jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2211501 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DE THIER |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance N°2209892/12-1 du 12 juillet 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. A B, enregistrée le 22 avril 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris.
Par cette requête, M. A B, représenté par Me Isabelle de Thier, avocate, demande au tribunal administratif de condamner la commune de Villetaneuse à lui payer :
1°) la somme de 16 583,35 euros augmentée des intérêts calculés au taux de 8% à compter du 26 avril 2021 sur la somme de 4 541,48 euros et à compter du 18 juillet 2021 sur la somme de 12 041,87 euros ;
2°) la somme de 80 euros au titre de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ;
3°) la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article 475-1 du code de justice administrative.
La procédure a été régulièrement communiquée le 7 septembre 2022 à la commune de Villetaneuse, qui n'a produit aucune observation avant la clôture de l'instruction malgré une lettre de mise en demeure qui lui a été adressée par un courrier du 12 mai 2023.
Par une ordonnance du 5 septembre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 septembre 2023 à 12h.
Un mémoire en défense, produit par la commune de Villetaneuse et enregistré le 18 juin 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, n'a pas été communiqué.
Par un acte enregistré le 18 juin 2024, M. B déclare se désister purement et simplement de son recours, sous réserve de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article 475-1 du code de justice administrative, qu'il entend maintenir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dupuy-Bardot, rapporteure,
- et les conclusions de M. Breuille, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, le désistement des conclusions indemnitaires de M. B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
2. D'autre part, les dispositions de l'article 475-1 du code de justice administrative dont l'application est demandée par le requérant n'existent pas. Par suite, les conclusions de la requête présentées sur ce fondement ne peuvent qu'être rejetées. A supposer, toutefois, que le requérant ait entendu se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Villetaneuse quelque somme que ce soit au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions indemnitaires de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions de la requête présentées sur le fondement de l'" article 475-1 du code de justice administrative " sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Villetaneuse.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Romnicianu, président,
Mme Dupuy-Bardot, première conseillère,
Mme Boucetta, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 04 juillet 2024.
La rapporteure,
N. Dupuy-Bardot
Le président,
M. Romnicianu
Le greffier,
Y. El Mamouni
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026