vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2212638 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre (J.U) |
| Avocat requérant | CASTEJON |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 8 août 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Montreuil, en application des dispositions des articles R. 221-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, la requête présentée pour M. D B.
Par une requête enregistrée le 28 juillet 2022, M. D B, représenté par Me Castejon, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai à destination de son pays d'origine ou le pays dans lequel il est légalement admissible ;
3°) d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, injonction assortie d'une astreinte fixée à 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros à son conseil, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle. A défaut, en cas de rejet de sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de ces décisions ;
- ces décisions ne sont pas suffisamment motivées ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- ces décisions sont entachées d'une erreur de fait ;
- elles méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, sur laquelle elle se fonde ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2022, le préfet de l'Essonne, a conclu au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montreuil a délégué M. Cozic, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Sessou, substituant Me Castejon, représentant M. B, qui reprend les moyens et conclusions développés dans ses écritures.
Le préfet de l'Essonne, régulièrement convoqué, n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée après que les parties présentes ont formulé leurs observations orales en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 26 juillet 2022, le préfet de l'Essonne a obligé M. B, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français sans délai à destination du pays dont il a la nationalité ou dans lequel il est légalement admissible. Dans sa requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 relatif à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence, notamment lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé ou en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. Elle est accordée de plein droit au demandeur et au défendeur lorsque la procédure concerne la délivrance d'une ordonnance de protection. L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ". Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination :
3. En premier lieu, par arrêté n°2022-PREF-DCPPAT-BCA-085 en date du 17 juin 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs n°096 de la préfecture de l'Essonne, Mme C E, cheffe du bureau de l'éloignement du territoire a reçu délégation du préfet de ce département à l'effet notamment de signer, en cas d'absence et d'empêchement du directeur de l'immigration et de l'intégration, les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions manque en fait et doit être attaqué.
4. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions en cause. Celles-ci sont donc suffisamment motivées, contrairement à ce que soutient le requérant.
5. En troisième lieu, il ressort de l'examen de l'arrêté attaqué, notamment des mentions de fait précises y figurant, que le préfet de l'Essonne a procédé à l'examen particulier de la situation de droit et de fait du requérant.
6. En quatrième lieu, M. B conteste le motif de l'arrêté selon lequel il n'aurait pas effectué de démarches en vue de régulariser sa situation administrative. Il fait valoir qu'au contraire, il a déjà tenté à deux reprises de déposer une demande de titre de séjour, dont l'enregistrement lui a été refusé du fait de sa condamnation à une peine d'interdiction du territoire français de deux ans prononcée par le tribunal correctionnel d'Auxerre le 21 mai 2019. L'erreur de fait ainsi invoquée, à la supposer même établie, est toutefois sans incidence sur la légalité des décisions obligeant M. B à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, qui ne sont pas fondées sur ce motif, mais sur la circonstance que l'intéressé ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français et qu'il s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour. Ce moyen, spécifiquement invoqué contre les seules décisions précitées, doit par suite être écarté.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. B soutient être entré en France en mars 2019 alors qu'il était encore mineur. Il fait valoir qu'il a été placé à l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance de placement provisoire du 28 mai 2019, qu'il a bénéficié de plusieurs contrats de jeunes majeurs, et a obtenu en décembre 2020, après sa formation, le titre professionnel de " maçon en voirie et réseaux divers ". M. B verse également au dossier les bulletins de paie qui lui ont été remis dans le cadre de sa formation par son employeur en qualité d'apprenti aide maçon pour la période comprise entre mars et novembre 2020. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 21 mai 2019 à une interdiction du territoire français de deux ans. Cette période ne peut donc pas être prise en considération pour déterminer la durée de son séjour en France. Il est en outre constant que l'intéressé est célibataire et sans charge de famille. Il ne se prévaut d'aucune attache personnelle particulière et ne justifie d'aucune activité professionnelle depuis la fin de l'année 2020. En outre, il ressort des pièces du dossier, en particulier du procès-verbal d'audition de retenue pour vérification du droit au séjour établi le 26 juillet 2022 que M. B a lui-même déclaré que sa mère et ses trois frères résident toujours en Côte d'Ivoire. Il ne ressort en conséquence pas des pièces du dossier que l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi porteraient au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été prises. Elles n'ont donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, ces décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur la situation personnelle de M. B.
Sur la légalité de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
10. En premier lieu, compte tenu des éléments mentionnés précédemment, en réponse aux moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de ce que la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde, doit être écarté.
11. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise en particulier les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également que M. B est entré en France " sans être en possession des documents et visas exigés à l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ", qu'il n'a pas effectué de démarche afin de régulariser sa situation administrative, qu'il s'est maintenu sur le territoire sans être titulaire d'un titre de séjour, qu'il est connu pour des faits relatifs à des troubles à l'ordre public, notamment son maintien irrégulier en France en dépit d'une interdiction judiciaire du territoire, et qu'il avait déclaré être domicilié chez un ami dont il ne connaissait pas l'adresse. La décision en litige est ainsi suffisamment motivée en droit et en fait. Le moyen invoqué par le requérant, tiré du défaut de motivation, doit par suite être écarté.
12. En dernier lieu, il est constant que M. B est entré irrégulièrement sur le territoire français et a été condamné à une peine d'interdiction du territoire français par le tribunal correctionnel d'Auxerre par jugement du 21 mai 2019. Le requérant ne conteste pas avoir été placé en rétention ou assigné à résidence en vue de l'exécution de cette condamnation. Ces motifs, retenus par le préfet dans l'arrêté querellé, permettent de régulièrement fonder la décision de refus d'accorder à l'intéressé un délai de départ volontaire en application des dispositions précitées de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque que M. B se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre. Ainsi le moyen que le requérant invoque, tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 du code précité doit être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination de son pays d'origine ou de tout autre pays dans lequel il est légalement admissible.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fins d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées doivent être rejetées.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. M. B a été provisoirement admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Toutefois, les dispositions susvisées font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme de 1 500 euros que Me Castejon, avocat de M. B, demande sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 au titre des frais que ce dernier aurait exposés s'il n'avait pas bénéficié de l'aide juridictionnelle.
D E C I D E
Article 1er : M. B est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B, au préfet de l'Essonne, ainsi qu'à Me Castejon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
H. A
Le greffier,
Signé
P. Demol
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2212638
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026