vendredi 5 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2212465 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SAS ITRA CONSULTING |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2022, Mme A D, représentée par la SAS Itra Consulting, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfant français, à titre subsidiaire, un titre de séjour portant la mention " salarié ", à titre très subsidiaire, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en raison de sa présence significative en France ou, à titre infiniment subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;
- le préfet a commis une erreur de fait sur la personne en appréciant les éléments de la situation du père de son enfant ;
- cette décision méconnaît l'article L. 427-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que le préfet ne fait pas état de son second enfant, que la mention de son nom sur l'acte de naissance suffit à établir le lien de filiation et qu'elle contribue à l'entretien et à l'éducation de ses enfants ;
- le préfet ne rapporte pas la preuve qu'elle représente une menace pour l'ordre public ;
- les faits reprochés ne sont pas suffisants à faire de sa présence sur le territoire français une menace pour l'ordre public ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît le 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité du refus de séjour ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
La procédure a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 17 août 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 18 octobre 2022 à 12h00.
Un mémoire a été enregistré le 24 mars 2023 pour Mme D, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre la République française et la République du C relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Guiral a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient pas présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante camerounaise née le 19 septembre 1982, a sollicité, le 17 septembre 2019, le renouvellement de son titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Par un arrêté du 20 juillet 2022, dont elle demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle sera éloignée et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pendant deux ans.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. La décision attaquée, qui comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
3. Aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".
4. Si un acte de droit privé opposable aux tiers est en principe opposable dans les mêmes conditions à l'administration tant qu'il n'a pas été déclaré nul par le juge judiciaire, il appartient cependant à l'administration, lorsque se révèle une fraude commise en vue d'obtenir l'application de dispositions de droit public, d'y faire échec même dans le cas où cette fraude revêt la forme d'un acte de droit privé. Ce principe peut conduire l'administration, qui doit exercer ses compétences sans pouvoir renvoyer une question préjudicielle à l'autorité judiciaire, à ne pas tenir compte, dans l'exercice de ces compétences et sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, d'actes de droit privé opposables aux tiers. Tel est le cas pour la mise en œuvre des dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'ont pas entendu écarter l'application des principes ci-dessus rappelés. Par conséquent, si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il dispose d'éléments précis et concordants de nature à établir, lors de l'examen d'une demande de titre de séjour présentée sur le fondement des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou après l'attribution de ce titre, que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française ou d'un titre de séjour, de faire échec à cette fraude et de refuser sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par la personne se présentant comme père ou mère d'un enfant français ou de procéder, le cas échéant, à son retrait.
5. Il ressort des pièces du dossier que Mme D est mère d'un enfant, né le 7 août 2014 à Paris, qui est de nationalité française par filiation en raison de la reconnaissance de paternité effectuée le 9 mai 2014 par M. B, ressortissant français. Pour rejeter la demande de renouvellement du titre de séjour dont elle était saisie, l'autorité préfectorale a relevé que les éléments du dossier concordaient pour établir le caractère frauduleux de cette reconnaissance de paternité. Pour conclure à la fraude, l'arrêté litigieux mentionne que l'identité de M. B apparaît au fichier national des étrangers dans quatre dossiers similaires de demande de titre de séjour, que les enfants qu'il a reconnus sont issus de mères différentes demandant leur régularisation en qualité de parent d'enfant français du fait de leur lien de filiation avec cet homme, que la carte nationale d'identité de l'enfant de la requérante a été obtenue dans un très court délai, à savoir, moins de deux mois après la reconnaissance de paternité et qu'elle n'apporte aucun élément de nature à établir que M. B vivrait avec son fils ni qu'il entretiendrait avec celui-ci des relations affectives. Si Mme D, qui ne conteste pas ces éléments, soutient que le préfet ne fait pas état de la naissance de sa fille, elle n'établit ni même n'allègue que son second enfant, née le 18 avril 2022 à Paris, possèderait, elle aussi, la nationalité française. Dans ces conditions, le préfet de la Seine-Saint-Denis a pu, sans méconnaître les dispositions citées au point 3, refuser, pour le motif de fraude qui n'est pas contesté, le renouvellement de la carte de séjour que l'intéressée sollicitait, sans qu'y fassent obstacle les circonstances alléguées que le lien de filiation avec son fils n'est pas remis en cause et qu'elle contribue à l'entretien et l'éducation de ses deux enfants.
