vendredi 19 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2213717 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MOLAS ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 septembre 2022, 22 décembre 2023, 16 janvier 2024 et 26 janvier 2024, la société Bouygues Travaux Publics, représentée par la Selarl cabinet Cabanes Avocats, demande au tribunal administratif de condamner la commune de Gagny à lui payer :
- une indemnité d'un montant de 1.187.595 euros TTC, assortie des intérêts de retard à compter de la réception de la réclamation préalable, au taux légal capitalisé, en réparation du préjudice subi du fait de son éviction irrégulière de l'attribution d'un marché public de travaux de comblement en vue de la sécurisation des anciennes carrières à l'Ouest de Gagny ;
- la somme de 5 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 mars 2023, 15 janvier 2024 et 8 février 2024, la commune de Gagny, représentée par Me Goutal, avocat, conclut au rejet de la requête de la société Bouygues Travaux Publics, ainsi qu'à la condamnation de cette société à lui payer la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés les 29 août 2023 et 14 février 2024, la société SEMOFI, représentée par la Selarl Molas Riquelme Associés, avocat, appelée en garantie par la commune de Gagny, conclut :
- à titre principal, au rejet de la requête de la société Bouygues Travaux Publics et, à titre subsidiaire, au rejet de l'appel en garantie formé à son encontre par la commune de Gagny ;
- en toute hypothèse, à la condamnation de tout succombant à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un acte, enregistré le 9 avril 2024, la société Bouygues Travaux Publics déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 16 avril 2024, la commune de Gagny déclare accepter ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Considérant qu'aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; "
2. Considérant que, par un acte enregistré le 9 avril 2024, la société Bouygues travaux publics a déclaré se désister de sa requête ; que ce désistement est pur et simple ; que rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte ;
3. Considérant que, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune défenderesse et la société SEMOFI sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Bouygues Travaux Publics.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Gagny et la société SEMOFI sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bouygues Travaux Publics, à la commune de Gagny et à la société SEMOFI.
Fait à Montreuil, le 19 avril 2024.
Le vice-président,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026