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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2207112

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2207112

lundi 13 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2207112
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation5ème chambre
Avocat requérantNAMIGOHAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, et des mémoires, enregistrés les 29 avril, 12 mai et 13 décembre 2022, Mme F D, représentée par Me Namigohar, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 7 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " pour soins " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, subsidiairement, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour; d'effacer son signalement aux fins de non-admission dans le fichier Système d'information Schengen ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle n'est pas motivée en fait ;

- l'avis médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas été rendu ;

- le médecin rapporteur n'est pas identifié ;

- les médecins composant le collège de l'OFII ne sont pas identifiés ;

- le rapport médical confidentiel adressé aux médecins de l'OFII est irrégulier ;

- les droits de la défense ont été méconnus dès lors que la base de données MedCOI n'a pas été versée aux débats ;

- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle est illégale pour être fondée sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour elle-même illégale ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire enregistré le 25 novembre 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté ses observations par un mémoire enregistré le 16 décembre 2022.

Vu :

- l'entier dossier médical au vu duquel s'est prononcé le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- les autres pièces du dossier ;

.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Marias, premier conseiller ;

- les conclusions de Mme Cayla, rapporteure publique ;

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante béninoise née le 15 avril 1957, a sollicité le 1er octobre 2021 le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Par arrêté du 7 avril 2022, dont il est demandé l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté cette demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions de la requête :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées

2. Par un arrêté n° 2020-0064 du 13 janvier 2020, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation de signature à M. C B, sous-préfet du Raincy, pour signer, dans les limites de l'arrondissement du Raincy, notamment, les décisions en matière de droit au séjour des étrangers. Par un arrêté n° 2020-0065 du 13 janvier 2020, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives du même jour, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. E A, en cas d'empêchement ou d'absence de M. B, à l'effet de signer les décisions en litige. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B n'aurait pas été absent ou empêché à la date des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour comporte les motifs sur lesquels elle est fondée et est, par suite, régulièrement motivée en fait. En outre, il ne résulte ni des termes de l'arrêté en litige ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas examiné la situation personnelle de Mme D.

4. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient Mme D, l'avis des médecins de l'OFII sur lequel s'est fondé le préfet pour prendre la décision en litige a bien été rendu et sont mentionnées tant l'identité du médecin rapporteur que celle des médecins composant le collège de l'OFII.

5. En troisième lieu, en se bornant à soutenir que le rapport médical confidentiel destiné au collège des médecins de l'OFII n'a pas pris en compte son taux d'incapacité et d'invalidité et son besoin de recours à l'aide d'une tierce personne et en alléguant, sans l'établir, que la possibilité d'accès effectif aux soins et suivis médicaux dans son pays d'origine n'ont pas été examinés, Mme D n'établit pas que la procédure suivie serait entachée d'une irrégularité qui l'aurait privée d'une garantie. Dès lors, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

6 En quatrième lieu, la requérante invoque également une violation des droits de la défense au motif qu'en utilisant le contenu de la base de données MedCOI, sans verser aux débats une copie des données ainsi utilisées de cette base, elle ne pourrait les contester utilement, ni le tribunal opérer son contrôle. Toutefois, l'absence d'accès aux données brutes de MedcOI est sans incidence sur la garantie des droits de la défense dès lors que ni le préfet ni la requérante n'ont accès à ces données et que les éléments produits par l'OFII, qui n'a pas la qualité de défendeur mais d'observateur, ont été versés au contradictoire et que Mme D, qui a ainsi eu communication de l'entier dossier sur lequel le préfet s'est fondé, était ainsi à même de contester utilement ces éléments.

7. En cinquième lieu, e aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. () " Pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), il convient de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe.

8. Par ailleurs, l'avis du collège des médecins de l'OFII qui, requis préalablement aux décisions du préfet, relatives à la délivrance de la carte de séjour prévue par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la mise en œuvre du 9° de l'article L. 611-3 de ce code, doit être émis au vu notamment du rapport médical établi par un médecin de l'Office. Dans ce cadre, si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire. Le secret relatif aux informations médicales doit être regardé comme levé par le demandeur dès lors que celui-ci produit, devant la juridiction, des certificats médicaux relatifs à ses pathologies.

