jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2206095 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | LARBI |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 avril 2022, le président du tribunal administratif de
Cergy-Pontoise a transmis le dossier de la requête de M. B D au tribunal administratif de Montreuil.
Par cette requête et un nouveau mémoire, respectivement enregistrés les 12 avril 2022 et 24 mars 2023, M. D, représenté par Me Larbi, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 avril 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur territoire pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de faire procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, au profit de son avocat, de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- elles sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles méconnaissent les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît son droit d'être entendu.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle n'est pas justifiée dès lors qu'il ne présente pas de risque de fuite ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision de placement en centre de rétention :
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais des pièces nouvelles, enregistrées le 30 mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 20 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Toutain, vice-président, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 776-1 et L. 776-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Toutain, magistrat désigné,
- les observations de Me Larbi, pour M. D, qui persiste dans les conclusions de sa requête par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant égyptien né le 23 juin 1993 et déclarant être entré irrégulièrement en France en octobre 2021, a été interpellé par les services de police, à la suite d'un contrôle d'identité, le 11 avril 2022. Par un arrêté du 11 avril 2022, dont M. D demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre provisoirement M. D au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions attaquées :
4. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 11 avril 2022 a été signé par M. A C, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine. Or, par arrêté n° 2022-024 du 6 avril 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département, le préfet des Hauts-de-Seine avait donné délégation à M. C à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, assorties ou non d'un délai de départ volontaire, et fixant le pays de renvoi, ainsi que les décisions prononçant une interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
5. En second lieu, si le requérant soutient que les décisions contestées méconnaîtraient les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ces moyens ne sont pas assortis de précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne le surplus des moyens de la requête :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 11 avril 2022 vise, notamment, les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise, au cas particulier, que M. D ne justifie pas être entré régulièrement en France, en octobre 2021 selon ses déclarations, et s'est maintenu sur le territoire sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Ainsi, la décision d'éloignement contestée énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Dès lors, cette décision est suffisamment motivée.
7. En deuxième lieu, il découle de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, ainsi que de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, qui concerne non les États membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Toutefois, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
8. En l'espèce, si M. D soutient, de façon générale, qu'il n'aurait pas eu la possibilité de faire valoir ses observations préalables, le requérant ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement contestée et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à l'édiction de cette décision. Par suite, le requérant n'est pas fondé à invoquer une méconnaissance de son droit d'être entendu.
9. En dernier lieu, si M. D soutient que l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français serait entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, ces moyens ne sont assortis d'aucune précision de nature à permettre d'en apprécier le bien-fondé. Ils ne peuvent, par suite, qu'être écartés.
S'agissant du refus de délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, l'arrêté attaqué du 11 avril 2022 vise, notamment, les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, au cas particulier, qu'il existe un risque que M. D se soustraie à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français, au sens des dispositions respectives du 1° et du 4° de ce dernier article, dès lors que l'intéressé, d'une part, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, d'autre part, a expressément déclaré, lors de son audition par les services de police, son intention de ne pas se conformer à la mesure d'éloignement. Cet arrêté énonce ainsi, avec une précision suffisante, les motifs de droit et de fait sur lesquels le préfet s'est fondé pour refuser d'accorder au requérant un délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de ce que cette dernière décision serait insuffisamment motivée doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants: / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code: " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants: / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
12. En l'espèce M. D ne conteste pas le bien-fondé des motifs, rappelés au point 8, pour lesquels le préfet des Hauts-de-Seine a estimé qu'il présentait un risque de fuite. Par suite, le préfet a pu, à bon droit, refuser d'octroyer au requérant un délai de départ volontaire, en application des dispositions précitées du 1° et du 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors même que l'intéressé aurait, par ailleurs, présenté des garanties de représentation suffisantes et ne se serait pas soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Dès lors, les moyens tirés de ce que la décision refusant d'octroyer à M. D un délai de départ volontaire méconnaîtrait les dispositions citées au point 9 et serait, à ce titre, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire :
13. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
15. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
16. En l'espèce, l'arrêté attaqué du 11 avril 2022 vise, notamment, les dispositions précitées des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, au cas particulier, que M. D s'étant vu refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire, la décision d'éloignement sera assortie, en l'absence de circonstance humanitaire s'y opposant, d'un interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an, cette dernière ayant été fixée, d'après les termes mêmes de cet arrêté, en considération de la faible durée du séjour du requérant en France, depuis octobre 2021, et de l'absence d'attaches personnelles et familiales de l'intéressée sur le territoire. Cet arrêté mentionne ainsi, avec une précision suffisante, les motifs de fait et de droit sur lesquels le préfet s'est fondé pour prendre l'interdiction de retour contestée. A cet égard, le préfet n'était pas tenu, ainsi qu'il a été indiqué au point 15, de faire, en outre, mention expresse des autres critères, tenant respectivement à l'existence d'une menace à l'ordre public et à l'inexécution de précédentes mesures d'éloignement, sur lesquels il ne s'est pas appuyé pour prendre l'interdiction de retour contestée. Dès lors, le moyen tiré de ce que cette dernière décision serait insuffisamment motivée doit être écarté.
S'agissant d'une décision de placement en rétention :
17. Si M. D soulève divers moyens, précédemment visés, à l'encontre d'une décision de placement en rétention, qui n'a pas été édictée en l'espèce, ces moyens sont inopérants à l'encontre des décisions seules ici en litige.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D doivent être rejetées, de même, par voie de conséquence, que ses conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte et d'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 avril 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
E. Toutain
La greffière,
Signé
S. Desplan
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026