mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2213689 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CHARREL, BONNIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 septembre et le 23 septembre 2022, Mme A B, représentée par l'AARPI Galien affaires (Me Simhon), demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de prononcer la suspension de l'exécution de la délibération du 4 juillet 2022 du jury de l'Université Sorbonne Paris Nord en tant qu'elle l'a déclarée non-admise en deuxième année du premier cycle de formation d'odontologie ;
2°) d'enjoindre à l'Université Sorbonne Paris Nord, à titre principal, de l'admettre provisoirement en deuxième année du premier cycle de formation d'odontologie, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation après avoir réuni un jury régulièrement composé afin qu'il prenne une nouvelle décision, dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Université Sorbonne Paris Nord le versement d'une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée dès lors que, d'une part, la décision attaquée préjudicie son avenir universitaire et professionnel en l'empêchant d'accéder à la deuxième année du premier cycle de la filière d'odontologie, ce alors qu'elle ne peut redoubler sa première année de formation, et qu'il ne pourra, d'autre part, être statué au fond à sa demande tendant à l'annulation de la décision avant la rentrée universitaire, prévue au mois de septembre 2022 ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision dès lors que :
- elle est entachée d'un vice de procédure : la régularité, au regard de l'article 12 de l'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'ontologie et de maïeutique, de la composition des groupes d'examinateurs siégeant lors des épreuves du second groupe d'odontologie n'est pas établie ; les groupes d'examinateurs, composés exclusivement d'examinateurs adjoints, ne pouvaient participer à l'évaluation des épreuves orales qu'avec les membres du jury, seuls ces derniers ayant voix délibérative, en application du dernier alinéa de l'article R. 631-1-2 du code de l'éducation ; ces deux derniers motifs permettent en outre de douter de la compétence de l'auteur de la décision par laquelle le jury de l'Université Sorbonne Paris Nord l'a déclarée non admise ; l'un des examinateurs ayant participé à son évaluation ne peut être considéré comme une personnalité qualifiée au sens de l'article 9 de l'arrêté du 14 novembre 2019 ;
- la décision ayant conduit à son ajournement est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'elle a été interrogée, lors des épreuves du second groupe, sur une matière hors programme, et d'une erreur de droit, le sujet sur lequel a porté l'interrogation n'étant pas de nature à lui permettre de démontrer qu'elle dispose des compétences nécessaires pour accéder à la formation souhaitée, en méconnaissance du II de l'article 12 de l'arrêté du 4 novembre 2019 ;
- cette décision a été prise en violation du principe d'égalité entre les candidats, en l'absence de toute commission d'harmonisation des évaluations des groupes d'examinateurs et de grilles d'évaluation permettant de déterminer selon quels critères ont été appréciés les mérites des candidats.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2022, l'Université Sorbonne Paris Nord, représentée par la SELAS Charrel et associés (Me Gaspar), conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que, d'une part, le nombre d'étudiants déjà admis dans les filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie (MMOPK) étant limitativement fixé par l'Université, la suspension de la délibération contestée entraînerait des conséquences négatives pour les candidats déjà admis dans ces filières et, d'autre part, dès lors que la requérante est déjà inscrite en deuxième année de licence " sciences sanitaires et sociales " et a demandé l'activation de l'option santé
le 4 août 2022. Elle soutient en outre qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est susceptible de faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 6 septembre 2022 sous le n° 2213688, tendant à l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- l'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Renault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, tenue le 23 septembre 2022 en présence de Mme Jarrin, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Renault, juge des référés,
- les observations de Me Simhon, représentant Mme B, et de Mme B, présente, qui précise les conditions dans lesquelles elle a passé les épreuves de second groupe et leur déroulé,
- les observations de Me Thareau, représentant l'Université Sorbonne Paris Nord, qui persiste dans ses écritures.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B a été inscrite en parcours d'accès spécifique santé (PASS) au sein de l'Université Sorbonne Paris Nord, au titre de l'année universitaire 2021/2022. A l'issue des résultats des épreuves du premier groupe de cette formation, une place en accès direct en deuxième année de premier cycle en médecine, maïeutique, ou pharmacie lui a été proposée. Souhaitant être admise en deuxième année de premier cycle de la formation d'odontologie, elle a renoncé au bénéfice de son admission directe en deuxième année du premier cycle des formations proposées et s'est présentée aux épreuves du second groupe. Par délibération du 4 juillet 2022, le jury du parcours accès santé spécifique, de la LAS1 sciences pour la santé et des licences accès santé pour l'attribution des places médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie (MMOPK) de l'Université Paris Nord Sorbonne a arrêté la liste des étudiants admis et ajournés en 2ème année du premier cycle des études de santé. Mme B, ajournée à l'issue des épreuves orales de second groupe de l'admission en deuxième année de premier cycle de la filière odontologie, a saisi le tribunal d'un recours en annulation contre la décision par laquelle le jury de l'Université Sorbonne Paris Nord l'a déclarée non admise, et, dans l'attente du jugement au fond, demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette délibération, en tant qu'elle la concerne.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. Aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'éducation : " I.- () L'admission en deuxième ou en troisième année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique est subordonnée à la validation d'un parcours de formation antérieur dans l'enseignement supérieur et à la réussite à des épreuves, qui sont déterminées par décret en Conseil d'État () ". Aux termes de l'article R. 631-1 du même code : " I.- Les catégories de parcours de formation permettant d'accéder aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique sur le fondement du troisième alinéa de l'article