9. En l'espèce, le préfet a relevé qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé au Bénin, Mme D, qui souffre de plusieurs pathologies et dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si la requérante se prévaut de lourdes pathologies nécessitant un suivi médical pluridisciplinaire, dont un diabète compliqué, une rétinopathie diabétique, une insuffisance rénale évoluée, une hypertension artérielle mal équilibrée et secondairement une anémie microcytaire, un athénome nitroculaire et une cardiopathie hypertophiée non obstructive, une arthrose invalidante et de l'anxiété, il ressort toutefois des pièces du dossier que le traitement au laser de la rétinopathie diabétique, le traitement ambulatoire et le suivi par un cardiologue sont disponibles dans le centre hospitalier (Etablissement public) Hubert Maga à Cotonou, au sein duquel est également disponible la recherche en laboratoire sur la glycémie. Il ressort également des pièces du dossier que le traitement ambulatoire et le suivi par un ophtalmologue sont disponibles à la clinique ophtalmique "La Lumière" à Cotonou (Etablissement public). S'agissant de l'accessibilité des prises en charge au Bénin, le site du Centre des Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale mentionne que " l'Etat béninois prendra en charge la totalité des frais d'assurance maladie de la population la plus pauvre et 40% de celle-ci pour la population la moins pauvre ", les employeurs payant une cotisation d'assurance pour leurs employés et les frais d'assurance des fonctionnaires étant déduits de leur masse salariale, les maladies et affections suivantes étant couvertes : césarienne, dialyse, traitement du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans, cancers, diabète, sida, maladies cardiovasculaires et soins palliatifs. Ces éléments documentés contredisent l'attestation du directeur général de la médecine hospitalière et des explorations diagnostiques du Bénin du 29 avril 2022 rédigée en termes généraux et qui mentionne que les frais médicaux seraient à la charge de Mme D. Quant aux autres pathologies de Mme D, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'absence de prise en charge aurait des conséquences d'une extrême gravité, comme l'indique l'OFII. Si la requérante invoque enfin son handicap et ses difficultés à se déplacer et relève que l'assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) n'est actuellement qu'en phase pilote dans vingt-et-une communes sur soixante-dix-sept communes et ne sera pleinement effectif qu'en 2030, il ne ressort nullement des pièces du dossier que la prise en charge des patients ne soit pas effective dans cette phase pilote, alors en outre qu'elle ne donne aucune indication sur son lieu de résidence en cas de retour au Bénin. Ainsi, les éléments avancés par la requérante ne suffisent pas à remettre en cause les énonciations de l'avis des médecins de l'Office sur la disponibilité effective des soins dans son pays d'origine.

10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

11. Mme D, née en 1957, est entrée sur le territoire français le 1er novembre 2016. Elle a obtenu un titre de séjour pour bénéficier de soins le 20 août 2019. Elle est veuve et, alors que l'arrêté en litige relève qu'elle est mère de quatre enfants majeurs, elle n'établit la présence en France que de deux de ses filles et de leurs enfants, en situation régulière. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 9, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait bénéficier effectivement d'une prise en charge adaptée dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 59 ans. Par suite, et nonobstant la présence des enfants et petits-enfants de Mme D sur le sol français, le préfet n'a méconnu ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il n'a pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français

12. La décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.

13. La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour étant régulièrement motivée, l'obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation spécifique.

14. Il ne ressort pas des pièces du dossier que, pour prendre la décision d'éloignement contestée, le préfet n'aurait pas examiné la situation personnelle de Mme D.

15. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Ainsi qu'il a été dit au point 9., il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme D ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

16. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11, cette décision n'a méconnu ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination

17. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.

18. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

19. Ainsi qu'il a été exposé au point 9, il ressort des pièces du dossier que Mme D bénéficiera d'une prise en charge effective dans son pays d'origine. Par suite, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues.

20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F D et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Copie en sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration

Délibéré après l'audience du 30 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Myara, président,

- M. Marias, premier conseiller,

- M. Lacaze, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.

Le rapporteur,Le président,H. MariasA. MyaraLa greffière,A. Macaronus

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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