LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2205924

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2205924

jeudi 11 mai 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2205924
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET GOUTAL, ALIBERT & ASSOCIÉS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les enregistrée le 12 avril 2022, 2 et 22 février 2023, M. E A, représenté par Me Borderieux, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Villemomble a rejeté sa demande de permis de construire une maison d'habitation individuelle, après démolition des boxes existants, au 9, avenue du capitaine D ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Villemomble la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté du 29 septembre 2021 doit être regardé comme une décision de retrait de permis de construire dès lors qu'il était titulaire d'un permis de construire tacite depuis le 9 septembre 2021 ;

- cet arrêté de retrait est illégal dès lors qu'il est intervenu sans procédure contradictoire en méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Par des mémoires enregistrés les 13 juillet 2022 et 17 février 2023, la commune de Villemomble, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du requérant à lui verser une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la requête est tardive et que les moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 23 février 2023, la clôture immédiate de l'instruction a été prononcée, conformément à l'article R. 613-1 du code de justice administrative, ainsi qu'en avaient été informées les parties par lettre du 3 février 2023.

Vu les autres pièces du dossier,

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le plan local d'urbanisme de la commune de la commune de Villemomble du 30 mars 2021 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,

- les conclusions de M. Andréas Löns, rapporteur public,

- et les observations de Me Borderieux, représentant M. A et de Me Alibay, représentant la commune de Villemomble.

Considérant ce qui suit :

1. Le 9 juillet 2021, M. A a sollicité un permis de construire une maison individuelle de 183 m², après démolition des boxes existants, sur une parcelle dont il est propriétaire, située 9 avenue du capitaine D à Villemomble. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 29 septembre 2021 opposant un refus à sa demande.

Sur la qualification de la décision attaquée :

2. D'une part, aux termes de l'article R 423-23 " Le délai d'instruction de droit commun est de : () b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle, au sens du titre III du livre II du code de la construction et de l'habitation, ou ses annexes ; c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire et pour les demandes de permis d'aménager. " Aux termes de l'article R. 423-24 du même code : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois : () c) Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques ". L'article L. 424-2 prévoit que " Le permis est tacitement accordé si aucune décision n'est notifiée au demandeur à l'issue du délai d'instruction () ".

3. D'autre part, aux termes de l'article R 424-10 du code de l'urbanisme, dans ses dispositions en vigueur à la date de la demande de permis de construire : " La décision accordant ou refusant le permis ou s'opposant au projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal ou, dans les cas prévus à l'article R. 423-48, par échange électronique. " L'article R. 423-48 prévoit que : " Lorsque la demande précise que le demandeur accepte de recevoir à une adresse électronique les réponses de l'autorité compétente, les notifications peuvent lui être adressées par échange électronique. "

4. Il est constant que M. A a déposé sa demande de permis de construire à la mairie de Villemomble le 9 juillet 2021. A supposer même que le récépissé versé à l'instance par la commune et portant à quatre mois le délai d'instruction ait été notifié à M. A avant l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article R. 423-5, le délai d'instruction expirait, au plus tard, le 9 novembre 2021. Pour justifier de la notification de l'arrêté du 29 septembre 2021 le 1er octobre 2021, la commune de Villemomble produit un courriel adressé par les services de la ville à l'architecte du requérant. Toutefois, si le requérant a, dans le formulaire Cerfa de demande de permis, coché la case autorisant la transmission des courriers de l'administration à son architecte, cette mention excluait expressément les décisions prises sur la demande. Il en résulte que la commune n'apporte aucun élément justifiant d'une notification à M. A, par courriel ou par courrier, de la décision du 29 septembre 2021 avant le 9 novembre 2021. Dans ces conditions, la notification au requérant, le 21 février 2022, de la décision du 29 septembre 2021 doit s'analyser comme le retrait du permis né tacitement de l'absence de notification d'un arrêté de refus avant l'expiration du délai d'instruction.

Sur la recevabilité de la requête :

5. Il résulte de ce qui précède que la décision du 29 septembre 2021 ne peut être regardée comme ayant été notifiée à M. A avant le 21 février 2022. Par suite, sa requête, enregistrée le 12 avril 2022, a été introduite dans le délai de recours pour excès de pouvoir. La fin de non-recevoir tirée du caractère tardif de la requête doit, par conséquent, être écartée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

6. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Enfin, l'article L. 121-2 prévoit que " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : /1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles () ".

7. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une procédure contradictoire ait été mise en œuvre avant la notification, le 21 février 2022, de la décision portant retrait du permis de construire tacite dont bénéficiait M. A.

8. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'urgence ou des circonstances exceptionnelles auraient justifié de ne pas appliquer les dispositions l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la commune, celle-ci n'était pas tenue de retirer le permis tacitement accordé du seul fait de son illégalité.

9. Il résulte de ce qui précède que le requérant est fondé à soutenir la décision attaquée est, en l'absence de procédure contradictoire préalable, entachée d'un vice de procédure qui l'a privé d'une garantie et à en demander l'annulation.

10. Aux termes de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Aucun autre moyen n'est susceptible de fonder, en l'état du dossier, l'annulation de la décision attaquée.

Sur les frais de l'instance :

11. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la commune de Villemomble la somme de 2 000 euros à verser à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce que M. A, qui n'est pas la partie perdante, soit condamné à verser à la commune de Villemomble la somme que celle-ci demande à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté n° 93077 21 B0050 du 29 septembre 2021 du maire de Villemomble est annulé.

Article 2 : La commune de Villemomble versera à M. A la somme de 2 000 (deux mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Villemomble sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et à la commune de Villemomble.

Délibéré après l'audience du 20 avril 2023 à laquelle siégeaient :

- Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,

- Mme Jasmin Sverdlin, première conseillère,

- Mme Hardy, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.

La présidente-rapporteure,

K. F

La première assesseure,

I. Jasmin-Sverdlin

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions