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AccueilJurisprudence administrativeN° TA93-2211946

Tribunal Administratif de Montreuil — Décision N° TA93-2211946

vendredi 27 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montreuil
SectionTribunal Administratif de Montreuil
N° DossierTA93-2211946
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantPHILIPPART

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2022 sous le n° 2211946, Mme A C B, représentée par la Selarl OBP Avocats (Me Bongrand), demande au tribunal administratif :

1°) d'annuler, d'une part, la décision du 21 décembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité départementale de la Seine-Saint-Denis a autorisé son licenciement par la société La Romainville et, d'autre part, la décision implicite née du silence gardé par le ministre du travail sur le recours hiérarchique formé contre cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement à son bénéfice d'une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable ;

- les deux décisions sont illégales dès lors que le comité social et économique (CSE) n'a pas été consulté sur les deux postes qui lui ont été proposés ; le non-respect de cette obligation vicie au fond la procédure de licenciement ;

- l'avis du médecin du travail et les fiches de poste n'ont pas été communiqués aux membres du CSE ; celui-ci n'a donc pas été en mesure d'émettre un avis sur le projet de licenciement ;

- elle n'a pas disposé d'une information complète concernant les deux postes proposés par courrier du 7 octobre 2020 ; dans ces circonstances, la société n'a pas respecté son obligation de reclassement.

Par un mémoire en défense, enregistré 15 novembre 2022, la société par actions simplifiée la Romainville, représentée par Me Philippart, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir, à titre principal, que le recours en annulation formé par Mme B est devenu sans objet et, à titre subsidiaire, qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2024, le ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au prononcé d'un non-lieu à statuer sur la requête formée par Mme B.

Il soutient que la requête est dirigée contre une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique.

Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024, Mme B déclare se désister de sa requête et demande au tribunal de prendre acte de son désistement.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 novembre 2022 et le 18 septembre 2023 sous le n° 2216501, la société La Romainville, représentée par Me Philippart, demande au tribunal administratif :

1°) d'annuler la décision du 15 septembre 2022 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a, d'une part, retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique formé par Mme B contre la décision de l'inspection du travail du 21 décembre 2021 ayant autorisé son licenciement et, d'autre part, ayant annulé cette décision de l'inspection du travail, et statuant à nouveau, a rejeté la demande de licenciement de Mme B présentée par la société La Romainville ;

2°) par conséquent, de rejeter le recours hiérarchique formé par Mme B contre la décision de l'inspecteur du travail du 21 septembre 2021 et, en tout état de cause, d'autoriser le licenciement de Mme B ;

3°) de mettre à la charge de Mme B le versement à son bénéfice d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son obligation de reclassement a été respectée et la décision de l'inspection du travail du 21 décembre 2021 était légale dès lors que, d'une part, il a été proposé à Mme B des offres de reclassement fermes et sérieuses, d'autre part, les postes de vendeuses ne pouvaient pas être proposés à Mme B et c'est en connaissance de cause que le médecin du travail n'a pas jugé utile de proposer un poste de reclassement sur de tels postes ;

- la régularité de la procédure de consultation du CSE le 22 septembre 2021 quant aux postes proposés n'a pas été remise en cause par le ministre dans sa décision du 15 septembre 2022 ; il n'a jamais été imposé, par la loi ou la jurisprudence, la communication de l'avis du médecin et des fiches de poste lors de la convocation du CSE ; la consultation du CSE lors de la réunion du 28 octobre 2021 est régulière, ce qui n'a pas été remis en cause par le ministre.

Par des mémoires en défense, enregistrés 30 mai 2023 et le 22 juin 2023, Mme B, représentée par la Selarl OBP Avocats (Me Bongrand), conclut au rejet de la requête, à l'annulation de la décision prise le 21 décembre 2021 par l'inspection du travail autorisant son licenciement, à ce que le tribunal refuse son licenciement et à ce que la somme de 2 500 euros lui soit allouée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient :

- la décision du ministre du travail du 15 septembre 2022 est légale dès lors que le CSE n'a pas été consulté sur les deux postes qui lui ont été proposés, aucune information n'ayant été communiquée au CSE sur les postes proposés ;

- elle n'a pas été bénéficié d'une information complète concernant les postes proposés qui n'étaient pas adaptés à sa situation et son expérience ; des postes de vendeur ont été publiés au cours de la période contemporaine au licenciement ;

- les membres du CSE n'ont pas bénéficié d'une information complète au travers de la convocation du 28 octobre 2021 si bien que la procédure de licenciement est irrégulière.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2024, le ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au prononcé d'un non-lieu à statuer sur la requête formée par Mme B dans l'instance 2211946. Il soutient que la requête est dirigée contre une décision qui a disparu de l'ordonnancement juridique.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur plusieurs moyens soulevés d'office tirés de l'irrecevabilité :

-des conclusions de la société la Romainville tendant au rejet par le tribunal du recours hiérarchique formé par Mme B à l'encontre de la décision de l'inspection du travail du 21 décembre 2021 et à la délivrance par le tribunal de l'autorisation de licencier Mme B, qui ne relèvent pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir ;

- des conclusions de Mme B tendant à ce que le tribunal refuse son licenciement, qui ne relèvent pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir ;

- des conclusions reconventionnelles présentées par Mme B, dans un contentieux d'excès de pouvoir, tendant à ce que le tribunal annule la décision de l'inspection du travail du 21 décembre 2021 autorisant son licenciement ;

- des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 par Mme B qui ne précisent pas vers quelle(s) partie(s) elles sont dirigées.

Par un mémoire enregistré le 27 novembre 2024, Mme B a, en réponse aux moyens d'ordre public transmis, modifié ses conclusions.

Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2024, la société La Romainville a, en réponse aux moyens d'ordre public transmis, modifié ses conclusions.

Vu les autres pièces des deux dossiers.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gaullier-Chatagner ;

- les conclusions de M. Bernabeu, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B a été embauchée par la société La Romainville à compter du 5 septembre 1988 en qualité d'opératrice spécialisée en pâtisserie. Elle détenait le mandat d'élue titulaire du comité social et économique. Elle a été victime d'un accident de travail au mois de juin 2016 et a été placée à plusieurs reprises en arrêt de travail à compter de cette date. Une étude de poste a été effectuée par la médecin du travail le 13 juillet 2021, et par un avis du 2 août 2021, celui-ci a déclaré Mme B inapte à son poste et donné plusieurs indications relatives à son reclassement. Après un entretien intervenu le 6 octobre 2021, la société La Romainville a adressé à Mme B deux propositions de reclassement par courrier du 7 octobre 2021. Le 28 octobre 2021, le comité social et économique a été consulté sur le projet de licencier Mme B, et par un courrier du 16 novembre 2021, la société a sollicité l'autorisation de la licencier. Par une décision du 21 décembre 2021 contre laquelle Mme B a formé un recours gracieux, l'inspectrice du travail par intérim a accordé l'autorisation de licenciement pour inaptitude de Mme B. Par une décision du 15 septembre 2022, le ministre du travail a retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique née le 21 juin 2022, annulé la décision de l'inspectrice du travail du 21 décembre 2021 et refusé le licenciement de Mme B. Par une requête enregistrée sous le n° 2211946, Mme B sollicite l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 21 décembre 2021 autorisant son licenciement. Par une requête enregistrée sous le n° 2216501, la société La Romainville sollicite l'annulation de la décision du ministre du travail du 15 septembre 2022.

Sur la jonction :

2. Les requêtes présentées par Mme B et la société La Romainville, qui portent sur la même procédure de licenciement, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement.

