lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2212036 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | LAUNOIS FLACELIERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée 30 juillet 2022, M. H B, représenté par Me Launois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est renvoyé et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de supprimer sin signalement, aux fins de non-admission, dans le fichier Système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée de vices de procédure : il n'a pu présenter des observations préalablement à son édiction ; la consultation du fichier automatisé des empreintes digitales est irrégulière ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation en droit ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ;
- elle méconnait l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnait l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant le pays de destination est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'incompétence de son signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a méconnu son droit d'être entendu ;
- elle est illégale pour être fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnait l'article L. 622-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa durée est entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en son principe ;
- le signalement aux fins de non-admission est illégal pour être fondé sur une interdiction de retour sur le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet, qui n'a pas présenté d'observations en défense.
Vu :
- l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal administratif de Montreuil a délégué M. D pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D ;
- les observations de Arrom, substituant Me Launois, pour le requérant.
Le préfet n'étant ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 28 juillet 2022, le préfet de la Seine-Saint-Denis a prononcé à l'encontre du requérant, ressortissant algérien, une obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est renvoyé et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'un an.
Sur les conclusions de la requête aux fins d'annulation et d'injonction et au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
Sur les moyens communs aux décisions attaquées
2. Par un arrêté n° 2022-840 du 1er avril 2022, régulièrement publié, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à Mme G F, directrice des étrangers et des naturalisations, pour signer, notamment, les mesures d'éloignement ainsi que les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. Par un arrêté n° 2022-0979 du 25 avril 2022, également régulièrement publié, le préfet a donné délégation de signature à certains collaborateurs de Mme F, dont M. A C, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer, en cas d'absence ou d'empêchement, notamment les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. Les décision attaquées, qui visent les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables, comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et sont, par suite, régulièrement motivées. En effet, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français, le préfet a relevé que M. B ne pouvait justifier être entré régulièrement sur le territoire français et qu'il n'était pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. S'agissant de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, il ressort évidemment des termes de l'arrêté que le préfet, au visa de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s'est fondé sur le 1° (" Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ") et sur le 3° (" Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ") de ces dispositions, de sorte que le fondement juridique de cette mesure, contrairement à ce qu'affirme le requérant, est suffisamment précisé. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, prise au visa de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle est suffisamment motivée par le dernier considérant de l'arrêté. S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet a relevé les éléments relatifs à la durée de présence de l'intéressé sur le sol français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et à la menace qu'il représente pour l'ordre public.
Sur les autres moyens soulevés à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français
4. Il résulte de la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.
5. En l'espèce, il ressort tant des propres écritures de M. B que des termes mêmes de l'arrêté entrepris, que M. B a été entendu par les services de police et interrogé notamment sur son identité (l'arrêté mentionnant, contrairement à ce qui est soutenu, sa nationalité algérienne), sa situation administrative et sa situation familiale. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision contestée faisant obligation à l'intéressé de quitter le territoire national sans délai aurait été prise en méconnaissance du principe général du droit d'être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, doit être écarté comme manquant en fait, alors en outre qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait disposé d'informations tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne fût prise la mesure d'éloignement qu'il conteste.
6. M. B soutient que le préfet ne pouvait se fonder sur des données extraites du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) auxquelles il n'a pas légalement accès et que, de ce fait, la décision est entachée d'un deuxième vice de procédure, les éléments pris en compte ne suffisant pas en outre, faute de condamnation pénale, à caractériser la menace à l'ordre public invoquée à son encontre. Toutefois, aux termes de l'article L. 611-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En vue de l'identification d'un étranger qui n'a pas justifié des pièces ou documents visés à l'article L. 611-1 ou qui n'a pas présenté à l'autorité administrative compétente les documents de voyage permettant l'exécution de l'une des mesures mentionnées à l'article L. 624-1-1 ou qui, à défaut de ceux-ci, n'a pas communiqué les renseignements permettant cette exécution, les données des fichiers automatisés des empreintes digitales gérés par le ministère de l'intérieur peuvent être consultées par les agents expressément habilités des services du ministère de l'intérieur et de la gendarmerie nationale, dans les conditions fixées par la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés. ".