L. 631-1 sont les suivantes : () / 2° Une année de formation du premier cycle de l'enseignement supérieur spécialement proposée par les universités comportant une unité de formation et de recherche de médecine, de pharmacie, d'odontologie, une structure de formation en maïeutique ou une composante qui assure ces formations au sens de l'article
L. 713-4. () " et aux termes de son article R. 631-1-2 : " L'admission en deuxième ou en troisième année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique, au titre des dispositions du I de l'article R. 631-1, est subordonnée à la réussite à des épreuves organisées selon les deux groupes suivants : / 1° Un premier groupe d'épreuves est défini par les universités pour chaque parcours de formation antérieur mentionné au I de l'article R. 631-1. () 2° Un second groupe d'épreuves évalue des compétences transversales. Il comporte une ou plusieurs épreuves orales et peut comporter une ou plusieurs épreuves écrites majoritairement rédactionnelles. / Les épreuves peuvent être communes à plusieurs parcours de formation antérieurs pour l'accès à chacune des formations de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique, et peuvent être communes à plusieurs de ces formations. / () Le jury établit pour l'admission dans les formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique, par ordre de mérite, une liste principale et le cas échéant, une liste complémentaire, pour le cas où des vacances viendraient à se produire sur la liste principale. L'université organisatrice assure la publicité des listes principale et complémentaire d'admission, pour chacune des formations par voie électronique sur son site internet. / Les étudiants sont admis conformément aux capacités d'accueil fixées par l'université en fonction de leur parcours ou groupe de parcours de formation antérieur. / S'il le juge nécessaire, le président de l'université peut nommer des examinateurs adjoints pour participer, avec les membres du jury, à l'évaluation des épreuves du second groupe. Les examinateurs adjoints peuvent participer aux délibérations du jury avec voix consultative pour l'attribution de notes se rapportant aux épreuves qu'ils ont évaluées. ".
4. Aux termes de l'article 9 de l'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique : " L'admission dans chacune des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique est placée sous la responsabilité d'un jury qui examine les candidatures au titre du I de l'article R. 631-1 du code de l'éducation. Un même jury peut être constitué pour l'accès à plusieurs de ces formations. / Le jury comporte au moins huit membres. Ces membres, dont le président du jury, sont nommés par le président de l'université. / Au moins deux des membres du jury doivent être extérieurs à l'université. / Le jury comprend : / 1° Au moins quatre enseignants. En cas d'un même jury constitué pour l'accès à plusieurs des formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique, au moins un enseignant représentant chacune des formations considérées doit faire partie du jury. Ces quatre enseignants sont désignés sur proposition du ou des directeurs des unités de formation et de recherche ou de la structure de formation de sage-femme concernées. / Le président du jury est désigné parmi ces quatre membres. / 2° Au moins quatre autres membres dont au moins un enseignant d'une discipline autre que celles de santé et une personnalité qualifiée extérieure à l'université. / En cas de défaillance d'un membre de jury avant la phase de recevabilité, le président de l'université procède à son remplacement dans le respect des dispositions ci-dessus. / En cas de partage des voix, le président du jury a voix prépondérante ". Aux termes de l'article 12 du même décret : " I. - Les épreuves du second groupe sont constituées d'épreuves orales et le cas échéant d'épreuves écrites qui ne peuvent représenter plus de la moitié du coefficient total des épreuves de cette phase. () / Les épreuves orales comportent au moins deux entretiens avec le candidat. Pour ces épreuves, le jury mentionné à l'article 9 se constitue en groupes d'examinateurs composés d'au moins deux examinateurs choisis parmi les membres du jury ou les examinateurs adjoints mentionnés à l'article R. 631-1-2 du code de l'éducation. Chaque groupe d'examinateurs doit comprendre au moins un examinateur ou un examinateur adjoint extérieur à l'université. La durée totale des épreuves orales est fixée par l'université. Cette durée ne peut être inférieure à vingt minutes et doit être la même pour tous les candidats. / II. - Les épreuves du second groupe doivent permettre aux candidats de démontrer, à partir d'une docimologie différente de celle mise en œuvre lors des épreuves du premier groupe qu'ils disposent des compétences nécessaires pour accéder aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique. / Les modalités de ces épreuves sont identiques pour tous les étudiants candidats à une même formation de médecine, de pharmacie, d'odontologie ou de maïeutique issus d'un même groupe de parcours de formation. / Le nombre d'épreuves, la durée de chacune des épreuves, les compétences évaluées par chaque épreuve et les modalités d'évaluation de ces compétences sont notamment précisés par les universités dans le cadre de l'établissement de leurs modalités de contrôle des connaissances. / III. - À l'issue du second groupe d'épreuves, le jury établit, par ordre de mérite pour chaque groupe de parcours de formation antérieur, dans la limite des capacités d'accueil fixées par l'université et du pourcentage fixé au II de l'article 7, la liste des candidats admis pour chaque formation de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique. Les modalités de prise en compte du premier et du second groupe d'épreuves pour l'établissement de cette liste sont précisées par les universités ou les structures de formation en maïeutique dans le cadre de l'établissement de leurs modalités de contrôle des connaissances. () ".