Sur les conclusions de Mme B dans l'instance n° 2211946 :

3. Par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024, Mme B déclare se désister de sa requête et demande au tribunal de prendre acte de son désistement. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la société La Romainville dans l'instance n° 2216501 :

4. Aux termes de l'article L. 1226-10 du code du travail : " Lorsque le salarié victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle est déclaré inapte par le médecin du travail, en application de l'article L. 4624-4, à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur lui propose un autre emploi approprié à ses capacités, au sein de l'entreprise ou des entreprises du groupe auquel elle appartient le cas échéant, situées sur le territoire national et dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation assurent la permutation de tout ou partie du personnel. / Cette proposition prend en compte, après avis du comité économique et social, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur l'aptitude du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté. / L'emploi proposé est aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en œuvre de mesures telles que mutations, aménagements, adaptations ou transformations de postes existants ou aménagement du temps de travail () ".

5. Dans le cas où la demande de licenciement d'un salarié protégé est motivée par l'inaptitude physique, il appartient à l'administration de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, que l'employeur a, conformément aux dispositions de l'article L. 1226-10 et des articles suivants du code du travail, dans leur rédaction applicable au litige, cherché à reclasser le salarié sur d'autres postes appropriés à ses capacités, le cas échéant par la mise en œuvre, dans l'entreprise, de mesures telles que mutations ou transformations de postes de travail ou aménagement du temps de travail. Le licenciement ne peut être autorisé que dans le cas où l'employeur n'a pu reclasser le salarié dans un emploi approprié à ses capacités au terme d'une recherche sérieuse, menée tant au sein de l'entreprise que dans les entreprises dont l'organisation, les activités ou le lieu d'exploitation permettent, en raison des relations qui existent avec elles, d'y effectuer la permutation de tout ou partie de son personnel. Lorsqu'après son constat d'inaptitude, le médecin du travail apporte des précisions quant aux possibilités de reclassement du salarié, ses préconisations peuvent, s'il y a lieu, être prises en compte pour apprécier le caractère sérieux de la recherche de reclassement de l'employeur.

6. Pour refuser à la société La Romainville l'autorisation de licencier Mme B en raison de son inaptitude, le ministre du travail a estimé que la société avait méconnu ses obligations de recherche de reclassement et que ses efforts de reclassement ne pouvaient être regardés comme suffisants dès lors, d'une part, que les deux postes proposés étaient conditionnés à une expérience de deux ans minimum et que l'ensemble des emplois de vendeuse disponibles au sein de la société et de ses filiales avaient été écartés sans qu'il ne soit démontré l'impossibilité d'aménagement du poste et sans consultation du médecin du travail sur les possibilités d'aménagement du poste.

