mercredi 29 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2208485 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | BECHIEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mai et 30 juin 2022, Mme B A, représentée par Me Bechieau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 août 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire et dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, durant ce temps, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant du refus de séjour :
- la décision est insuffisamment motivée, elle est entachée d'un défaut d'examen complet et sérieux et le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure ;
- l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ;
- une erreur de droit a été commise au regard de la pathologie dont elle souffre et l'indisponibilité des soins dans son pays d'origine ;
- l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnus ;
- l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant a été violé ;
- une erreur manifeste d'appréciation a été commise.
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été violé ;
- la décision contrevient aux articles 2 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les articles 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ont été méconnus et le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision fixant le pays à destination duquel elle sera éloignée :
- la décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par ordonnance du 2 juin 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 août 2022.
Le mémoire présenté pour la requérante, enregistré le 26 septembre 2023 postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
Par courrier du 28 septembre 2023, les parties ont été informées, conformément aux dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de fonder son jugement sur un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête dès lors que l'arrêté, comportant la mention des voies et délais de recours, a été notifié le
11 août 2021, ainsi qu'il ressort de l'historique du suivi postal du courrier sur lequel figure le n° de l'accusé de réception, et que la demande d'aide juridictionnelle a été déposée après l'expiration du délai de recours contentieux.
Par un mémoire enregistré le 10 octobre 2023 et communiqué, la requérante a présenté ses observations à ce moyen d'ordre public.
La procédure a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Caron-Lecoq,
- et les observations de Me Bechieau représentant la requérante.
Le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était pas présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A est une ressortissante congolaise née le 8 juin 1991 en République du Congo dite Congo Brazzaville. A la suite du rejet de sa demande d'asile, le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par un arrêté du 28 janvier 2020, obligé Mme A à quitter le territoire français. Cet arrêté a été annulé par le tribunal administratif de Montreuil par un jugement n°2001851 du 2 juin 2020. En exécution de ce jugement, le préfet de la Seine-Saint-Denis a examiné de nouveau la situation de l'intéressée et, après avoir recueilli l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (" OFII "), a rejeté la demande de titre de séjour de Mme A par un arrêté du 9 août 2021 dont l'intéressée demande l'annulation.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté en litige en tant qu'il refuse le séjour à Mme A comporte la mention en droit, notamment, de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, en fait, reprend la teneur de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (" OFII ") du 20 mai 2021. Il indique également que Mme A n'a apporté aucun élément de nature à établir l'indisponibilité ou l'inaccessibilité pour elle du traitement médical dans son pays d'origine ainsi que sa situation familiale. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation du refus de séjour doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / () ". Et l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 visé ci-dessus précise que : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis () / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. "
4. L'avis du collège de médecins de l'OFII, produit par le préfet et soumis au contradictoire, comporte les prénoms, noms et signatures des trois médecins qui ont rendu cet avis. En outre, il ne résulte d'aucune disposition, non plus que d'aucun principe, que l'avis du collège de médecins de l'OFII devrait porter mention du nom du médecin qui a établi le rapport médical, prévu par l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est transmis au collège de médecins de l'Office. Par ailleurs, la requérante ne saurait faire valoir que l'avis doit résulter d'une délibération collégiale, les médecins signataires de cet avis n'étant pas tenus, pour répondre aux questions posées, de procéder à des échanges entre eux, l'avis résultant de la réponse apportée par chacun à des questions auxquelles la réponse ne peut être qu'affirmative ou négative. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de séjour serait entaché d'un vice de procédure doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment des termes de la décision attaquée, que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas examiné la situation de Mme A, ni qu'il se serait cru lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII avant de refuser à l'intéressée la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, les moyens tirés de ce que le refus de séjour serait entaché d'une erreur de droit doit être écartés.
6. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, () ".
