vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2206475 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 11ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | SARHANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 2 juin 2022, M. A C, représenté par Me Sarhane, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé son transfert aux autorités italiennes ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation ou un récépissé de demande d'asile en procédure normale, ainsi qu'un formulaire OFPRA afin qu'il puisse déposer une demande d'asile auprès des autorités françaises, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros, à verser à son conseil, sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen sérieux et complet de sa situation ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il est intervenu en méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il est intervenu en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il méconnaît le deuxième alinéa de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d' " erreurs manifestes d'appréciation en droit et en fait " ;
- il méconnaît la " convention européenne de sauvegarde des droits fondamentaux ", la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la convention de Genève sur le statut des réfugiés et le " règlement DUBLIN III (n° 604/2013) ".
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement européen (UE) du Parlement européen et du Conseil n° 603/2013 du 26 juin 2013 ;
- le règlement européen (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement européen (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 modifié par le règlement (UE) n° 118/2014 du 30 janvier 2014 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 juin 2022 :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Okila, substituant Me Sarhane, représentant le requérant, présent, assisté à sa demande de Mme B, interprète en langue malinké, qui reprend et développe les conclusions et moyens de sa requête, et fait notamment valoir que : il ne parle que le malinké sans le lire, et ne comprend ni ne sait lire le français, quand bien même il s'agit de la langue officielle en Côte-d'Ivoire ; sa demande d'asile n'a pas été enregistrée en Italie, ses empreintes ont été prises de force ; il n'a reçu aucune assistance et vivait à la rue ; sa sœur a déposé une demande d'asile en France.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien né le 6 avril 1997, est entré irrégulièrement en France le 11 janvier 2022, et a sollicité l'asile le 23 février suivant. La consultation du fichier " Eurodac " ayant révélé que ses empreintes avaient été relevées le 23 septembre 2015 par les autorités italiennes en " catégorie 1 ", et qu'il avait donc, préalablement à sa demande d'asile en France, sollicité l'asile auprès des autorités italiennes, le préfet de la Seine-Saint-Denis a sollicité sur le fondement du b) de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 les autorités de cet État le 24 février 2022. Un accord implicite de cette demande est né du silence gardé par ces autorités sur celle-ci. À la suite de cet accord, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par un arrêté du 13 avril 2022, décidé de transférer M. C aux autorités italiennes à fin de traitement de sa demande d'asile. La requête visée ci-dessus tend à l'annulation de cette décision de transfert.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Le premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 dispose que " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 susvisé : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions de la requête :
4. En premier lieu, d'une part, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision de transfert dont fait l'objet un ressortissant de pays tiers ou un apatride qui a déposé auprès des autorités françaises une demande d'asile dont l'examen relève d'un autre État membre ayant accepté de le reprendre en charge doit être motivée, c'est-à-dire qu'elle doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Pour l'application de ces dispositions, est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement (UE) du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre État membre, une telle motivation permettant d'identifier le critère du règlement de l'Union européenne dont il est fait application. S'agissant d'un étranger ayant, dans les conditions posées par le règlement, présenté une demande d'asile dans un autre État membre et devant, en conséquence, faire l'objet d'une reprise en charge par cet État, doit être regardée comme suffisamment motivée la décision de transfert qui, après avoir visé le règlement, relève que le demandeur a antérieurement présenté une demande dans l'État en cause, une telle motivation faisant apparaître qu'il est fait application du b), c) ou d) du paragraphe 1 de l'article 18 ou du paragraphe 5 de l'article 20 du règlement.
5. En l'espèce, l'arrêté indique que l'Italie est un État dans lequel le requérant est entré en venant d'un pays tiers et surtout qu'il y a introduit une demande d'asile le 23 septembre 2015, en en déduisant que les autorités italiennes sont responsables de cette demande d'asile en application du 1. de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision ne comporte pas l'énoncé des considérations, notamment de fait, permettant d'établir la responsabilité de l'Italie.
6. D'autre part, il ne ressort d'aucune pièce versée au dossier que le préfet, qui a expressément examiné dans sa décision la possibilité de faire application de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, aurait insuffisamment examiné la situation de l'intéressé, quand bien même la décision en litige ne mentionne pas les raisons l'ayant poussé à quitter l'Italie.
7. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'insuffisante motivation de la décision en litige et du défaut d'examen sérieux de la situation du requérant doivent être écartés.
8. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3 () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que les brochures A et B constituant la brochure commune mentionnée par les dispositions précitées au point 8, ainsi au demeurant que le guide du demandeur d'asile en France, ont été remises le 23 février 2022 à M. C, ainsi qu'en atteste la signature du requérant apposée sur la page de couverture de chacune de celles-ci, dans leur version en français. Si le requérant soutient être analphabète et ne parler que le malinké sans le lire, et sans comprendre ni lire le français, il ressort du résumé de l'entretien mené le 23 février 2022, signé sans réserve par l'intéressé, que ce dernier a déclaré comprendre le français. Le requérant se borne à soutenir qu'il ressortirait du recueil d'information de l'OFPRA, que seule l'administration pourrait selon lui fournir, qu'il aurait choisi la langue malinké comme langue d'audition devant l'OFPRA, sans fournir lui-même aucun autre élément tendant à remettre en cause la mention de sa compréhension du français, tant à l'oral qu'à l'écrit, dans le résumé de l'entretien, nonobstant son assistance à l'audience par un interprète en langue malinké, à sa demande. Le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) du 26 juin 2013 n'ont pas été respectées doit, dans ces conditions, être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. () / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national () ".
11. Il ressort des pièces du dossier qu'a été mené le 23 février 2022 avec M. C, en français, langue que l'intéressé a déclaré comprendre, et par un agent de la préfecture de la Seine-Saint-Denis, un entretien dont le résumé comporte la mention de sa conduite par un agent qualifié, ainsi que la signature de celui-ci avec la mention manuscrite " agent préfecture ". Le requérant soutient que le résumé de l'entretien individuel ne permet pas d'identifier l'agent de la préfecture qui a conduit cet entretien ni de s'assurer que celui-ci a été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national, ce qui constitue une garantie pour le demandeur d'asile. Toutefois, ni les dispositions précitées au point 10 ni aucune autre disposition n'impose que le nom et la qualité précise de cet agent soient portés sur le résumé de l'entretien individuel. En outre, aucune des pièces versées au dossier ne permet d'établir que, contrairement à ce que son résumé indique, cet entretien n'aurait pas été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national, et à supposer qu'il ne l'aurait pas été, ce vice de procédure n'est pas, par lui-même, de nature à avoir privé M. C d'une garantie ou à avoir exercé une influence sur le sens de la décision. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier, l'intéressé n'avançant aucun commencement de preuve du contraire, que cet entretien n'aurait pas été tenu dans les conditions de confidentialité requises par les dispositions précitées au point 10. Le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) du 26 juin 2013 n'ont pas été respectées doit donc être écarté.
12. En quatrième lieu, d'une part, aux termes du deuxième alinéa de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ".
13. Ces dispositions doivent être appliquées dans le respect des droits garantis par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les États membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un État autre que la France, que cet État a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet État membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire.
14. En l'espèce, M. C ne verse au dossier aucun élément de nature à démontrer une méconnaissance par l'Italie de ces obligations, en se bornant à soutenir qu'il n'a pas pu déposer de demande d'asile en Italie, en raison des défaillances qui caractériseraient la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans ce pays, qu'il n'établit par aucune pièce versée au dossier, et alors que ses empreintes ont été enregistrées en catégorie 1. S'il soutient qu'il a été contraint de donner ses empreintes digitales aux autorités italiennes, il n'apporte, en tout état de cause, aucun élément au soutien de son allégation.
15. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article 17, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement ".
16. Au cas particulier, la circonstance alléguée par le requérant, déjà évoquée par lui lors de l'entretien du 23 février 2022, mais non établie par les pièces du dossier, que résiderait en France sa sœur, laquelle aurait selon lui déposé une demande d'asile en France, n'est en tout état de cause pas de nature à entacher la décision de le transférer en Italie pour que puisse y être examinée sa demande d'asile d'une erreur manifeste d'appréciation.
17. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions précitées aux points 12 et 15 et de l'erreur manifeste d'appréciation commise doivent être écartés.
18. En dernier lieu, les moyens tirés de ce que l'arrêté méconnaît la " convention européenne de sauvegarde des droits fondamentaux ", la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la convention de Genève sur le statut des réfugiés et le " règlement DUBLIN III (n° 604/2013) ", ainsi que ceux tirés des erreurs manifestes d'appréciation en droit et en fait commises, ne sont pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : M. C est provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Sarhane et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
L. DLa greffière,
Signé
N. Kassime
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026