7. Il ressort des pièces du dossier qu'afin de respecter ses obligations de reclassement, la société requérante a adressé un message électronique à ses " responsables de service ", en précisant les préconisations du médecin du travail. Les deux propositions de reclassement dont se prévaut la société, portant respectivement sur un contrat à durée indéterminée en qualité de technicien information et sur un contrat à durée déterminée de deux mois en qualité d'assistant administrative, précisent qu'une expérience de deux ans minimum sur un poste similaire était recherchée, et le courrier adressé le 7 octobre 2021 par la société à Mme B indique que ces propositions ne seront validées qu'après avoir passé des tests permettant de déterminer si elle aurait les compétences nécessaires, " sans suivre de formation initiale ", seule une " formation d'adaptation au poste " étant " envisageable ". Dans ces conditions, c'est sans erreur que le ministre a retenu que ces offres n'étaient ni fermes ni sérieuses au vu de l'expérience dont disposait la salariée, employée depuis trente-trois ans en qualité d'opératrice spécialisée en pâtisserie par la société requérante. En outre, il ressort de la fiche de poste de vendeur(se) produite par la société qu'elle comprend de nombreuses tâches variées, telles que la mise en place et l'enlèvement des produits en vitrine, la réalisation d'opérations de caisse, l'envoi des commandes, le contrôle de l'état et de la conservation des produits, l'accueil de la clientèle, la participation à la fidélisation des clients l'encaissement. Alors que certaines de ces tâches apparaissent incompatibles avec l'avis d'inaptitude émis le 2 août 2021, qui énonce que la salariée pourrait occuper un poste notamment sans tâche de ramassage, sans activité nécessitant des gestes répétés des membres supérieurs et sans port de charges supérieures à deux kilogrammes, la société, qui le reconnaît d'ailleurs, ne fait état d'aucune recherche d'aménagement de ce poste et ne démontre pas l'impossibilité d'un tel aménagement, en l'absence notamment de consultation du médecin du travail préalablement à la décision attaquée. Sur ce point, si la société produit un échange de courriels intervenu le 19 septembre 2022 par lequel elle demandait au médecin du travail de lui indiquer " si le poste de vendeuse aurait pu être proposé à Madame B ", le médecin du travail ayant répondu " qu'il y a quand même des gestes répétés des membres supérieurs et de la manutention. Donc, pas favorable ", une telle réponse ne suffit pas à justifier que l'ensemble des emplois de vendeur ou leur aménagement aient été exclus par la société de sa recherche de reclassement, dès lors, tout d'abord, que cet échange est postérieur à la décision du ministre en litige et, qu'en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le médecin du travail connaissait précisément les conditions de travail des postes en cause ni les possibilités d'aménagements attachées à ces postes. Enfin, si la société La Romainville fait état de ce qu'une vendeuse peut se trouver seule sur le point de vente et ainsi avoir à effectuer l'intégralité des missions figurant sur sa fiche de poste et de ce qu'un aménagement de poste n'était pas envisageable, ces affirmations ne sont pas étayées par des éléments propres aux postes de vendeuse effectivement disponibles lors des recherches effectuées par la société en vue du reclassement de Mme B, lesquels ont été exclus par la société. Par suite, c'est sans erreur de droit ou d'appréciation que le ministre du travail a retenu que l'employeur n'avait pas satisfait à son obligation de reclassement à l'égard de Mme B et qu'il a, par suite, retiré la décision implicite de rejet du recours hiérarchique née le 21 juin 2022, annulé la décision de l'inspectrice du travail du 21 décembre 2021 et refusé le licenciement de la salariée.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les moyens relatifs à la régularité de la procédure de consultation du comité social économique concernant les postes proposés à Mme B puis son licenciement, lesquels ne fondent pas la décision attaquée, que les conclusions à fin d'annulation présentées par la société La Romainville contre la décision du ministre du travail du 15 septembre 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions de la société tendant au rejet du recours hiérarchique formé par Mme B contre la décision de l'inspection du travail et à ce que le tribunal autorise le licenciement de Mme B, lesquelles ne relèvent en tout état de cause pas de l'office du juge de l'excès de pouvoir.

En ce qui concerne les conclusions présentées en défense par Mme B dans l'instance n° 2216501 :

9. En premier lieu, Mme B demande, dans ses écritures en défense, l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 21 décembre 2021 autorisant son licenciement. Toutefois de telles conclusions reconventionnelles ne sont pas recevables dans le cadre d'un recours en excès de pouvoir et doivent par suite être rejetées.

10. En second lieu, les conclusions présentées par Mme B dans ses écritures en défense, tendant à ce que le tribunal refuse son licenciement, ne relèvent pas de l'office du juge et doivent par suite être rejetées.

Sur les frais des deux instances :

11. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la société La Romainville présentées dans les deux instances sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société La Romainville le versement à Mme B d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B enregistrée sous le n° 2211946.

Article 2 : La requête de la société La Romainville enregistrée sous le n° 2216501 est rejetée.

Article 3 : La société La Romainville versera une somme de 1 500 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société La Romainville, à Mme A C B et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.

Copie en sera adressée au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.

Délibéré après l'audience du 18 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Baffray, président,

Mme Lançon, première conseillère,

Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2024.

La rapporteure,

N. Gaullier-Chatagner

Le président,

J.-F. BaffrayLa greffière,

A. Macaronus

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2211946

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