vendredi 8 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2207902 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | KWAHOU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 10 mai 2022, le président par intérim du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application des dispositions des articles R. 221-3, R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée pour M. B C.
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 4 mars et le 1er juillet 2022, M. B C, représenté par Me Kwahou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de procéder sans délai à l'effacement de son nom dans le fichier Système d'information Schengen ;
3°) de procéder au réexamen de sa situation et à défaut de lui accorder un titre de séjour.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- son droit d'être entendu a été méconnu ;
- la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- le risque de fuite n'est pas caractérisé ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le préfet a méconnu les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a délégué M. Cozic, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Kwahou, représentant M. C, qui reprend les moyens et conclusions développés dans ses écritures.
Le préfet des Hauts-de-Seine, régulièrement convoqué, n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée après que les parties présentes ont formulé leurs observations orales en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 2 mars 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. C, ressortissant algérien né le 17 décembre 1991, à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Dans sa requête, M. C demande l'annulation de l'ensemble de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision en litige comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions en cause. Elle est donc suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ressort de l'examen de l'arrêté attaqué, notamment des mentions de fait précises y figurant, que le préfet des Hauts-de-Seine a procédé à l'examen particulier de la situation de droit et de fait du requérant.
4. En troisième lieu, le droit d'être entendu, qui est une composante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, assortie d'une décision de refus d'un délai de départ volontaire et d'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. En outre, ainsi que l'a jugé la Cour de justice de l'Union européenne dans son arrêt C-383/13 du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
5. Il ressort des pièces du dossier et notamment des procès-verbaux établis par les services de police à la suite de l'interpellation de M. C, que ce dernier a été expressément interrogé sur la perspective d'une mesure d'éloignement prise à son encontre et d'un placement en rétention. Les services de police lui alors laissé la possibilité de présenter les observations qu'il souhaitait présenter. De même, au cours de cette même audition, M. C a pu exposer les principaux aspects de sa situation administrative, personnelle, familiale et professionnelle en France. Il a en particulier indiqué qu'il était arrivé clandestinement en France en 2019, sans avoir depuis engagé de démarches auprès de l'administration pour régulariser sa situation, qu'il est célibataire et sans enfant à charge, et qu'à titre professionnel, il " faisait quelques bricolage " et était également chauffeur. Ainsi, outre les réponses précises qu'il a apportées aux questions de l'agent de police, le requérant a eu la possibilité, à cette occasion, de présenter toutes les observations qu'il pouvait juger utiles et pertinentes de faire connaître, relatives à sa situation personnelle. Il n'est pas allégué que M. C disposait d'informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soient prises les décisions attaquées. En conséquence, la procédure suivie par le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté atteinte au principe du droit d'être entendu, tel qu'interprété par la Cour de justice de l'Union européenne. Ce moyen doit par suite être écarté.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. C fait valoir dans ses écritures qu'il vit en France depuis 2019, sans toutefois l'établir, dès lors qu'il ne verse au dossier, pour toute pièce justificative, que la carte d'admission à l'aide médicale de l'Etat valable d'avril 2020 à avril 2021. En tout état de cause, ce faisant, M. C ne se prévaut que d'une brève durée de séjour en France. En outre, si le requérant fait valoir dans sa requête, ainsi qu'à l'audience, qu'il vit en couple avec une ressortissante française avec laquelle il envisage de se marier, il ne précise pas depuis combien de temps ils entretiennent une relation ni ne verse au dossier la moindre pièce en vue d'en justifier. Il ressort par ailleurs du procès-verbal d'audition du 2 mars 2022 que M. C, tout en évoquant sa " copine " vivant à Amiens, alors que lui-même déclare une adresse à Livry-Gargan, a expressément indiqué qu'il était célibataire et sans enfant. Il déclare également à l'audience que les membres de sa famille, en particulier son père et sa mère, vivent tous en Algérie. Ainsi, la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a obligé M. C à quitter le territoire français n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Cette décision n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet.". Aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () ".
9. En premier lieu, le requérant fait valoir dans ses écritures qu'il n'existe pas de risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement prise à son encontre dès lors qu'il ne s'est soustrait à aucun contrôle de l'autorité administrative et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Il est toutefois constant que, pour caractériser le risque de fuite, le préfet des Hauts-de-Seine ne s'est nullement fondé sur les motifs précités, mais sur la circonstance que M. C ne justifiait pas de son entrée régulière en France et qu'il n'avait pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Ce motif n'est nullement contesté par le requérant dans ses écritures et aucune pièce n'est versée au dossier de nature à en remettre le bien-fondé en cause. Par suite, le moyen invoqué par le requérant, tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code précité doit être écarté.
10. En second lieu, eu égard à la faible durée de présence de M. C en France, à la circonstance qu'il est célibataire et sans enfant, au fait qu'il déclare lui-même que toute sa famille réside en Algérie, et qu'il ne verse au dossier aucune pièce en vue de justifier de la réalité de la relation de concubinage dont il se prévaut et de l'exercice de l'activité professionnelle qu'il a évoquée durant son audition, le requérant n'établit pas que la décision en litige, refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Un tel moyen ne peut par suite qu'être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
11. La décision attaquée vise expressément les articles L. 612-12 et L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle fait en outre mention de la nationalité de M. C, et de la présence en Algérie de ses attaches personnelles et familiales. Eu égard à l'ensemble de ces précisions, le moyen invoqué, tiré du défaut de motivation de la décision fixant le pays de renvoi doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-8 du même code prévoit que " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Enfin, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
13. En premier lieu, la décision en litige vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code précité, et précise qu'en cas de refus d'accorder un délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation faite à l'étranger de quitter le territoire, une interdiction de retour sur le territoire français est prononcée à son encontre, à moins que des circonstances humanitaires l'empêchent. Le préfet des Hauts-de-Seine a également expressément pris en considération la faible durée de séjour de l'intéressé en France, ainsi que l'absence de liens personnels et familiaux sur le territoire. La décision d'interdiction de retour sur le territoire français est ainsi, en son principe et en sa durée, suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
14. En second lieu, M. C ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire pour contester la décision en litige. Au surplus, il allègue lui-même n'être en France que depuis 2019, soit à une date qui n'est pas ancienne et dont il ne justifie en tout état de cause par aucune pièce versée au dossier. Le requérant n'établit pas davantage la réalité et l'ancienneté de la relation de concubinage dont il se prévaut alors qu'il indique lui-même à l'audience que ses attaches familiales sont toutes en Algérie. Le requérant n'est dès lors pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, à destination du pays dont il a la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible, et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juillet 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
H. A
La greffière,
Signé
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°220790
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026