jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2207410 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | TAVARES DE PINHO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 mai 2022, M. A D, représenté par Me Tavares de Pinho, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai d'un mois, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de 2 ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " et de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur le refus de séjour :
- la décision contestée est insuffisamment motivée et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas utilisé son pouvoir de régularisation à titre dérogatoire ;
- elle méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision litigieuse est privée de base légale en conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par le refus de séjour pour prendre l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la fixation du délai de départ volontaire :
- la décision litigieuse est privée de base légale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la fixation du pays de destination :
- la décision litigieuse est privée de base légale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision litigieuse est privée de base légale en conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et est entaché d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a décidé de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure.
- et les observations de Me Tavares de Pinho, représentant M. D.
Une note en délibéré a été enregistrée pour M. D le 17 novembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. A D, ressortissant algérien né le 29 juillet 1981 à Barbacha (Algérie) a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 30 septembre 2021. Toutefois, par un arrêté du 13 avril 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par la présente requête, M. D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte les motifs de fait et de droit qui le fondent. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, celui-ci ne justifie ni avoir sollicité un titre de séjour en qualité d'étranger malade, ni avoir communiqué au préfet les pièces qu'il verse à l'instance relatives à son état de santé, alors que ces pièces sont postérieures à la date du dépôt de sa demande voire, pour certaines, postérieures à l'édiction de l'arrêté attaqué. En outre, la lettre rédigée par son conseil aux services préfectoraux en 2019 ne fait aucune mention de son état de santé. Enfin, la décision attaquée indique que le requérant n'établit pas la nécessité de rester auprès des membres de sa famille résidant en France. Si la décision attaquée ne fait pas état de la régularité du séjour de ses parents et de sa fratrie, cette circonstance n'était, comme il sera dit dans les paragraphes suivants, pas de nature à avoir une incidence sur la décision portant refus de séjour. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen particulier de sa situation doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, si M. D soutient que la décision litigieuse méconnaît les stipulations des articles 6-5 et 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, il ne ressort pas des pièces versées à l'instance qu'il aurait introduit sa demande sur un fondement autre que celui tiré de l'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, ces moyens sont inopérants et doivent être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
5. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir. Cet article, dès lors qu'il est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. En l'espèce, si le requérant justifie résider en France depuis septembre 2013, il n'apporte aucun élément de nature à le faire regarder comme y ayant fixé le centre de ses attaches personnelles et professionnelles, la seule circonstance qu'il soit le seul de sa famille à ne pas être en situation régulière sur le territoire français n'étant pas de nature à faire obstacle à ce qu'il reconstruise sa cellule familiale en Algérie, où il a vécu jusqu'à l'âge de 32 ans. Par ailleurs, s'il ressort du certificat du dr C daté du 25 avril 2022, qui le suit mensuellement au sein du centre médico-psychologique de Pantin depuis le début de l'année 2022, que M. D est atteint d'une pathologie psychiatrique nécessitant un accompagnement pour les tâches de la vie quotidienne, le requérant n'apporte aucun élément de nature à justifier que la présence de ses parents, chez lesquels il est domicilié, lui serait indispensable, alors même qu'il ressort des pièces du dossier que jusqu'en 2019, il disposait d'un second domicile dans le 11e arrondissement de Paris. En outre, il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que M. D ne pourrait être pris en charge dans son pays d'origine. Dès lors, les moyens tirés de ce que le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de le régulariser sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, ne peuvent qu'être écartés.
7. En quatrième lieu, pour les mêmes raisons qu'évoquées au point précédent, M. D n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait, en prenant la décision litigieuse, méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
9. Il ressort des termes de la décision attaquée que M. D était connu du fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour des faits s'étant déroulés le 3 novembre 2021 de rébellion, violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D. Toutefois, eu égard au caractère isolé de cet événement, pour lequel le requérant n'a fait l'objet d'aucune poursuite ou condamnation, et à la suite duquel il a, de sa propre initiative, débuté un suivi médical, c'est à tort que le préfet de la Seine-Saint-Denis a considéré que le comportement de M. D constituait une menace à l'ordre public de nature à justifier le refus de délivrance d'un titre de séjour. Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette appréciation aurait eu une influence sur la décision litigieuse dès lors que, ainsi qu'il a été dit aux points 6 et 7, M. D ne justifiait pas d'une situation de nature à justifier qu'un titre de séjour lui soit délivré.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour, le moyen tiré de ce que la décision d'obligation de quitter le territoire français serait dépourvue de base légale doit être écarté.
11. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. D, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que l'autorité administrative se serait crue en situation de compétence liée pour prendre la décision obligeant M. D à quitter le territoire français, mais plutôt qu'elle a usé de la faculté offerte par l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : ()/ 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. "
13. Ainsi qu'il a été dit au point 6, M. D n'apporte aucun élément de nature à justifier qu'il ne pourrait être pris en charge médicalement de manière appropriée en Algérie. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité.
14. En dernier lieu, pour les mêmes raisons qu'énoncées aux points 6 et 7, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle.
Sur les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination :
15. En premier lieu, par voie de conséquence du rejet des conclusions dirigées contre la décision de refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français, les moyens tirés de ce que les décisions litigieuses seraient dépourvues de base légale doivent être écartés.
16. En second lieu, il ne ressort pas de la situation de M. D que le délai de trente jours prévu par l'arrêté est insuffisant et porte atteinte à son droit au respect de la vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
18. Il ressort des pièces du dossier que M. D réside en France depuis plus de huit années, qu'il est domicilié chez ses parents, tous deux en situation régulière, que ses deux frères, dont l'un est de nationalité française, résident également en France. Toutefois, pour estimer que le requérant ne justifie pas de liens personnels avec la France, la décision attaquée se borne à indiquer que le requérant ne justifie pas de la nécessité de résider auprès de sa famille, sans préciser la nature des liens l'unissant à celle-ci et le caractère régulier de sa présence en France. Dans ces conditions, en prononçant à l'encontre du requérant une interdiction de retour d'une durée de deux ans, le préfet de la Seine-Saint-Denis a entaché sa décision de défaut d'examen.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à soutenir que c'est à tort le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Eu égard au moyen retenu, l'annulation prononcée par le présent jugement implique seulement que le préfet de la Seine-Saint-Denis prenne toute mesure utile pour mettre fin au signalement de l'intéressé dans le Système d'information Schengen Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder sans délai.
Sur les frais liés à l'instance :
21. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. D de la somme qu'il demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis à l'encontre de M. D en date du 13 avril 2022 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de prendre sans délai toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. D dans le système d'information Schengen.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de la Seine Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Weidenfeld, présidente-rapporteure,
Mme Jasmin-Sverdlin, première conseillère,
Mme Hardy, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
La présidente-rapporteure,
K. Weidenfeld
La première assesseure,
I. Jasmin-Sverdlin
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026