6. Mme D soutient que le préfet a commis " une erreur sur la personne en appréciant les éléments de la situation personnelle de M. B ". Toutefois, en s'assurant que la reconnaissance de paternité n'avait pas été souscrite par M. B dans le but de faciliter l'obtention d'un titre de séjour au bénéfice de l'intéressée, l'autorité préfectorale, à qui il appartenait de faire échec à cette fraude, n'a pas commis d'" erreur sur la personne " ni n'a entaché d'illégalité la décision de refus de séjour attaquée.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Mme D, qui est célibataire, ne justifie pas, par les pièces qu'elle produit, avoir noué sur le territoire français des relations d'une intensité particulière hormis les liens qui l'unissent à ses deux enfants mineurs. Si elle soutient qu'elle travaille depuis 2016 comme, notamment, aide-soignante et auxiliaire de vie, l'activité professionnelle qu'elle a exercée, de manière ponctuelle et en partie à temps partiel, n'est pas suffisamment stable et durable et ne saurait lui conférer, par elle-même, un droit au séjour sur le territoire français. Il n'est enfin ni établi ni même allégué que les pères de ses deux enfants entretiendraient avec ceux-ci de quelconques liens affectifs. Dans ces conditions, compte tenu de l'ensemble des pièces du dossier, rien ne fait obstacle à ce que Mme D retourne avec ses deux enfants au C où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de trente ans. Par suite, nonobstant la durée de présence en France de l'intéressée qui allègue, sans l'établir, résider sur le territoire depuis 2013, la décision de refus de séjour ne porte pas au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Il en va de même du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation.
8. Aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Mme D peut reconstituer, comme il a été dit au point précédent, sa cellule familiale dans son pays d'origine avec ses deux enfants mineurs. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que ces enfants ne pourraient pas, compte tenu de leur jeune âge, s'adapter à un nouvel environnement. Par suite, le préfet n'a pas méconnu l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en refusant de renouveler le titre de séjour de la requérante.
9. Aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet s'est fondé sur la circonstance que Mme D était inscrite dans le fichier du traitement des antécédents judiciaires pour des faits de rébellion et de violence volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique avec une incapacité temporaire de travail de moins de huit jours commis le 9 septembre 2013 et de reconnaissance d'enfant pour l'obtention d'un titre de séjour commis le 9 mai 2014. Toutefois, alors que ces faits sont contestés par la requérante, le préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas défendu dans la présente instance, ne produit aucun élément de nature à établir la matérialité desdits faits. Par suite, en se fondant sur ce motif, le préfet a entaché la décision de refus de titre de séjour d'une erreur de fait. Il résulte toutefois de l'instruction que le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait pris la même décision de refus de séjour s'il était fondé sur les seuls motifs évoqués aux points précédents et qui sont de nature à justifier légalement la décision litigieuse.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de séjour.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 10 que Mme D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
12. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7.
13. Le moyen tiré de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8.
14. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ". Il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que Mme D ne peut, eu égard à la reconnaissance frauduleuse de paternité de M. B, se prévaloir des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui protègent de l'éloignement les parents d'un enfant de nationalité française.
15. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. Mme D ne peut utilement invoquer, pour contester l'interdiction de retour sur le territoire français en litige, la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient qu'une carte de séjour temporaire peut être délivrée à l'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels.
17. La décision ne trouve pas son fondement légal dans l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
18. Il résulte de ce qui a été dit au point 15 que Mme D n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de décision portant obligation de quitter le territoire français au soutien de ses conclusions tendant à l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2022 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Gauchard, président,
- Mme Caron-Lecoq, première conseillère,
- M. Guiral, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2024.
Le rapporteur,
S. Guiral
Le président,
L. Gauchard
La greffière,
S. Jarrin
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026