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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2210366

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2210366

lundi 3 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2210366
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation6ème chambre
Avocat requérantVI VAN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 juin 2022 et

25 mars 2023, M. A B, représenté par Me Vi Van, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler les arrêtés du 24 juin 2022 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois ;

3°) d'enjoindre au préfet de police de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen ;

4°) d'ordonner à l'administration la production de son entier dossier ;

5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui-même, dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle ne lui serait pas accordée.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est signée par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation révélant un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que son droit à être entendu a été méconnu ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

- il est illégal du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- il est entaché d'un défaut de motivation ;

- il est entaché d'erreurs de fait dès lors qu'il est titulaire d'un passeport expiré qui n'a pas pu être renouvelé faute pour lui d'être titulaire d'un titre de séjour, qu'il est titulaire d'une adresse stable, que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois :

- il est illégal du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant un délai de départ volontaire ;

- il est entaché d'un défaut de motivation révélant un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée au préfet de police, qui n'a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction.

Un mémoire en défense, présenté par le préfet de police de Paris, représenté par la Selarl Actis Avocats, a été enregistré le 20 juin 2023, soit postérieurement à la clôture de l'instruction intervenue, en application de l'article R. 613-2 du code de justice administrative, trois jours francs avant la date de l'audience, n'a pas été communiqué et le tribunal n'en a pas tenu compte.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dupuy-Bardot,

- les observations de Me Vi Van, représentant M. B.

Le préfet de police n'était ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 14 janvier 1998 à Alger Casbah (Algérie) et déclarant être entré en France en 2015, s'est vu refuser la délivrance d'un certificat de résidence algérien en qualité d'étudiant par une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis en date du

29 juin 2017, assortie d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. S'étant depuis lors maintenu irrégulièrement sur le territoire français, à la suite de son interpellation le 23 juin 2022, le préfet de police de Paris, par deux arrêtés du 24 juin 2022, d'une part, l'a obligé à quitter le territoire français sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans délai, et a fixé le pays de destination, et, d'autre part, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. M. B demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés préfectoraux.

Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 novembre 2022 du bureau de l'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bobigny. Par suite, il n'y a pas lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur la demande de communication de l'entier dossier :

3. Aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ". En l'espèce, l'affaire est en état d'être jugée, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît en conséquence pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de M. B détenu par l'administration.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, par un arrêté du 18 mars 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de police a donné délégation de signature à Mme C, en sa qualité d'adjointe au chef de la division des reconduites à la frontière, pour signer la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.

5. En deuxième lieu, d'une part, l'arrêté attaqué vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel " l'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / () ". D'autre part, la décision attaquée, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de M. B et qui précise notamment que celui-ci s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour par un arrêté du 29 juin 2017 du préfet de la Seine-Saint-Denis et qu'il est célibataire et sans charge de famille, mentionne de façon suffisamment précise et non stéréotypée les motifs de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté litigieux doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas des motifs de l'arrêté attaqué ou des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation du requérant avant de prendre la décision contestée.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

8. M. B, qui réside en France depuis 2015, se prévaut de la présence en France de sa tante de nationalité française, à qui il a été confié par acte de kafala du 30 août 2015 lorsqu'il était mineur, ainsi que de l'époux de celle-ci, de son obtention du diplôme du baccalauréat professionnel option " lunetterie " en 2019 et de sa relation de couple depuis le mois de décembre 2020 avec une ressortissante française avec laquelle il souhaite se marier. Toutefois, M. B ne soutient ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales en Algérie, où il a vécu la majeure partie de sa vie, et ne justifie d'aucune vie commune avec sa compagne. En outre, il ne justifiait d'aucune activité professionnelle à la date de la décision attaquée, ni d'aucun revenu en France. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi par cette décision. Par suite, les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.

9. En cinquième lieu, le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.

10. Le requérant soutient que son droit d'être entendu a été méconnu. Cependant, les seules circonstances qu'il réside depuis 2015 en France et y a obtenu le diplôme du baccalauréat, que sa tante réside également en France et qu'il soit en couple avec une ressortissante française, sans toutefois résider avec elle, ne constituent pas, eu égard à ce qui a été dit au point 8, des informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient pu faire aboutir la procédure administrative à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.

En ce qui concerne le refus de délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui aurait pour effet de priver de base légale la décision en litige ne peut qu'être écarté.

12. En deuxième lieu, la décision attaquée mentionne de façon suffisamment précise et non stéréotypée les motifs de droit et de fait qui en constitue le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

13. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

14. Pour refuser d'accorder un délai de départ volontaire à M. B, le préfet s'est fondé sur les circonstances, d'une part, que son comportement constituait une menace pour l'ordre public, dès lors que son comportement avait été signalé par les services de police le

23 juin 2022 pour recel de vol, et, d'autre part, qu'il existait un risque qu'il se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il s'était soustrait à une précédente mesure d'éloignement prononcée le 29 juin 2017 par le préfet de la

Seine-Saint-Denis, qu'il n'était pas titulaire d'un document de voyage en cours de validité et qu'il ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale.

15. M. B conteste la matérialité des faits de recel qui lui sont reprochés, et par suite l'appréciation du préfet selon laquelle son comportement constituerait une menace pour l'ordre public, et le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense avant la clôture de l'instruction, n'apporte aucun élément probant à l'appui de ce motif. M. B conteste également avoir fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, que le préfet n'a pas produite à l'instance avant la clôture de l'instruction, malgré une demande en ce sens du tribunal. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. B justifie d'une adresse stable chez son oncle et sa tante à Montreuil. Toutefois, le requérant admet qu'il n'est pas titulaire d'un document d'identité en cours de validité, en indiquant que le consulat d'Algérie à Paris refuse de renouveler les passeports des ressortissants algériens qui ne sont pas en possession d'un titre de séjour, sans toutefois en justifier. Or, le préfet de la Seine-Saint-Denis pouvait, pour ce seul motif, considérer qu'il existait un risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français, et refuser pour ce seul motif également de lui accorder un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté.

16. En dernier lieu, au regard de la situation personnelle du requérant telle que décrite au point 8, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision attaquée est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement et du refus de délai de départ volontaire sur laquelle elle est fondée ne peut qu'être écarté.

19. En deuxième lieu, la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français, qui vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, précise les éléments relatifs à la durée de présence de l'intéressé sur le territoire français, indique qu'il est célibataire et sans enfant à charge et qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et mentionne l'existence d'une menace à l'ordre public. Par suite, le préfet a fait état, de manière suffisamment circonstanciée, de la situation de l'intéressé au vu de laquelle la durée de l'interdiction de retour a été fixée.

20.

Le préfet a refusé d'octroyer à M. B un délai de départ volontaire et il se trouve donc dans le cas où, en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il fait l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français. Le requérant ne justifie d'aucune circonstance humanitaire faisant obstacle à ce qu'une telle mesure soit prise à son encontre. Il ne ressort pas des pièces du dossier, eu égard notamment aux motifs retenus au point 8, que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en prononçant à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police.

Délibéré après l'audience du 21 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Romnicianu, président,

Mme Dupuy-Bardot, première conseillère,

M. Khiat, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2023.

La rapporteure,

N. Dupuy-Bardot

Le président,

M. Romnicianu

La greffière,

S. Le Bourdiec

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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