suite, le préfet a pu à bon droit refuser, pour ces motifs, d'octroyer au requérant un délai de départ volontaire en application des dispositions précitées du 1° et du 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, la circonstance que le préfet a également retenu, à tort selon le requérant, que sa présence en France constituerait une menace pour l'ordre public, motif distinctement prévu par les dispositions précitées du 1° de l'article L. 612-2 du même code mais surabondant en l'espèce, est sans incidence sur la légalité de la décision contestée portant refus d'octroi à M. B d'un délai de départ volontaire. Dès lors, les moyens tirés de ce que cette dernière décision méconnaîtrait les dispositions citées au point 9 et serait, à ce titre, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

16. En l'espèce, dès lors qu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. B et que ce dernier ne justifie d'aucune circonstance humanitaire, l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français pouvait, en principe, être assortie d'une interdiction de retour, par application des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cependant, en fixant la durée de cette interdiction à deux ans, alors que le requérant, âgé de 21 ans à la date de cette décision, vivait depuis près de quatre années en France, auprès de son père titulaire d'une carte de résident, et y avait accompli des études dans les conditions rappelées au point 7, qu'il n'avait jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et qu'il n'avait, avant son interpellation par les services de police mentionnée au point 1, jamais fait l'objet d'un signalement ou d'une condamnation pénale, l'administration a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation. Cette dernière décision doit, dès lors, être annulée.

17. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 14 avril 2022 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

18. Eu égard aux motifs du présent jugement, son exécution implique seulement que le préfet de police fasse procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission de M. B dans le système d'information Schengen. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au préfet de police de faire procéder à cet effacement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés à l'instance :

19. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 14 avril 2022 faisant à M. B interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de police de faire procéder à l'effacement du signalement aux fins de non-admission de M. B dans le système d'information Schengen.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de police.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.

Le magistrat désigné,

Signé

E. Toutain

La greffière,

Signé

S. Desplan

La République mande et ordonne au préfet de police, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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