7. Il ressort de l'arrêté que M. B a été interpellé pour des faits de vol en bande organisée avec arme et d'escroquerie réalisée en bande organisée. Pour très regrettable que soit, dans la présente instance, l'abstention du préfet, qui n'a cru devoir présenter, pour défendre son appréciation quant à la menace que représente le comportement de M. B, ni mémoire en défense ni même aucune pièce, ces faits, dont le requérant, se plaçant sur les seuls terrains de la procédure et de la preuve, ne conteste pas la matérialité, et alors même qu'il n'a pas fait l'objet d'une condamnation pénale, suffisent à caractériser une menace suffisamment grave pour l'ordre public. Au demeurant, l'arrêté contesté se borne à mentionner cette interpellation, sans mentionner une consultation du fichier FAED. La circonstance, au surplus, à la supposer établie, que ces informations ressortent de la consultation dudit fichier ne permet en tout état de cause pas d'établir que le préfet n'a pas eu recours pour le consulter aux " agents expressément habilités des services du ministère de l'intérieur et de la gendarmerie nationale " au sens des dispositions précitées de l'article L. 611-4 du code de code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés d'un vice de procédure et d'une erreur d'appréciation dans la caractérisation d'une menace pour l'ordre public (le " défaut de base légale ", aux termes des écritures) doivent être écartés.
8. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que relève le préfet, M. B est entré régulièrement sur le territoire français avec un passeport revêtu d'un visa le 1er février 2006. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait pris une autre décision s'il n'avait pas retenu l'entrée irrégulière de M. B. En effet, les pièces du dossier, très lacunaires, ne permettent pas d'établir une présence continue de l'intéressé sur le sol français depuis cette date. S'il est en revanche établi qu'il vivait maritalement avec une ressortissante marocaine, Mme E - en possession d'un titre de séjour de deux ans -, rue Doudeauville à Paris entre le 25 janvier 2011, date à laquelle le couple a reconnu l'enfant Aya, et le 29 janvier 2019, date à laquelle le couple a reconnu l'enfant Amira, M. B ne prouve pas qu'il mène toujours une vie commune avec Mme E en versant seulement au dossier une facture du syndicat des eaux adressée à la seule Mme E, 30 rue Jorissen à Drancy. En l'absence de preuve d'un domicile commun à la date de l'arrêté, M. B ne peut plus être présumé participer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants et doit donc établir cette participation par un autre moyen de preuve, ce qui ne ressort pas des pièces du dossier. Par ailleurs, si M. B évoque le diabète de type 1 dont il souffrirait et ses hospitalisations pour des cataractes, le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à sa situation personnelle, dès lors notamment que M. B n'établit ni la gravité de ses affections ni qu'il ne pourrait bénéficier d'un accès effectif aux soins dans son pays d'origine. Dans ces conditions le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
10. Ainsi qu'il a été dit au point 8, M. B n'établit ni la gravité exceptionnelle des conséquences attachées à un défaut de prise en charge médicale de ses affections ni le défaut d'effectivité des soins en Algérie. Par suite, l'article L. 611-3 cité ci-dessus n'a pas été méconnu.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Et aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990, publiée par décret du 8 octobre 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 8, tenant, d'une part, aux éléments non établis de la vie privée et familiale de M. B, notamment s'agissant de sa participation à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, et, d'autre part, à la menace que son comportement représente pour l'ordre public, la décision contestée n'a méconnu ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et elle n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Sur les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire
13. La seule circonstance que le volet n°2 du casier judiciaire de M. B ne porte trace d'aucune condamnation n'est pas de nature à entacher la décision entreprise d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.
14. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui a été exposé ci-dessus aux points 7 et 8 que le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une méconnaissance de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fonder son refus d'octroi d'un délai de départ volontaire sur l'absence de garanties de représentation de M. B et sur la menace que son comportement représente pour l'ordre public, ces seuls motifs suffisant à justifier légalement le prononcé de la mesure d'éloignement.
Sur l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination
16. L'obligation de quitter le territoire français n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
Sur les autres moyens soulevés à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français
17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, le moyen tiré de ce que la décision est entachée d'une méconnaissance de son droit d'être entendu doit être écarté.
18. L'obligation de quitter le territoire français sans délai et la décision fixant le pays de destination n'étant pas illégales, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de ces décisions, doit être écarté.
19. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, s'agissant de la caractérisation de la menace à l'ordre public, nonobstant l'absence de condamnation pénale, le moyen tiré de l'erreur de droit, articulé sur les dispositions de l'article L. 622-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit, en tout état de cause, être écarté.
20. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, s'agissant de la caractérisation de la menace à l'ordre public, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation du préfet quant au principe et à la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés.
Sur les moyens soulevés à l'encontre de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen
21. L'obligation de quitter le territoire français sans délai n'étant pas illégale, le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
22. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7, 8 et 21, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E:
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H B et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
Le magistrat désigné par le président du tribunal,
Signé
SSigné igné
H. D La greffière,
Signé
Signé
A. Macaronus
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026