7. Pour refuser à Mme A la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées, le préfet s'est notamment fondé sur l'avis du 20 mai 2021 du collège de médecins de l'OFII qui a estimé que si l'état de santé de Mme A nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Le certificat médical, très peu circonstancié, du 12 septembre 2019 émanant d'un médecin généraliste affirmant que la requérante " ne peut repartir dans son pays vu son état de santé " ne comporte notamment pas la mention du pays d'origine de la requérante ni n'indique la ou les pathologies dont elle serait atteinte ni les soins dont elle bénéficie. En outre, celui du 14 juin 2022 émanant du chef de service de psychiatrie générale d'un centre médico-psychologique situé à Aubervilliers est postérieur de près de dix mois à l'arrêté en litige et ne précise pas la date à laquelle le suivi de la requérante a commencé à être effectué. Ces deux documents, ainsi que les autres pièces médicales produites ne mentionnant pas l'indisponibilité du traitement médical au Congo Brazzaville, ne suffisent pas à remettre en cause l'appréciation portée par le collège de médecins de l'OFII, que le préfet s'est approprié, sur l'existence d'un traitement approprié dans le pays d'origine de la requérante. Par ailleurs, cette dernière n'établit pas plus dans la présente instance qu'elle ne l'a fait devant les autorités compétentes en matière d'asile, avoir vécu des évènements traumatisants dans son pays d'origine et ne justifie pas, par les articles de presse qu'elle produit et alors qu'elle ne conteste pas la présence de sa mère et ses frères au Congo Brazzaville qui seraient susceptibles de lui venir financièrement en aide, d'une impossibilité d'accès effectif aux soins. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de séjour violerait l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En cinquième lieu, Mme A ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle ne justifie pas avoir présenté une demande de titre de séjour sur ce fondement. Par suite, le moyen tiré de ce que le refus de séjour méconnaîtrait ces dispositions, au regard desquelles la demande n'a pas été examinée par le préfet, doit être écarté.
9. En sixième lieu, Mme A, qui serait entrée en France en février 2018, ne justifie dès lors pas d'une présence ancienne sur ce territoire. Sa demande d'asile a été rejetée et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, ainsi qu'il a été précédemment indiqué. Elle est par ailleurs célibataire, ne conteste pas la présence de sa mère et ses deux frères au Congo Brazzaville et la circonstance que son enfant, né moins de deux mois avant la date de la décision en litige, a été confié à l'aide sociale à l'enfance le 2 juillet 2021 par une ordonnance de placement provisoire ne suffit pas à établir que le préfet aurait méconnu l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, ni qu'il aurait entaché le refus de séjour d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne les autres décisions litigieuses :
10. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté en litige le 9 août 2021, l'enfant de Mme A, né le 12 juin 2021, était confié à l'aide sociale à l'enfance. Dans ces conditions, à la date de la décision litigieuse, l'enfant de la requérante n'est pas susceptible de suivre sa mère en cas d'éloignement vers son pays d'origine. La requérante est ainsi fondée à soutenir qu'en prononçant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Seine-Saint-Denis a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions dirigées contre le refus de séjour doivent être rejetées. En revanche, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête dirigés contre ces décisions, Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et, par voie de conséquence, de celle fixant le pays à destination duquel elle sera éloignée.
Sur les conclusions d'injonction sous astreinte :
12. En application des dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, l'annulation prononcée par le présent jugement implique seulement que Mme A soit munie d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit à nouveau statué sur sa situation. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout préfet territorialement compétent, d'y procéder dans un délai de trois mois. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
13. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Bechieau, avocate de Mme A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat, partie essentiellement perdante dans l'instance, la somme de 1 000 euros à verser à cette avocate.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 9 août 2021 du préfet de la Seine-Saint-Denis est annulé en tant qu'il fait obligation à Mme A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays à destination duquel elle sera éloignée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis, ou à tout préfet territorialement compétent, dans un délai de trois mois, de munir Mme A d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il soit à nouveau statué sur son cas.
Article 3 : L'Etat versera à Me Bechieau, avocate de Mme A, une somme de 1 000 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette avocate renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Bechieau et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Gauchard, président,
- Mme Caron-Lecoq, première conseillère,
- M. Guiral, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2023.
La rapporteure,
C. Caron-Lecoq
Le président,
L. GauchardLa greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026