5. S'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les mérites et épreuves d'un candidat à l'obtention d'un diplôme ou d'un concours, les notes attribuées peuvent être utilement contestées lorsque la délibération du jury repose sur des faits matériellement inexacts ou des notes renseignées partielles ou incomplètes, ou est intervenue au terme d'une procédure entachée d'irrégularité.
6. Il résulte de l'instruction que les modalités de contrôle des épreuves du second groupe, mentionnées dans les dispositions précitées, établies par l'Université Sorbonne Paris Nord, consistaient en trois épreuves orales, organisées au cours de la même journée. La première, évaluée par deux examinateurs, consistait en une analyse d'article que le candidat devait présenter aux examinateurs avant de répondre aux questions de ceux-ci. La deuxième épreuve consistait en une mise en situation avec l'assistance d'un comédien et la troisième épreuve en un retour sur cette mise en situation. L'Université Sorbonne Paris Nord a produit des documents permettant de connaître, d'une part, la composition du jury, d'autre part, la composition des groupes d'examinateurs des différentes épreuves orales du second groupe ainsi que leurs rôles respectifs dans la conduite de ces épreuves, en particulier, s'agissant des deuxième et troisième épreuves, évaluées par un groupe d'examinateurs de cinq personnes, la répartition des différentes tâches au cours de ces épreuves. L'Université a produit, en outre, les critères d'évaluation de chacune de ces épreuves. Il ressort de ces documents que la première épreuve a pour objectif de permettre l'évaluation de compétences générales et transversales relatives, notamment, à l'expression orale, la compréhension d'un texte et la qualité de l'argumentation et des réponses et non l'évaluation de connaissances, en particulier dans des domaines étrangers aux études de santé proprement dites. En ce qui concerne les deuxième et troisième épreuve, l'Université a produit des grilles d'évaluation précisant la part de la note sur 20 correspondant à chacune des compétences évaluées, qui, elles aussi, sont transversales et n'exigent pas de maîtriser un programme académique particulier.
7. Si Mme B soutient que la délibération du jury qui a conduit à son ajournement est entachée de vices de procédure, d'incompétence, d'une erreur d'appréciation, d'une erreur de droit et d'une rupture du principe d'égalité entre les candidats, aucun de ces moyens, tels qu'analysés ci-dessus, n'est propre, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la délibération en litige.
8. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions auxquelles les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension d'une décision administrative n'est pas remplie. Les conclusions de la requérante tendant à la suspension de l'exécution de la délibération du 4 juillet 2022 du jury de l'Université Sorbonne Paris Nord arrêtant la liste des étudiants admis et ajournés en 2ème année du premier cycle des études de santé, inscrits dans le parcours accès santé spécifique (PASS) filière odontologie, en tant qu'elle exclut Mme B de cette liste, ne peuvent, par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur la condition d'urgence, qu'être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions de la requête à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Université Sorbonne Paris Nord qui n'est pas, dans la présente instance, partie perdante, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B, la somme demandée par l'Université Sorbonne Paris Nord sur le même fondement.
O R D O N N E :
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Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'Université Sorbonne Paris Nord au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Université de Sorbonne Paris Nord.
Copie en sera adressée à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Fait à Montreuil, le 27 septembre 2022.
La juge des référés,
Signé
Th. Renault
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026