vendredi 1 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2206479 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 11ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | CHEMIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2022, M. B A, représenté par Me Chemin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a décidé son transfert aux autorités italiennes ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant que demandeur d'asile dans un délai de huit jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il est intervenu en méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il est intervenu en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il méconnaît les articles 18 et 22 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les articles 3, 9, 10 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 mai 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement européen (UE) du Parlement européen et du Conseil n° 603/2013 du 26 juin 2013 ;
- le règlement européen (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement européen (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 modifié par le règlement (UE) n° 118/2014 du 30 janvier 2014 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 572-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 juin 2022 :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Chemin, représentant M. A, présent et assisté de Mme C, interprète en langue arabe, qui reprend et développe les conclusions et moyens de la requête en faisant notamment valoir que : il est jeune majeur et n'est pas dénué de famille en France ; le résumé de l'entretien dont il a bénéficié, très bref, ne comporte aucune initiale ni signature de l'agent qui l'a mené ; enfin, il n'a reçu aucune aide en Italie.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant égyptien né le 1er novembre 2003, est entré irrégulièrement en France le 14 décembre 2021, et a déposé auprès des autorités administratives françaises une demande d'asile le 29 décembre 2021. La consultation du fichier " Eurodac " ayant révélé que ses empreintes avaient été relevées par les autorités italiennes en " catégorie 2 " le 14 novembre 2021, et qu'il avait donc, préalablement à sa demande d'asile en France, franchi irrégulièrement la frontière italienne en venant d'un pays tiers il y a moins de douze mois, le préfet de la Seine-Saint-Denis a sollicité le 31 décembre 2021, sur le fondement du 1. de l'article 13 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, les autorités de cet État d'une demande de prise en charge. Un accord implicite de cette demande est né en l'absence de réponse des autorités italiennes. À la suite de cet accord, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par un arrêté du 15 avril 2022, décidé de transférer M. A aux autorités italiennes à fin de traitement de sa demande d'asile. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision de transfert.
2. En premier lieu, par un arrêté n° 2022-0841 du 1er avril 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a consenti à M. E, adjoint au chef du bureau de l'éloignement, en cas d'absence ou d'empêchement de la directrice des étrangers et des naturalisations, la délégation de signature consentie à celle-ci par le préfet par un arrêté n° 2022-0840 distinct daté et publié le même jour, pour l'ensemble des attributions relevant de son bureau, notamment en ce qui concerne les mesures d'éloignement et plus particulièrement les décisions de transfert vers l'Etat membre de l'Union européenne responsable d'une demande de protection internationale introduite par un ressortissant de pays tiers. Il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est allégué que cette directrice n'aurait pas été absente ou empêchée de signer la décision en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit ainsi être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel visé à l'article 5 () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que les brochures A et B, constituant la brochure commune mentionnée par les dispositions précitées au point 3, ont été remises à M. A le 29 décembre 2021, ainsi qu'en atteste l'apposition par le requérant de sa signature sur la page de garde de chacune de ces brochures, dans leurs versions en langue arabe que le requérant a déclaré comprendre à l'occasion de l'entretien qui s'est tenu le même jour et admet comprendre dans ses écritures. Si l'intéressé fait valoir que n'ayant pas terminé ses études, il éprouve d'importantes difficultés pour lire, et que les informations contenues dans les brochures auraient dû lui être davantage expliquées et faire l'objet d'une lecture orale, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment du résumé de l'entretien à l'occasion desquelles elles ont été remises, signé sans réserve par l'intéressé, que le requérant aurait fait mention de telles difficultés et sollicité de telles informations complémentaires. Le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) du 26 juin 2013 n'ont pas été respectées doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. () / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national () ".
6. Il ressort des pièces du dossier qu'un entretien a été mené le 29 décembre 2021 avec M. A, par un agent de la préfecture de la Seine-Saint-Denis et, sans que cela soit sérieusement contesté, par le truchement d'un interprète en langue arabe, entretien dont le résumé comporte la mention de sa conduite par un agent " qualifié " ainsi que la mention manuscrite " agent de la préfecture " sans autre signature que celle du requérant. Par ailleurs, en dépit de la circonstance alléguée que le requérant est illettré, le résumé de l'entretien signé par lui ne comporte aucune mention de ce que le requérant n'aurait pu en comprendre le déroulement. Enfin, aucune des pièces versées au dossier ne permet d'établir que cet entretien n'aurait pas été mené, contrairement à ce que le résumé de l'entretien indique, par une personne qualifiée en vertu du droit national, alors qu'aucune disposition du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 n'implique que cet agent mentionne son nom, ses initiales, sa qualité ou même sa signature sur le document résumant l'entretien. Le moyen tiré de ce que les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) du 26 juin 2013 n'ont pas été respectées doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, il résulte des dispositions de l'article 15 du règlement (CE) du 2 septembre 2003 que la production de l'accusé de réception (" proof of delivery ") émis, dans le cadre du réseau Dublinet, par le point d'accès national de l'État requis lorsqu'il reçoit une demande présentée par les autorités françaises, établit l'existence et la date de cette demande et permet, en conséquence, de déterminer le point de départ du délai au terme duquel la demande de prise en charge est tenue pour implicitement acceptée. En l'espèce, il ressort de la production de l'accusé de réception émis le 31 décembre 2021 par le point d'accès national italien que le moyen tiré de ce que les autorités italiennes n'auraient pas été saisies d'une demande de prise en charge, dont découlerait la méconnaissance des articles 18 et 22 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, doit être écarté.
8. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 9 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Si un membre de la famille du demandeur, que la famille ait été ou non préalablement formée dans le pays d'origine, a été admis à résider en tant que bénéficiaire d'une protection internationale dans un État membre, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale, à condition que les intéressés en aient exprimé le souhait par écrit ". L'article 10 de ce règlement dispose par ailleurs que : " Si le demandeur a, dans un État membre, un membre de sa famille dont la demande de protection internationale présentée dans cet État membre n'a pas encore fait l'objet d'une première décision sur le fond, cet État membre est responsable de l'examen de la demande de protection internationale, à condition que les intéressés en aient exprimé le souhait par écrit ". Aux termes de son article 2 : " Aux fins du présent règlement, on entend par : () / g) " membres de la famille ", dans la mesure où la famille existait déjà dans le pays d'origine, les membres suivants de la famille du demandeur présents sur le territoire des États membres : / - le conjoint du demandeur, ou son ou sa partenaire non marié(e) engagé(e) dans une relation stable, lorsque le droit ou la pratique de l'État membre concerné réserve aux couples non mariés un traitement comparable à celui réservé aux couples mariés, en vertu de sa législation relative aux ressortissants de pays tiers, / - les enfants mineurs des couples visés au premier tiret ou du demandeur, à condition qu'ils soient non mariés et qu'ils soient nés du mariage, hors mariage ou qu'ils aient été adoptés au sens du droit national, / - lorsque le demandeur est mineur et non marié, le père, la mère ou un autre adulte qui est responsable du demandeur de par le droit ou la pratique de l'État membre dans lequel cet adulte se trouve, / - lorsque le bénéficiaire d'une protection internationale est mineur et non marié, le père, la mère ou un autre adulte qui est responsable du bénéficiaire de par le droit ou la pratique de l'État membre dans lequel le bénéficiaire se trouve ; () ".
9. D'autre part, aux termes du deuxième alinéa de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes du premier alinéa de l'article 17, paragraphe 1, de ce règlement : " () chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement ".
10. Enfin, l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, comme l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, prévoit que : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Les dispositions précitées au point 9 doivent être appliquées dans le respect des droits garantis par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les États membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un État autre que la France, que cet État a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet État membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire.
12. En l'espèce, si M. A se prévaut de défaillances de l'Italie concernant la prise en charge des demandeurs d'asile, il n'apporte aucun élément de nature à caractériser une méconnaissance par l'Italie de ses obligations. Par ailleurs, si le requérant, qui avait déclaré lors de son entretien du 29 décembre 2021 n'avoir aucun membre de la famille en France, se prévaut de la présence en France de deux cousins, l'un de nationalité française et l'autre résidant régulièrement en France en vertu d'une carte de résident et en qualité de réfugié, ces personnes ne peuvent être regardés comme des membres de la famille du requérant au sens de l'article 2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 précité au point 8, et le requérant ne peut donc utilement se prévaloir des dispositions des articles 9 et 10 de ce règlement. Par ailleurs, il ne résulte pas de la seule présence en France de ces personnes, chez lesquelles le requérant n'établit ni n'allègue dans sa requête vivre, et en dépit de leurs témoignages versés au dossier en son soutien, que la décision de transfert en litige serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. Enfin, le requérant, qui se prévaut de sa confession chrétienne, ne peut utilement se prévaloir des risques dans son pays d'origine à l'encontre de la décision de transfert qui, par elle-même, n'a ni pour objet ni pour effet de le renvoyer dans son pays d'origine, mais seulement de le remettre aux autorités italiennes à fin de traitement de sa demande d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées aux points 8 à 10 du présent jugement et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, par suite, être écartés.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
L. DLa greffière,
Signé
N. Kassime
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026