jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montreuil |
| Section | Tribunal Administratif de Montreuil |
| N° Dossier | TA93-2213931 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MOULA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et des mémoires enregistrés sous le numéro 2213931 le 12 septembre 2022 et les 20 juillet et 21 septembre 2023, la société Porte de Pantin, représentée par la Selarl MGG Legal, demande au tribunal :
1°) de joindre l'examen de l'affaire avec celle enregistrée sous le numéro 2302620 ;
2°) d'annuler la décision de l'inspecteur du travail de l'unité départementale de Seine-Saint-Denis du 22 août 2022 refusant d'autoriser le licenciement de M. B A ;
3°) d'enjoindre au ministre du travail de réexaminer sa demande d'autorisation de licenciement de ce salarié protégé, dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour au-delà,
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires en défense enregistrés le 19 juin et 21 août 2023, M. A, représenté par Me Moula, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société Porte de Pantin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 juin 2024, société Porte de Pantin, représentée par la Selarl MGG Legal, déclare se désister de l'instance et de son action et demande au tribunal de lui en donner acte.
II. Par une requête et des mémoires enregistrés sous le numéro 2302620 les 3 mars,20 juillet 2023 et 21 septembre 2023, la société Porte de Pantin, représentée par la Selarl MGG Legal, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de joindre l'examen de l'affaire avec celle enregistrée sous le numéro 2213931 ;
2°) d'annuler la décision implicite du 9 janvier 2023 du ministre du travail rejetant son recours hiérarchique formé à l'encontre de la décision de l'inspecteur du travail de l'unité départementale de Seine-Saint-Denis du 22 août 2022 refusant d'autoriser le licenciement de M. B A ;
3°) d'enjoindre au ministre du travail de réexaminer sa demande d'autorisation de licenciement de ce salarié protégé, dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour au-delà,
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2023, M. A, représenté par Me Moula, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la société Porte de Pantin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 12 juin 2024, société Porte de Pantin, représentée par la Selarl MGG Legal, déclare se désister de l'instance et de son action et demande au tribunal de lui en donner acte.
Vu les autres pièces des deux dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées de la société Porte de Pantin portent sur une même demande d'autorisation de licenciement et ont fait l'objet d'une instruction commue. Il y a lieu des les joindre pour statuer par une même décision.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
3. La société Porte de Pantin déclare se désister de ses deux requêtes. Ces désistements d'instance et d'action sont purs et simples, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de cette société une somme au titre des frais d'instance exposés par M. A.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes n° 2213931 et 2302620 de la société Porte de Pantin.
Article 2 : Les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Porte de Pantin, à M. B A et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Fait à Montreuil, le 13 juin 2024.
Le président de la 5e chambre,
J.-F. Baffray
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. ; 2302620
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026